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J'enterrai ma petite sœur deux jours plus tard, au bord d'un ruisseau qu'elle affectionnait.
Après sa mort, je m'étais d'abord lavé à la rivière par crainte qu'on me pose des questions sur mon état, puis j'avais déposé le corps de ma petite sœur sur une table au centre du village, à côté du puits, et je l'avais recouvert d'un drap en lin. J'étais resté à ses côtés, et les commerçants, qui appréciaient la défunte, étaient venus, désolés, déposer quelques fleurs fraîches à ses pieds et me présenter leurs condoléances.
Aucune parmi les plus sincères ne parvint à me consoler. J'avais toujours cette boule qui me bloquait la gorge, ces mains qui me tordaient le ventre, et cette rage qui bouillonnait en moi. Je voulais la venger, et désormais rien d'autre au monde n'importait.
Mais surtout, toutes les terribles images du combat déchirant entre les meurtriers de ma petite sœur et mon être déchaîné me revenaient par vagues, toujours plus violentes, augmentant à chaque marée. J'avais toujours d'avantage l'impression que je n'étais qu'un lâche, que je n'avais pas pu la sauver, que j'étais quelqu'un d'atroce.
Deux jours plus tard donc, quelques heures après avoir recouvert ma petite sœur des mottes de terre traditionnelles, et alors que je pleurais sans bruit assis par terre à proximité du ruisseau, j'entendis des cris en provenance du village.
Inquiet, je courus en direction du centre de notre petit bourg, mais une vieille lavandière m'interrompit à mi-chemin. “Ils sont venus pour toi !” me souffla t-elle.
Je n'ai pas réfléchi un instant de plus, la menace était trop grande. Je suis rentré dans notre chaumière située un peu en marge du village, j'ai rempli un baluchon de vivres non périssables, j'ai enfilé ma cape à capuche. J'ai esquissé un dernier regard pour cette clairière dans laquelle s'étaient déroulés les pires moments de ma vie, mais la douleur était trop intense. Alors je me suis retourné et j'ai fui.