Valère, par Wargen

La luminosité chutait fortement.   -Il ne faut pas tarder, mademoiselle.   J’acquiesçai. Dans la pénombre naissante, le trajet du retour fut encore plus chaot…




Chapitre 8: Duel de chair, par Wargen

Je me penchai en avant et posai mes lèvres sur les siennes. Pour le faire taire. Un petit baiser. Puis j'insistai, cherchant à lui faire ouvrir sa bouche pour y insérer ma langue. Il lutta quelques maigres secondes, puis son corps se détendit légèrement et il se laissa pénétrer. A mon entrejambe qui chauffait de plus en plus, je sentais son sexe maintenant dur et tendu. Relevant le buste, j’appuyais et imprimais des mouvements circulaires avec mon sexe sur le sien. Michon fermait maintenant les yeux, comme perdu dans les tréfonds de son être, le visage se tendant. Ses lèvres ondulaient légèrement :
 
-Mademoi...
 
Je lui donnai une petite gifle, l'intimant de se taire. Mon massage continuait doucement, tandis que la chaleur envahissait l'ensemble de mon corps. Sa bouche s'ouvrit en grand, sa tête se cambrant en arrière. Je diminuai la pression de mon bassin, et vint lécher et embrasser son buste imberbe et humide. Quelques secondes passèrent, et je sentis que la pression retombait également dans son corps. Ses yeux s'ouvrirent doucement, et un sourire furtif apparu sur son visage :
 
-Mademoiselle, il ne faut pas...
 
Je me relevai, enlevant ma chemise de nuit et ma culotte.
 
-Enlève ton pantalon et ta chausse.
 
-Mademoi...
 
-Fais ce que je te dis.
 
Il se leva benoîtement, une bosse déformant son bas.
 
-Vous êtes...
 
Je tirai brusquement l'ensemble de ses vêtements vers le bas, laissant apparaître son pénis dur et dressé au garde-à-vous.
 
-Je ne...
 
Je le repoussai sans ménagement sur le lit, puis, le rechevauchant, j'attrapai son sexe en main. Et entamai de lents mouvements de va-et-vient. Il était maintenant complètement tendu, le visage grimaçant, les mains crispées sur le matelas. Et dans une grande inspiration de sa part, je sentis sa verge se gonfler. J'interrompis instinctivement mon mouvement et serrai fortement, lui donnant une petite gifle de l'autre main.
 
-Pas maintenant. Concentre-toi !
 
Il bloqua sa respiration, expira longuement et je sentis la masse dans ma main qui se détendait un peu. Je la guidai alors entre mes lèvres, et l'enfonçai petit à petit en moi. Il ferma les yeux, cambrant de nouveau sa tête en arrière :
 
-Oh... c'est chaud !
 
C'était gros, large, et je sentais toutes les ridules qui frottaient contre mes parois humides pendant que je descendais. Je tressaillis légèrement quand je vins butter contre son pubis. Il était entièrement en moi, et c'était bon. Son pouls s'accéléra. Je le regardai se crisper de plus en plus.
 
-Calme-toi. Fais le vide dans ta tête.
 
-C'est dur...
 
-Je le sais, je le sens.
 
Je commençai à relever tout doucement mes hanches.
 
-Qu'est-ce que je le sens.
 
Puis à les redescendre. Et remonter. Redescendre. Encore. Et encore. Plus vite. Encore plus vite. Plus haut. Plus bas.
Je plaquai mes mains sur son buste pour ajuster ma position, puis amplifiai les mouvements. Les frottements s'accéléraient, c'était chaud, c'était humide, c'était bon. Je fermai les yeux, concentrée sur la montée du désir.
Mes hanches décidèrent alors de modifier la danse, débutant de grandes rotations calées sur les mouvements de va-et-vient.
Michon se mit à produire des râles rauques.
 
-Oh...
 
J’accélérai les rotations.
 
-Ooooh...
 
Encore. Et encore.
 
-Oooooooohhhh...
 
Ma bouche s'ouvrit, tandis que le désir montait d'un cran, exultant une plainte inaudible. Mes mouvements de hanches reprirent leurs mouvements de va-et-vient initiaux. Cela chauffait. Cela durcissait. Michon haletait maintenant, ses bras tendus frappant contre le matelas.
 
-Ooooooooohhhh ! C'est....
 
Ralentissant le mouvement, je me reconnectais au monde alentour et à mon partenaire. Je le sentais au bord de l’hallali, près à exploser. Je lui donnai une petite gifle.
 
-Calme-toi. Souffle.
 
Mes mouvements étaient maintenant lents.
 
-Regarde-moi.
 
Il ouvrit les yeux, me fixant d’un regard confi et aux abois. Je passai ma main sur sa joue, le caressant.
 
-Il faut que tu prennes les choses en main et impose ton rythme.
 
Il me regarda d'un air ahuri.
 
-Lève les hanches. Non, pas comme ça. Plie les jambes et mets-toi sur la plante des pieds. Oui, c'est ça, comme ça. Décolle tes hanches. Voilà.
 
Je me sentis légèrement poussée en avant, alors que le bas de son corps et son pénis se levaient.
 
-Maintenant, donne une légère impulsion en avant.
 
Ses hanches entraînèrent son sexe qui entraîna tout mon corps d'un mouvement brusque. Ma tête juste en face de la sienne, je lui donnai une petite gifle.
 
-Pas aussi fort, coquin ! Commence doucement.
 
Il acquiesça piteusement, puis reprit le mouvement, plus doucement.
 
-Voilà ! C'est ça ! Voilàà... C'est çaaa...
 
Alors que ses mouvements gagnaient en vitesse et en vigueur, je sentais le plaisir remonter de plus belle en moi. Et je sentais qu'il en était de même chez lui. C'était chaud, ça frottait, c'était bon. Ses yeux se fermèrent, sa bouche s'ouvrit.
 
-Oooooohhhhh.... oui....
 
Ma bouche s'ouvrit, exultant de nouveau une plainte muette.
 
-Oooooohhhh... oui.... oooooooohhhhh... oui... c'est bon... oooooooohhhhhhh... oui...
 
Ses râles étaient graves et sonores, traînant en longueur. Il accélérait le rythme crescendo.
 
-Gnîîîîh !
 
Et alors que je les retenais depuis le début de toutes mes forces, les gémissements retenus de petite souris que je détestais tant s’échappèrent par surprise.
 
-Ooooooohhhh...
 
-Gnîîîîh ! Gnîîîîh ! Gnîîîîh !
 
-Ooooooohhhhh... et il manqua de s'étouffer dans un rire, chose si inhabituelle chez lui, tandis qu'un nouveau gémissement s'échappait de mon être.
 
Je lui donnai une petite gifle. Il ouvrit les yeux, surpris, me regarda en souriant, et accéléra la cadence.
 
-Gnîîîîîh ! Gnîîîîîh ! Gnîîîîîh !
 
-Oooooooohhhhhhh... oui.... Oooooooohhhhhh.... C'est...... Oooooooooohhhhh...
 
Il releva encore ses hanches, me forçant à poser mon front contre le sien. Mes mains caressaient son torse glabre et musclé, les ongles crissant sur sa peau tendue et humide.
 
-Gnîîîîîh ! Gnîîîîîh !
 
-Oooooooohhhhhhh... aaaaaaaaaaahhhhhhh...
 
Je sentais son souffle chaud sur ma face, pendant que sa main pétrissait mes seins. Je glissai une main entre mes jambes et me mis à frotter.
 
-Gnîîîîîh ! Gnîîîîîh !
 
-Ooooooooohhhh... petite..... oooooooohhhhhh.... souris.......
 
En équilibre sur sa tête, une main caressant mon bouton de rose, je lui donnai une chiquenaude de l'autre.
 
-Gnîîîîîh ! Pauvre Gnîîîdiot !
 
-Oooooooohhhhhhh... aaaaannnnhhhhhh...
 
Ça chauffait, ça brûlait, ça gonflait, ça venait.
 
-Gnîîîîîh ! Gnîîîîîîh ! Gnîîîîîîh !
 
-Ooooooooohhhhhhh.... oui.... Ooooooohhhhhh Aaaaannnn.....
 
Il tapait maintenant vite et dur, chacun de ses coups de hanche brusques nous rapprochant de la pâmoison.
 
-Gnîîouîîîh ! Gnîîouîîîîh !
 
-Oooooooohhhhhhh Fran... oooooohhh... Françoise... c'est boooon......
 
 
La main partit instantanément. La gifle claqua fort cette fois-ci, le geste n'ayant pas été retenu. Il ouvrit les yeux, me regardant étourdi et confus, ses mouvements de bassin se stoppant immédiatement. Puis un léger sourire effleura ses lèvres. Qui s'effaça aussitôt pour laisser place des traits crispés. Le visage d'un homme passait par tellement de contrastes lorsqu'il jouissait.
Je sentis sa verge gonfler dans mon entrejambe, tandis qu'une giclée chaude se rependait en moi. Je réussis à me dégager très rapidement en suivant, une nouvelle vague giclant sur mon bas ventre. Agrippant son sexe à pleine main, j'accompagnai les poussées suivantes. Un râle continu s'échappait de mon partenaire, pendant que sa semence aspergeait par à-coups nos ventres accolés. Je sentais, dans ma main, sa vigueur qui se dissipait à chaque pulsation. Le liquide chaud aspergeait son torse, pulsait sur mes seins, se répandait dans ses poils pubiens, dégoulinait entre mes doigts. Son corps était parcouru de spasme sous le mien. Ses jambes et ses hanches étaient maintenant retombées sur le matelas, et sa verge molle donnait ses derniers signes de vigueur dans ma main collante. Je l'essuyai sur une partie de son torse non souillée et me levai :
 
-Ne bouge pas, je reviens.
 
Tout à moi, je ne me faisais pas d'illusion : il ne risquait pas d'aller bien loin dans son état. J'ouvris la porte de la chambre et, ne voulant perdre la chaleur qui parcourrait mon corps, me précipitai dans le cabinet de toilette. Avais-je vu la porte au fond du couloir se refermer ? Cette pensée fugitive s'évapora aussi soudainement qu'elle était venue quand ma main revint caresser mon entrejambe. Quelques gémissements de souris plus tard, je pus enfin goûter l'explosion de plaisir qui inonda mon corps. Dire que la plus grande part de ces messieurs était malheureusement incapable de se retenir jusqu'à ce moment-là.
 
Une fois remise de mes émotions, le corps tremblant, j'urinai et en profitai pour nettoyer les traces de semence qui pouvaient encore de trouver en moi. Puis je puisai un peu d'eau à la cruche pour me laver les mains et les croûtes sèches sur mon ventre et mes seins.
Maintenant calme, détendue et joyeuse, je passai la tête dans le couloir. Personne, pas un bruit. Je revins à pas de loup vers la chambre de Michon, ouvris et refermai le plus doucement possible la porte.
Le grand palefrenier somnolait paisiblement, un sourire si rare à ces lèvres. Je me blottis contre son torse luisant et collant, passai un bras dessus et fermai les yeux. Émergeant quelque peu, il murmura :
 
-Mademoiselle, je me demande...
 
-Quoi ?
 
-Les actes dignes du péché originel que le sieur Bono vous a imposés... étaient-ils du même ordre de ce que nous venons de faire ?
 
-Tu es bien trop jeune et naïf, mon petit Michon, pour savoir tout ce qui peut nous être imposé pour nous déshonorer d'une façon similaire à tout à l'heure. Maintenant, endors-toi !
 
-Hummmm...
 
Son murmure se prolongea, avant de devenir un léger ronflement. Pourquoi avait-il gémi mon vrai prénom ? Je me sentais détendu et lasse. L'esprit était-il si distrait lors de la jouissance, qu'il en oubliait tout ? Le sommeil me gagnait enfin. Peu importait, au moins Michon mourait-il en homme.




Duel de sang, par Wargen

Du bruit. Du mouvement. Une masse chaude. On me touchait, on me déplaçait. On me caressait. Où... Je ne comprenais pas. Je n'étais pas bien. J'avais la nausée. J'es…