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Shadowlight , le 20 février 2026 14:51 (modifié le 20 février 2026 18:56)
La douce odeur de terre fraîchement retournée se mêlait aux arômes métalliques du sang dans mes narines. Il n’existait que le noir derrière la barrière de me paupières closes. Enfin, le temps du repos arrivait, la morsure gelée d’Ull ne m’atteignait presque plus. La pulpe de mes doigts caressèrent la pierre sur laquelle mon futur cadavre gisait. Lorsque je relevait le bras, le plafond m'accueillit solide et rassurant. La pauvre n’avait pas pu attendre mon trépas définitif pour me remettre à la terre. Tant pis, le temps, le manque d'oxygène et les insectes charognards feraient bientôt leur office. Les champs dorés et le festin des dieux resteraient réservés aux morts avec les honneurs. Peu importe, je reverrai bientôt ma femme, mon fils, ma soeur, ma mère et tous ceux dont le fil de vie avait tissé mon histoire.
Mon oreille capta un son provenant de la droite. Un crépitement qui réveilla en moi les souvenirs de mon enfance à admirer danser les flammes dans la cheminée. Valseuses hypnotiques parées d’or de cuivre ondulant sous les aléas du vent. Mémoire oubliee d’un temps où le bois pouvait sécher et s’embraser. Ma joue confirma cette impression de chaleur, laissant un goût de paradis diffuser dans mon corps qui se détendait. Une main chaude atterri sur mon front. Tant bien que mal j’ouvris les paupières dans mon lit creusé à même le mur d'une grotte.
Mon ange avait transpiré. Des preuves de sueur que les mortels ne pouvaient plus se permettre, source insidieuse de refroidissement précoce et d’agonie par la mort blanche. Elle me sourit, encore habitée par ce feu ardent de ceux que les rêves et espoirs consument encore. La brûlure communicative de cette simple vision d’un sourire se propagea timidement au début, soupe chaude après bouillon de racines. Avec la patience d'une mère, elle me reapprit à marcher malgré les orteils qu’elle avait du m’enlever, à écouter autre chose que les bruits permanent de mes pensées, à parler au pluriel, à regarder sans juger comme elle l'aurait fait avec un nouveau né. Seul îlot de nuit dans un paysage blanc lumineux, elle partagea avec moi les secrets de sa grotte, des ses racines et ressources, profitant de mon rétablissement pour partager sa flamme. Sottise que de penser rallumer un coeur dont la lumière s’était fanée depuis trop longtemps.
Un soir, j’osais lui avouer que la mort m'eût peut être été plus douce que de continuer sans eux. Elle s'arrêta pour me fixer d’un regard vert plus glacé qu’un glacier de montagne sous le vent du nord. Sans un mot, elle retourna à son établi me laissant plus seul que le spectre que je me sentais déjà devenir. Deux jour plus tard elle revint avec deux bols. Le récipient de remède à droite, un autre de poison à gauche. Elle me lanca cet utlimatum qui me fit sourire. Si je prenais la soupe, je devenais membre de son clan et devrait alors me battre pour les ressources jusqu'à donner une raison aux dieux de m'accueillir. Si je prenais le poison, elle offrirait mon corps au feu pour se réchauffer un moment et nourir les arbres dont les racines et l'écorce la nourrissait. Faible que j'étais, j'executait quelques pas vers l’échelle refusant ce choix, mais un coup d’oeil à travers le blanc qui recouvrait le puit de lumière eut raison de ma couardise. Je retournais fixer ces yeux verts intenses qui me lançaient leur défi. Puis d’une main je saisis un bol et l'avalanche d’une traite. Puis je lui demandais son nom. Val. Tout comme son choix..Valkyrie ou Valhalla ? A son tour, en souriant elle me demanda pourquoi j’avais choisi le bol de …