The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

493 auteur·rice·s inscrit·e·s
675 chapitres coécrits
637718 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (189) Écriture (164) Début (133) Concours (127) Prologue (114)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 1 : Désert Blanc

de l'histoire Désert Blanc
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Cela faisait combien de temps maintenant, que le monde avait changé ?Je me rappelais de la vie d’avant, quand la terre était encore meuble, quand l’herbe poussait, quand les arbres, les fleurs, et les autres plantes formaient des forêts.Je me souviens raconter ces histoires d’un temps plus clément à mon fils.« N’y pense pas. » me disais souvent ma femme. «&…



28 lectures
0 suites

Chapitre 2 : Une page parmi des milliers

de l'histoire La bibliothèque
par R.Th
Début Écriture Collaboratif

La fatigue accumulée lors des cinquante jours de marche la clouèrent au sol. Enfin devant elle se tenait le lieu de légendes où le sommet de la montagne semblait toucher les constellations du ciel étoilé. Le rouge des oxydes de la montagne ferrugineuse contrastait avec la blancheur des neiges eternelles immaculées que nul n'avait osé fouler. Sanctuaire millénaire qu'elle …



126 lectures
0 suites

Chapitre 1 : La bibliothèque

de l'histoire La bibliothèque
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Entre les rayons infinis, silencieusement, se déplaçait une grande silhouette aux allures sombres.Elle était drapée d’étoffes blanches, légères, et lâches.Ses mains étaient découvertes, de même que ses pieds, et sa tête. Ses bras, cachés si baissés, se découvraient quand elle les levaient.De long cheveux blanc lui tombaient au milieu du dos et en cascade sur ses épaules, …



275 lectures
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Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



394 lectures
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Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



640 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



922 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Le soleil est haut dans le ciel, et l'horloge indique déjà 13h30. Dans la maison, tout le monde est debout, sauf Will; qui est encore allongé sous les couvertures, refusant de bouger.  La tension commence à monter dans l'air.Dans la cuisine, Annie jette un coup d'oeil à l'horloge, désespérée. “Ce garçon refuse de se lever… On est en plein après-midi, et il est toujours au lit.😬”Tesse, adossée à la porte, hausse les épaules. “Il va falloir aller le chercher… je m'en occupe.” Rétorque-t-elle l'air déterminé. Elle monte les escaliers d'un pas déterminé; arrivée devant la porte de la chambre de Will, elle frappe deux coups secs. “Will, il est 13h30 ; tu comptes te lever aujourd'hui?”Un grognement provient de l'autre côté de la porte, suivi d'une réponse traînante:“Laisses-moi tranquille… J'ai besoin de dormir…” Grogne-t-il avec mauvaise humeur.Tesse soupire, clairement agacée, et pousse la porte sans attendre.Will est toujours étalé dans son lit, la tête cachée sous l'oreiller: elle croise les bras, un sourcil arqué.  “Non, tu vas te lever maintenant. Maman t'a appelé plusieurs fois.Tu ne peux pas rester au lit toute la journée, Will.”Will soulève légèrement l'oreillé pour lui lancer un regard provocateur.“Et pourquoi je devrais me lever, hein? Il n'y a rien d'intéressant à faire de toute façons.” Ricane-t-il. Tesse serre les dents, de plus en plus agacée. “Ce n'est pas une question d'avoir quelque chose à faire ou pas, c'est une question de respect. Maintenant, lèves-toi.” Avec un sourire narquois, Will se retourne, lui tournant le dos. “Non! ☹️” Marmonne-t-il, le ton de défi évident dans sa voix.Tesse sent la frustration monter en elle. Elle sait que Will est d'humeur provocatrice aujourd'hui, mais elle n'a pas l'intention de le laisser s'en tirer aussi facilement.  Elle s'approche du lit, les bras toujours croisés, le regard fixé sur son demi-frère. “Tu fais exprès, Will?” Gronde-t-elle. “Si tu veux vraiment passer ta journée au lit, tant mieux pour toi; mais ne viens pas te plaindre plus tard." Will ne bouge pas, mais il laisse échapper un ricanement sarcastique.“Me plaindre? Pourquoi je me plaindrais? Je suis bien ici.” Rétorque-t-il, sa voix traînante et moqueuse. Tesse serre les points, essayant de garder son calme. Elle fait demi-tour, se dirigeant vers la porte, mais s'arrête juste avant de sortir. “Maman va finir par venir te chercher si tu continues.Tu devrais vraiment de lever avant qu'elle ne monte.” Will, toujours allongé, sourit légèrement; son ton toujours aussi provocateur. “Si ça l'amuse, qu'elle monte.” Ricane-t-il. “Je suis sûr qu'elle va adorer ma compagnie. 😃” Ajoute-t-il avec ironie. Tesse, exaspérée, quitte la pièce en soupirant; ses pas raisonnant lourdement dans le couloir. Annie attend en bas des escaliers, l'air préoccupé. èAlors, il ne se lève pas?" Demande-t-elle avec espoir.Tesse secoue la tête.“Non, il refuse; je crois qu'il veut que tu montes.” Annie, contrariée, monte à son tour les escaliers. Arrivée devant la porte, elle l'ouvre d'un geste brusque, découvrant Will toujours étalé dans son lit, un sourire en coin sur le visage.“Alors, Monsieur fait la grâce matinée jusqu'à l'après-midi?” Lance Annie en croisant les bras, sa voix teintée d'agacement. Will, sans même lever la tête, sourit encore plus. “Ben ouais, j'profite du confort du lit! 😂" Répond-il en étouffant un rire sous l'oreiller.“Après tout, j'ai bien le droit à un-peu de repos, non?” “Eh ben… c'est pas moi qui t'aie dis de rentrer à 4h30 du matin hein, t'as qu'à regarder l'heure quand tu sors." Rétorque Annie.“Maintenant, tu te lèves tout de suite, Will, parce que je ne rigole pas.” Dit-elle sa voix teintée de frustration. Après quelques minutes de silence tendu, Will finit par jeter les couvertures de côté et se lever. Il traîne des pieds jusqu'à la salle de bain, l'air nonchalant, avant de descendre au salon, où Annie et Tesse sont déjà installées.Il entre dans la pièce en sifflotant doucement, visiblement de bonne humeur malgré la tension qu'il a créé.  Il attrape une bière dans le réfrigérateur, l'ouvre d'un geste nonchalant, et s'installe confortablement dans le canapé les pieds posés sur la table basse, un sourire provocateur aux lèvres. Il sort ensuite son téléphone comme si de rien n'était, puis commence à scroller sans prêter attention à Tesse, ni même à Annie.Tesse, qui observe la scène depuis la cuisine, le regarde d'un air exaspéré. “Sérieusement, Will? Une bière à cette heure-là? 😠” gronde-t-elle, visiblement incapable de cacher son agacement plus longtemps.Will, sans lever les yeux de son téléphone, prend une longue gorgée de bière avant de répondre.“Bah, pourquoi pas? J'ai soif! Et puis j'ai bien mérité un petit moment de détente!” réplique-t-il d'un ton détaché, un sourire narquois flottant sur les lèvres. Tesse roule des yeux, croisant les bras, avec une expression de frustration. “On dirait que tu fais tout pour nous agacer aujourd'hui.  Qu'est-ce qui te prend! 🙄" Will hausse les épaules, sans même la regarder.“Rien du tout; j'ai juste envie de profiter de ma journée: ça dérange quelqu'un?😏” Demande-t-il, toujours sur le même ton provocateur, ses doigts tapotant l'écran de son téléphone avec indifférence. Annie, qui était restée silencieuse jusqu'ici, lance un regard sévère à Will. “Will; ce n'est pas la question! Ce que Tesse veux te dire, c'est que tu te comportes comme un gamin!”Will, cette fois, lève enfin les yeux de son téléphone, et fixe sa mère, un sourire sarcastique sur son visage. “Un gamin, hein? Et si j'ai envie de m'amuser un-peu, après tout, hier soir, c'était la fête! Pourquoi s'arrêter là. 🤣" ricane-t-il avant de prendre une nouvelle gorgée de bière, comme s'il voulait appuyer encore plus son attitude désinvolte. “Et les filles, tu penses un-peu à elles? Ou alors ça ne te traverse peut-être pas l'esprit peut-être.” rétorque Tesse la voix remplie de frustration.“Les filles… Pffff; mais elles sont chez Céleste; laisses-les où elles sont pour l'instant, elles sont bien où elles sont.” réplique le jeune homme, sa voix fatiguée et traînante. “Écoutes Tesse: laisses-le un-peu profiter, après tout il est toujours entrain de s'occuper des filles, alors laisses-le un-peu tranquille! Tu sais, lui il n'a pas de jeunesse, il s'occupe beaucoup des filles; donc il faut parfois le laisser profiter un-peu de sa jeunesse!” Ajoute Annie, l'air compatissant. Finalement, Tesse, voyant que Will n'est pas décidé à obéir à ses ordres, baisse les armes; et le laisse finalement tranquille.La journée se poursuivra donc sans incidents, avec Will qui profitera de son temps libre pour se reposer.     

Chapitre 7 :
Sous le signe de la provocatio

de l'histoire
The Ramily/Kadaquess family
par Catalina
Début Écriture Collaboratif

- Hey toi.   A ces mots, le type devant moi se retourna. C'était un type banal, costard, cravate bien serrée, chaussures de ville, sa chemise blanche étant sa seule touche de couleur. C'est sûr que comparé à moi, il était bien mieux fringué.   - .....c'est toi....   Il se mit à fuir avant d'avoir demandé son reste.   - Fait chier...   C'était pas la première fois que je me faisais reconnaître. Je sorti mon téléphone. 6 février 2025 : 10h Pas de notif.   - Il est passé où lui encore... Il commence à me courir sur le haricot.   Rangeant mon téléphone. Je regardais la ville devant moi. Ca faisait combien de temps déjà que j'étais comme ça ? Bah, est-ce que c'est vraiment important au final.   - Bon, il va pas s'attraper tout seul ce type.   Je pris une grande inspiration. Sa peur était puante. A reculons, je suivais sa trace. Après quelques minutes, sont odeur se fit plus présente, presque poisseuse. Au détour d'une ruelle, je le repérai, dans un cul de sac.   - Yo. - Comment tu m'as trouvé ? Fous-moi la paix ! - Tu empeste, je suis sûrement pas le seul à te sentir dans le coin. - Dégage !   Le type sortit un flingue, et le pointa sur moi.   - T'es sérieux, tu sais bien que ça sert à rien. - Tu dis ça, mais si ça se trouve tu flippes juste de te prendre une balle. - Ne rends pas mon taf plus dur qu'il ne l'est déjà. - T'es tout seul, crétin, tu crois que tu vas faire quoi ?! - Crois-moi, t'aurais préféré qu'il soit là...   Une odeur atroce me prit au nez, métallique, presque comme du sang caillé. Il était sur le point d'appuyer sur la gâchette. Je pouvais pas risquer que la balle atteigne quelqu'un derrière moi. En moins d'une seconde, je pris appuie sur mes jambes, et fonça sur lui, bien trop vite pour qu'il n'y puisse rien faire. Un coup dans le ventre, un crochet dans le menton, et ma main sur la gorge. Son arme tomba au sol.   - T'aurais pas dû.   Son regard révélait une peur d'une intensité que je n'avais jamais vue chez aucun humain. À raison. Aucun humain ne pouvait connaître la peur d'être dévoré en étant soi-même un démon. Je ne pouvais pas laisser les humains me voir, alors je rendis la ruelle aussi sombre que possible, rendant nos silhouettes totalement indiscernables. Ma main commença à trembler, comme si mes os prenaient vit. D'un coup, mes doigts se changèrent en lame, et je lâchai la gorge du type, avant d'enfoncer ma main dans sa poitrine. Quand je la retirai, le corps du type cessa de bouger, et s'affaissa au sol. Les lames redevinrent des doigts, tenant entre eux une boule fumeuse et vibrante.   - Rouge.....   J'avalai l'âme, avec dégout.   - Tu l'a dévorée n'est-ce pas.   Un autre type se tenait derrière moi, fringué comme un cliché d'inspecteur de films, grand manteau entre beige et marron, veilles bottes d'il y a 30 ans, chapeau à bord long, une sale gueule avec une barbe de trois jours permanente.   - Tsss, t'arrives enfin. T'as mis le temps. - Tu sais que tu es censé me le livrer hein. - Je pourrais, si tu faisais ton job. T'étais où ? - Je bouclais un dossier. - T'as mon numéro, envoie au moins un message. - Bah, je suis pas à l'aise avec ces trucs.   Le corps au sol se transforma en cendres. Je relâchai alors mon obscurité, et la lumière revint dans la ruelle.   - Et son âme ? - Rouge. - Merde... Bon, rejoins-moi au Département pour 14h. On a un petit nouveau en cavale. - Un nouveau ? C'est rare qu'on puisse les repérer si tôt. - Faut dire qu'il est pas bien discret. Il a tout juste fait 4 ou 5 victimes, donc celui-là, faut pas le bouffer. - Ca va, je sais faire mon taf le vieux. - Allez, à tout' !   "Le vieux" partit, me saluant à la va-vite sans même se retourner. Moins de 5 victimes, et déjà repéré par le Département ? C'était rare, les démons tendaient plus à se faire discrets. Un démon aussi jeune.... il avait encore une chance de salut.

Chapitre 1 :
Démon

de l'histoire
Démon
par Laurent
Démon Enquête Horreur

Après quelques temps d'absence, retournons à Sainte Susie, chez la famille Kadaquess: plus précisément chez Annie, là où Will réside actuellement. La chaleur de la journée commence doucement à s'échapper dans la brise du soir:  un petit vent frais traverse la pièce, alors que le repas est terminé.Fiona et Tesse sont là, échangeant quelques mots avec leur mère Annie.  Will, assis à côté de sa soeur, ressent cette cette envie de sortir prendre l'air; mais avant de partir, il sait que Fiona va lancer leur petit rituel de taquineries; cela ne manque pas."“Toujours aussi lourd, hein? Je te paris que tu n'as pas bougé de ton canapé pendant tout ce temps." dit-elle avec un sourire malicieux.Will sent la pique monter, prêt à répliquer; mais il hésite. Une partie de lui voudrait juste laisser passer, alors que l'autre a envie de répondre; comme toujours. Will s'étire longuement, faisant craquer ses articulation, comme à son habitude avant de répondre, une lueur moqueuse dans les yeux. “Je me suis dit que c'était pas la peine de bouger, vu que tu reviens m'embêter tout le temps de toute façons.”Dit-il en se penchant légèrement en avant les muscles de ses bras tendus, prêt à riposter verbalement ou physiquement si la situation se prolonge.Fiona le regarde avec amusement, mais on sent qu'une autre pique n'est pas loin. Will de son côté, sent l'adrénaline monter doucement, anticipant déjà la suite de leur petite querelle.  La brise du soir s'intensifie légèrement, tandis que l'atmosphère à l'intérieur de la maison reste chaleureuse, malgré l'escalade douce entre Will et Fiona. Il s'étire à nouveau, jetant un regard provocateur vers sa soeur, tout en ajoutant une nouvelle pique pour maintenir le rythme de leur échange.“Tu sais Fiona, je me demande toujours comment tu fais pour passer autant de temps à t'occuper de ta vie, alors qu'il semble que la mienne te préoccupe bien plus.” Dit-il, en se penchant doucement pour lui donner un léger coup d'épaule. Une provocation physique à peine perceptible, mais qui fait écho à leurs habitudes.Fiona, sans surprise, ne manque pas de répliquer; son sourire devenant plus large. Elle le regarde, l'air de dire que ce n'est pas encore fini.  Fiona, souriante, tente de désamorcer leur petite joute en faisant un geste surprenant; elle se penche vers Will pour essayer de l'enlacer, comme pour pour apaiser la situation d'un geste affectueux. Mais Will, fidèle à son caractère emporté, la repousse doucement mais fermement. “Ne commences pas avec tes câlins ridicules. Tu sais très bien que ça marche pas avec moi.😬" Dit-il le ton légèrement agacé, tandis qu'il s'éloigne un-peu d'elle.Le sourire de Fiona se fige un instant, mais elle garde son calme; sachant que son frère est parfois comme ça.Will, après avoir repoussé l'étreinte de Fiona, se redresse et arbore un sourire espiègle. Il sait qu'il a une carte à jouer pour retourner la situation en plaisanterie.“Tu sais, tu devrais vraiment trouver quelqu'un d'autre à enlacer, tu vas finir par me casser quelque chose avec tes câlins maladroits. :)" Dit-il en riant légèrement, un éclat moqueur dans les yeux.La tension semble retomber, et Fiona éclate de rire; reconnaissant bien là son frère qui, même après cet échange piquant, trouve toujours un moyen de ramener la légèreté.L'atmosphère se détend dans la pièce, mais Will ressent toujours cette envie de prendre un-peu d'air frais. Ce pendant, il pourrait aussi rester, maintenant que la tension s'est évaporée.Will se redresse complètement, jetant un dernier regard taquin à Fiona avant de prendre sa décision.Il a besoin d'aire, et ce soir il a prévu de sortir avec ses amis pour se changer les idées après une longue semaine.Il se dirige vers la porte, attrapant sa veste au passage. “Bon c'était sympa, mais je dois filer; j'ai une sortie de prévue avec les potes ce soir.” Dit-il tout en ajustant sa veste sur ses épaules.Il est prêt à sortir mais à ce moment-là, Tesse qui jusque là avait été relativement silencieuse, lève les yeux vers lui, visiblement contrariée.“Attends une seconde Will. Tu comptes vraiment sortir alors qu'il y a toutes ces gamines à s'occuper? Tu pense que c'est à William de tou gérer tout seul ce soir?" Dit-elle la voix légèrement autoritaire marquant bien son mécontentement.Will sent une nouvelle tension monter dans la pièce, et il sait que c'est une situation qui ne va pas se résoudre d'elle-même. Will s'arrête net en entendant la voix de Tesse. Ses épaules se tendent et, en se retournant vers elle il sent une montée de colère qu'il ne parvient pas à retenir. Il en a marre qu'on lui dicte quoi faire, surtout après ce qu'il fait pour la famille.“"Écoutes Tesse; je vais être clair. Je fais déjà plus que ma part avec les gamines, alors si j'ai envie de sortir ce soir, je sortirais. Je ne te dois rien, et encore moins des explications; t'es pas ma mère." Tonne-t-il les yeux brillants d'une colère contenue mais palpable.Sa voix raisonne dans la pièce, coupant net l'atmosphère légère qui régnait il y a quelques instants. Fiona et Annie échangent un regard, conscientes que Will ne reculera pas si facilement une fois lancé ainsi.Tesse le regarde abasourdie par la réponse; elle semble chercher ses mots mais Will ne lui laisse pas le temps de riposter.Finalement, le jeune homme n'a que faire des recommandations de Tesse, et il décide de sortir contre son avis, puis laisse à sa soeur et à son mari, la responsabilité de ses nièces, ainsi que de sa petite soeur Liway.Bien décidé à profiter de la fête avec ses amis, il ne rentrera pas avant le petit matin.   

Chapitre 6 :
Un jeune adulte rebelle

de l'histoire
The Ramily/Kadaquess family
par Catalina
Début Écriture Collaboratif

Je me retournai, le regard hagard :   -Grande-Tante ! Je...   Mes yeux étaient rouges et menaçaient de couler. A mon air déconfit, elle comprit que tout ne s'était pas bien passé. Ou au moins une chose.   -Viens mon enfaaant, allons au boudoir pour que tu m'expliqueees.   Nous remontâmes toutes les deux dans la petite pièce de confiance de Grande-Tante, dans laquelle le service de thé avait été posé. Elle servit deux tasses, portant la sienne aux lèvres en me scrutant attentivement :   -Alooors ?   -Le... le sieur Bono ! Il sait... il sait mon nom ! Mon pré...   -Tututut ! Ma chèèère Anne, voilà qui est fâcheeeux.   Elle but tranquillement deux gorgées, pendant que je faisais tourner la tasse chaude entre mes mains.   -Mais je ne comprends pas comment...   -Tututut ! Chaque chose en son teeemps. Raconte-moi tout ce qu'il s'est passé avec notre cher Jeaaan.   Je trempai les lèvres dans la boisson chaude, fis le vide dans ma tête, et me lançai. Ma colère initiale à sa vue et mon envie de le renvoyer. Ses explications et son monologue. Ma gifle. Son emprise sur moi pour me forcer à danser. Mes appels à l'aide. Mais sa danse envoûtante qui me conquit. La volte et ses portés. L'intervention finalement trop tardive de Soizic et Michon. L'altercation entre Michon et le sieur Bono. Grande-Tante leva un sourcil. Les avances à peine voilées du sieur Bono à Soizic. Un sourire s'esquissa sur le visage de Grande-Tante. La reprise du cours de danse d'une manière méthodique et savante, jusqu'à mon épuisement. Les railleries finales. Et ce mot. Ce prénom, lâché en guise d'au revoir. Mon désarroi intérieur. Ma confusion. Et ma perte de temps, ne me permettant pas de le rattraper avant son départ de l'hôtel particulier.   -Quelle histoiiire ! Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusééée !   Grande-Tante, qui faisait onduler ses doigts les uns contre les autres devant sa bouche, ne semblait pas si perturbée que cela par mon annonce.   -Je ne comprends toujours pas comment... oui, j'ai murmuré mon prénom hier soir chez la marquise de Drouot, mais il n'a pas pu l'entendre, avec le crissement des violons...   -Ma chérie, nous faisons face à un problèèème. Et ne perd pas de vue que, lorsque tu fais face à un problèèème, il faut toujours commencer par le résouuuudre, avant de chercher à savoir d'où il vieeent. Sache être toujours alerte et aux abois dans la société dans laquelle tu vas baigner pendant cette annééée. Elle est aussi dangereuse que n'importe quel champ de bataiiille.   Elle but une nouvelle gorgée. Je portai la tasse à mes lèvres.   -Et ne recule devant rien si la résolution de ton problèèème passe par la mort d'un homme ou d'une feeemme.   Je recrachai ma gorgée, les yeux grands ouverts :   -Quoi ? Grande-Tante, voyons !   -Ma chère Anne, tu as été on ne peut plus claiiire dans la lettre que tu m'as faite parvenir à ton arrivééée : le secret doit être conservé à tout priiix, quelles qu’en soient les conséquences, au moins jusqu'à la résolution de la mission que tu t'es fixééée. Et mon expérience de la capitale me dit que tu as tout à fait raisooon.   Les pourquoi et comment étaient maintenant bien loin.   -Mais... tuer le sieur Bono, n'est-ce pas excessif ? Et comment faire ?   -C'est dans ces moments-lààà qu'il faut être perspicace et inventive, ma chère enfaaant ! Tu me dis que Jean Bono et le braaave Michon ont eu maille à partir de manière belliqueuse à ton endroiiit ?   Je murmurai, piteusement :   -Oui.   Ses doigts papillonnaient encore devant sa bouche, laissant à peine deviner un sourire.   -Jean Bono est un gentilhooomme pour qui l'honneur est une notion importaaante. Et Michon me semble être un brave garçon passionneeel, dont tu me dis pouvoir guider l'esprit selon ta convenaaance.   Ma bouche s'ouvrit dans un rond incrédule :   -Michon ?   Un sourire carnassier s'afficha aux lèvres de Grande-Tante :   -Oui, ce brave et impétueux Michooon. Qui va provoquer le sieur Bono pour un duel d'honneur à mort à ton propooos. Et pour lequel je vais te demandeeer de trouver un motif fallacieux mais crédiiible. Un bon exercice d'apprentissage au mensooonge et à l'inventivité, dont tu auras fortement besoin pour apprendre à survivre iciii.   Grande-Tante se leva et vint se poster derrière moi.   -Mais c'est...   Elle passa ses bras autour de mon cou et, se penchant, me chuchota :   -C'est ce qu'il faut faiiire. Et c'est ce qu'il faut que tu apprennes à faiiire. Dans ce monde impitoyaaable, nous devons lutter avec nos aaarmes. Et si nous n'avons pas la force et l'impulsivité des hooommes, sache, ma belle Anne, que nous avons, nous autres les feeemmes, bien d'autres arguments à faire valoiiir. Et j'ai confiance en toiii. Maintenant, va mon enfaaant. Une lourde tâche t'atteeend.     Je sortis du boudoir chancelante. Grande-Tante s'était voulu réconfortante, mais elle m'envoyait mentir à un brave garçon pour provoquer un duel à mort. Pour une sombre histoire d'interversion de personne et de prénom.   Je hantais les couloirs de l'hôtel particulier, à la dérive, me laissant guider par mon inconscient. Un homme allait mourir. Pour moi. Pour une cause idiote. Je manquai de percuter Grégoire, qui portait une caisse de légumes. Je bredouillai :   -Mon bon Grégoire, aurais-tu vu Michon, par hasard ?   -Vous avez triste mine, mademoiselle. Je l'ai effectivement croisé, il se rendait à l'écurie. Et savez-vous quoi ? Au contraire de votre triste mine, j'ai cru déceler une trace de sourire sur ses joues. Troublant chez ce jeune homme, n'est-il pas ?   Le remerciant à demi-mot, je le laissai sur sa remarque cocasse pour me rendre aux chevaux. En traversant la cour, j’eus soudain froid. Mentir pour envoyer un homme à la mort. Je tremblais doucement. Mes yeux s'humidifiaient. Un duel d'honneur pour un motif fallacieux. Je m'attrapai les bras à pleines mains pour me réchauffer et me mordillai la lèvre inférieure. L'odeur du crottin m'assaillit quand j'entrai dans l'écurie. Michon était au fond, en train de frotter le beau cheval alezan qui nous avait guidé de la sauvage Soulogne jusqu'à la capitale. Le grand palefrenier sifflotait, complètement absorbé dans sa tâche. Je me mis à courir vers lui. Il se retourna, surpris, et n'eut le temps de dire quoi que je me jetasse dans ses bras, le visage en pleurs caché dans son torse.   -Mademoiselle ?   A travers mes larmes non feintes, j'articulai péniblement :   -Michon, c'est terrible.   -Ah, » il ne chercha pas à en savoir plus.   Je sanglotai et reniflai, serrant les mains dans son dos. J'étais confuse et désorientée. Un homme allait mourir à cause de moi, et il me fallait mentir pour y parvenir. Cette pensée impure me souillait. Michon posa sa brosse sur le rebord du boxe et m'étreignit de ses grands bras costauds.   -Ne me touche pas, Michon, je suis souillée, impure.   -Ah ? » Son intonation était légèrement montée dans les aigus, comme interrogatrice, tandis que ses bras se détachaient de moi.   J'avais de plus en plus froid, mais je suais abondamment. Mon cœur palpitait dangereusement.   -Michon, j'ai mal en moi. Dans ma chair et dans mon être.   C'était sorti tout seul, mécaniquement. Ses bras m'enlacèrent de nouveau.   -Mademoiselle, que s'est-il passé.   Mes sanglots semblaient se calmer, alors que je tentais de me concentrer. Mais l'hébétude et les questions étaient toujours là.   -Michon, le sieur Bono...   -Oui ? » ses bras se serrèrent.   -Après que vous soyez partis, avec Soizic...   Il fallait trouver quelque chose. Mon cœur battait la chamade. Je transpirais abondamment. Que pouvais-je bien inventer ?   -Il vous a fait du mal ?   -Oui !   -Il a osé vous toucher ?   -Oui !   -Il vous a forcé.   Mes yeux devenant secs, j'essayai de forcer les pleurs, en pensant à Père.   -Oui, Michon. Si seulement tu savais...   -Il vous a menacée ?   Je sentais une masse grossir petit à petit contre mon ventre. La tension dans la voix de Michon était palpable. Il fallait que j'invente quelque chose de crédible.   -Oh Michon, si tu avais été là... il avait un couteau. Il me l'a mis sous la gorge, et il m'a dit qu'il me la trancherait si jamais je criai. Et il m'a...   Je réussis à intensifier mes sanglots et tremblements. Son sexe était maintenant dur contre mon ventre. Sa voix dure gronda :   -Il vous a ?   Je murmurai :   -Michon... ce qu'il m'a fait. Ce n'était pas chrétien. C'était l’œuvre du démon. Il m'a obligé à des choses... Tu ne peux pas imaginer. Tu ne dois pas imaginer.   -Je préfère ne pas imaginer. Des actes dignes du péché originel ?   -Ou... oui...   -Le monstre !   -Il... il m'a souillée. Il m'a déshonorée. Michon, je me sens si sale. Il ne faut pas que...   Je me sentais effectivement moche et sale, mais pas pour les vagues raisons invoquées. Tout cela était ridicule. Je me dégageai vivement de lui et me tournai pour sortir de l'écurie. Michon m'attrapa le bras :   -Mademoiselle, ne partez pas. Je ne sais ce que ce démon vous a fait, mais je sais que vous êtes une personne juste et sincère, jamais vous ne me mentiriez.   Une décharge parcourut mon échine. J'avais honte de moi. Je murmurai :   -Michon...   -Cet être immonde ne m'inspire pas confiance, et j'aurais dû le trucider alors qu'il était encore temps.   -Michon... » ma voix était suppliante, mais trop faible pour l'arrêter.   -Mademoiselle, laissez-moi laver votre honneur dans son sang. Laissez-moi régler son compte à ce vil manant, et racheter votre vertu auprès de Dieu. Dussé-je y mourir. Mais ma cause est juste, et Dieu sera avec moi.   -Michon...   Je baissai les yeux, honteuse. Les larmes s'étaient de nouveau remises à couler. J'étais parvenue à mes fins sans trop savoir comment.   -Mademoiselle, accordez-moi le droit de provoquer le sieur Bono en duel pour racheter votre honneur.   J'avais menti.   -Michon...   J'étais souillée.   -Mademoiselle, dites-moi oui.   Impure.   -Oui.   Il me reprit dans ses bras réconfortants, calant sa tête sur la mienne :   -Mademoiselle, j'ai foi en Dieu et en vous, tout se passera bien, je vous le promets.   Je pleurai maintenant à brides abattues.     Nous restâmes ainsi enlacés pendant une durée indéterminée, le temps de retrouver mon calme, mes esprits, et d'assimiler le fait que je venais de condamner un homme à mort.   Le cheval alezan passa sa tête au-dessus de la paroi du boxe et vint frotter son museau contre ma joue. Je sursautai d'un petit cri, puis ris du fait des frottements des poils contre ma peau ultra-sensible vu mon état de tension actuel.   -Philomène est jalouse de vous et aimerait que je termine ce que j'ai commencée. Attendez-moi dans la cour, avant que nous...   Il laissa la phrase en suspens, penaud, ne sachant trop ce qu'il fallait faire par la suite.   -Nous irons demander à Grande-Tante où pouvoir trouver le sieur Bono, pour...   Je tressaillis intérieurement.   -Oui, pour que je le provoque en duel.   Il reprit son grattoir et se tourna vers le cheval. J'attendis dans la cour qu'il termine, fixant les nuages qui s'écoulaient paisiblement dans le ciel de cette fin d'après-midi mouvementée. Qu'ils devaient être tranquilles et sereins, loin de l'agitation grouillante du sol et des hommes. Grande-Tante me tira de mes rêveries :   -Mon enfaaant...   Michon sortit au même moment de l'écurie, frottant ses mains sur son haut.   -Madame Le Teiller.   -Michooon...   -Anne m'a tout raconté.   -C'est terriiible, n'est-ce pas ?   -Que ne saurais-je vous le dire ! Cela la mise dans un tel désarroi...   -Ouiii ?   -Son honneur et sa réputation ont été si touchés... Je me suis senti dans l'obligation de lui demander de m'accorder le droit de laver son honneur dans un duel à mort avec le sieur Bono.   -Oooh ! » Grande-Tante mit sa main devant sa bouche, grandement étonnée. « Mon garçon, que voilà un geste chevalereeesque. Mais avez-vous conscience du dangeeer ? Êtes-vous bien sûr de vouuus ?   -Oui, Madame, je suis convaincu de la nécessité de l'acte. Et j'ai dû arracher son accord à Anne. Pour qui passerai-je si je devais finalement me défiler ?   Grande-Tante se rapprocha de Michon, posant délicatement sa main sur son avant-bras.   -Mon garçooon, je reconnais là la bravoure qui accompagne les juuustes, mais je ne peux que vous conseiller de prendre le temps de réfléchiiir, sérieusement et à tête reposée, à ce que vous proposeeez. Je ne veux pas que vous vous sentiez notre obligééé, de sorte à vous lancer dans un acte si dangereuuux. L'affront subit par Anne est terrible, mais la sentence d'un duel à mort peut l'être d'autant pluuus !   -Madame, l'affront fait à Anne peut la condamner devant le tribunal de Dieu, et il faut absolument racheter son honneur de son vivant. La cause est juste, et ma main sera guidée par Dieu. Je n'échouerai pas.   Grande-Tante prit les deux mains de Michon dans les siennes :   -Mon enfaant, je suis admirative de votre courage et de votre dévotiooon. Avec Dieu à vos côtééés, l'affaire est entre de bonnes maiiins. Je confiance en vous, vous réussireeez.   -Je vous remercie, Madame. Maintenant, sauriez-vous nous indiquer où pouvoir trouver ce triste sire ?   -A cette heure de la journééée, peut-être pourriez-vous le trouvez à la Taverne du Rince-Cochooon, dans la rue de Sorbeaune, un peu plus au sud-eeest. C'est un établissement respectaaable, mais ne vous y rendez pas richement vêtus, sait-on jamaaais. Vous pourrez demander le chemin dans la ruuue, la taverne est connue de la populaaace.   Alors que nous nous dirigions vers l'intérieur de la maison, Grande-Tante reprit :   -Mes enfaaants, revenez me voir dès que vous serez rentrééé, il faudra sûrement préparer la chose sérieusemeeent !   Après nous être changés et un parcours confus d’une vingtaine de minutes dans les rues très fréquentés de la capitale, nous finîmes par tomber sur l'établissement. Les rayons du soleil étaient maintenant cachés derrière les murailles de bâtiments qui bordaient les rues. Un panneau représentant un cochon tenant une choppe en bois à la patte grinçait au bout de deux chaînes juste au-dessus de l'entrée. D'où entraient et sortaient du monde. L'ambiance, à l'intérieur, semblait animée. Après un dernier regard hésitant, nous nous décidâmes à rentrer.   L'intérieur était large, profond mais bas de plafond. Six rangées de plusieurs tables de huit personnes s'allongeaient jusqu'au fond de la pièce. Un escalier, sur la gauche, semblait mener à un étage également ouvert à la clientèle, des gens montant et descendant, une choppe à la main. Un comptoir et des fûts en bois parcourraient tout le flanc droit de la pièce. Les trous dans les bancs des tables étaient rares. Le mélange de conversations, rires, braillements et engueulades formait un vacarme assourdissant. La lumière oscillante due à la faible luminosité du soleil et aux bougies déjà allumées formait un thème fantasmagorique et oppressant. La chaleur de fin de journée était accentuée par le nombre de personnes présentes dans l’établissement.   Étant donné l'éclairage, il était difficile de distinguer les gens de loin. Nous commençâmes à nous déplacer entre les rangs, à la recherche de Jean Bono. Michon devait de temps en temps imposer son physique pour obliger une personne à se décaler pour nous laisser le passage, ou pour déplacer le corps avachi d'un ivrogne endormi. Je sentis plusieurs mains glisser sur mes jambes et tâter mes fesses. J'essayai de faire abstraction. Après tout, était-ce si différent de chez madame la marquise de Drouot ?   Alors que nous atteignions le fond de la pièce après avoir traversé la trouée entre la deuxième et la troisième rangée de tables, une voix enjouée et connue atteint difficilement mes oreilles :   -Mais je vous reconnais, bellissima donna. Qui eut cru que nous nous reverrions de sitôt !   Le sieur Bono, assis de l'autre côté de la table, qui tendait sa choppe pour me saluer.   -Vous languissiez-vous tellement de moi, que vous...   Sa voix s'éteignit quand il remarqua Michon, qui venait de se retourner, à côté de moi. L'ensemble de la tablée s'était tournée dans notre direction, nous jaugeant plus ou moins sérieusement selon l'état d'ébriété.   -Savez-vous, ma chère, que le Rince-Cochon est un endroit respectable et qu'il n'est pas nécessaire de venir avec un gorille comme garde-de-corps.   Un ricanement sec parcourut la tablée.   -Monsieur...   Michon me coupa :   -Monsieur, si l'établissement est si respectable, je ne comprends point qu'un adorateur de Satan tel que vous y soyez admis.   Un « oh » parcourut la tablée.   -Un adorateur de Satan, plait-il ? Ce singe sait donc parler, mais comprend-il ce qu'il dit ? Je vous trouve une fois de plus bien impétueux, jeune homme, pour venir ici me lancer cela à la face.   -Vous osez souiller, que dis-je, profaner l'honneur de la demoiselle ici présente dans des actes que la morale chrétienne réprouve au plus haut point, et vous osez être surpris que l'on vienne vous chercher réclamation ?   Un « ouh » parcourut la tablée. J’attrapai la main de Michon.   -Continuez, mon jeune ami, vous m’intéressez, répondit Jean Bono en portant sa choppe à la bouche.   -Monsieur Bono, je vous convoque en duel à mort afin de racheter l'honneur souillé de mademoiselle Anne de Pont de Sainte-Croix !   Jean Bono explosa de rire, aspergeant de vin les trois personnes attablées en face de lui, Michon et moi-même. Je sentis la crispation de fureur de la main de Michon dans la mienne :   -Ahahahahahah ! Fantastico, mon garçon ! A défaut de gant jeté au visage, considérez mon jus de raisin comme l'acceptation du duel à mort.   Il me gratifia d'un beau sourire :   -Je reconnais là la main subtile de notre chère Marguerite, n'est-il pas, mon enfant.   Je détournai les yeux, honteuse. Heureusement, Michon ne se rendit compte de rien.   -Monsieur, cessez de dire des énormités !   -Soit. Maintenant, en tant qu'offensé, et comme le veut la coutume, à moi de choisir la date, le lieu et l'arme.   Il se gratta le menton, songeur. Je sentis le cœur de Michon battre la chamade dans ma main. A moins que ce ne fut le mien ?   -Oui, cela me semble une bonne idée. Rendez-vous le surlendemain, sur les coups de huit heures du matin, à la cour des miracles de la rue du Bacq. Le duel se fera au pistolet, chacun devant amener sa propre arme. Faites en sorte qu'elle soit fonctionnelle, mon jeune ami !   -Je vous attendrais le surlendemain, à huit heures, pour vous trouer la peau au pistolet, monsieur !   Un « ah » parcourut la tablée.   -Et veuillez amener deux témoins, dont un doit déjà être précisé en ce jour. Je serais, pour ma part, accompagné d'un ami médecin. Une profession toujours enviable dans ce genre de circonstance !   Il nous regarda d'un sourire satisfait. Michon ouvrit la bouche, et la referma de sitôt.   -Avez-vous perdu votre langue, mon jeune ami.   La poigne de Michon resserra ma main. Je m'avançai légèrement :   -Je serais une de ses deux témoins.   Jean Bono se tourna vers moi :   -C'est bien courageux de votre part, mademoiselle, mais savez-vous que ce duel aboutira à la mort de votre ami ici présent ?   La main de Michon me serra encore plus. Je ne le savais malheureusement que trop bien.   -Ce n'est pas un spectacle pour les gentes demoiselles, savez-vous ?   Il me fit son clin d’œil charmeur.   -Étant personnellement impliquée dans ce duel, il serait malvenu que je n'y participe pas en tant que témoin.   Jean Bono leva sa choppe :   -Bien parlé, belle demoiselle !   Je serrai ma main dans celle de Michon.   -Et pour acter ces belles paroles, j'offre ma tournée !   Un « ouai » parcourut la tablée. Jean Bono, galvanisé, apostropha Michon :   -Mon jeune ami, souhaiteriez-vous vous joindre à nous pour votre dernière choppe de vin ?   Je tirai Michon vers moi et la sortie de la taverne, sentant sa colère sur le point d'exploser.   Avant qu'il ne soit hors de portée de voix, Jean Bono nous cria :   -Surlendemain, huit heures, cour des miracles rue du Bacq, pistolet ! Faites de beaux rêves mes enfants !   Des rires gras. Beaucoup de bruit. Une chaleur suffocante. Le décor qui tourne. Émergeant hors de la taverne, poussée par Michon qui m'avait rattrapé, je repris quelque peu mes esprits, l'air frais du début de soirée sur mon visage. Je venais néanmoins de condamner un être humain à mort.

Chapitre 6 :
Duel d'honneur

de l'histoire
Le Grand Bal du Roi
par Wargen

Altération 0 —Sidonie     Hiiiiiiiiiiiiiii !   6 h 40   Sidonie abattit une main paresseuse sur son réveil matin dont la sonnerie stridente était particulièrement dissuasive quand il s’agissait de choisir s’il fallait, ou non, végéter dans la chaleur de son lit. La motivation était aux abonnés absents alors qu’elle se traînait hors de ses draps, surtout à l’approche de Noël qui avait perdu toute saveur depuis qu’elle était entrée dans la vie active. Fini la magie et l’insouciance, bonjour cynisme et dépenses inutiles. En s’efforçant de voir le verre à moitié plein, elle concédait qu’à partir de Noël les jours devenaient de plus en plus longs. Aaaah, c’est peut-être bien pour ça que c’est la naissance du petit Jésus. Forte de cette illumination, elle déambula dans le couloir jusqu’à la chambre de sa fille dont la présence était décelable par une petite touffe de cheveux crépus qui émergeait au milieu d’une literie Reine des neiges. — Coucou El’... faut se lever.       7 h 05   —  Non, mais tu te fous de moi ?! Dix minutes. Il leur restait dix minutes pour s’habiller, se coiffer, avaler un petit-déjeuner, descendre au rez-de-chaussée, attraper le bus de 7 h 15, et elle était toujours au lit !       7 h 22   — Accroche-toi. El’, je le répèterai pas deux fois, accroche-toi à la barre, je te dis ! Voilà pourquoi Sidonie détestait prendre le métro avec la petite. Ça, et la promiscuité avec la misère citadine. Le véhicule freina dans un crissement assourdissant. Eh bah voilà, songea Sidonie en voyant El’ s’écraser sur ses genoux. Comme elle pouvait passer du rire aux larmes en deux secondes et qu’elle était de nature impressionnable, Sidonie se dépêcha de la relever ne voulant pas que ses pleurs attirent des regards prompts à la critique. — Maintenant tu te tiens tranquille, gronda-t-elle en attirant sa fille à la barre. On va bientôt repartir. Deux minutes plus tard et c’était l’inertie la plus totale. — Pourquoi on redémarre pas ? gémit El’. Cinq minutes. Sidonie ressent l’agitation autour d’elle. Probablement quelques personnes qui avaient millimétré leur horaire matinal pour rester un maximum de temps au lit sans se mettre en retard au travail. Dix minutes. — Bon, bah, on va arriver en retard à l’école. Et ça ne serait pas arrivé si tu t’étais levée assez tôt pour qu’on puisse prendre le bus. Quinze minutes. « Chers passagers nous devons temporairement faire arrêt en raison de la présence d’un individu sur les rails. Nous tâchons de régler la situation au plus vite, merci de votre patience et de votre compréhension ». À tous les coups, quelqu’un qui a tenté de se suicider.       9 h 07   Le canapé clic clac du salon grinça lorsque Sidonie s’y affala avec humeur. La colère n’était toujours pas retombée. Pour qui elle se prend celle-là ? Tout instit’ qu’elle soit, ça semblait évident qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce que ça pouvait être de gérer l’éducation d’un enfant vingt-quatre heure sur vingt-quatre. Pas de fin de journée, pas de week-end dans le boulot de maman. Non ce n’est pas la première fois qu’on arrive en retard, et non ça ne sera pas la dernière.       10 h 00   Encore… L’horloge du salon était encore détraquée, cette fois bloquée à 6 h 40. Sidonie devrait songer à s’en débarrasser, ayant déjà échoué à la faire réparer, mais son bois vernis incrusté de moulures rappelant le balancier doré lui donnait l’impression de posséder une antiquité. Une jolie antiquité, de celles qui ont traversé les âges pour devenir des raretés. Et ça plaisait à Sidonie de posséder de jolies choses.       12 h 33   Un bébé déguisé en grenouille. Un bébé assis sur un robot aspirateur. Une pub pour une application de rencontre. Sauf qu’on va sur ces trucs pour se caser, pas pour se coltiner un enfant. Elle scrolla. Un chat déguisé en grenouille. « POV : que feriez-vous si vous pouviez recommencer la même journée ? ». Débile. Elle scrolla. Un bébé déguisé en grenouille sur un robot aspirateur. Une fillette pleurant lorsque sa mère la surprend à mettre du bain moussant dans le lavabo pour ses poupées. Imaginant parfaitement El’ faire ce genre de bêtise, Sidonie se réfugia dans les commentaires « Rien de mieux à faire que de la filmer ? On voit l’utilisation des enfants pour les likes ». Sidonie soupira. On voit les rabat-joie. Mais elle ne pouvait pas lui donner tort.       14 h 13   Sidonie n’était plus sûre ni de quand, ni d’où elle était lorsque son téléphone la réveilla en sursaut. Déjà l’après-midi et elle n’avait rien fait de la journée. Elle n’avait même pas mangé. Au pire, moins on mange, moins le vite le frigo se vide, moins vite on fait les courses. Le téléphone se tut. Sidonie réalisa que, dans tous les cas, ce serait tout de même mieux de faire les courses aujourd’hui. Le samedi les magasins étaient bondés, toujours plus en décembre et plus encore à l’approche du réveillon. Ceci dit, elle était invitée ce soir et serait toute seule pendant le week-end… Le téléphone se manifesta à nouveau, ramenant définitivement Sidonie à la réalité du 22 décembre à 14 h 22. Le même numéro avait déjà appelé trois fois ; assurément, ce n’était pas de la publicité. — Oui ? grogna-t-elle d’une voix pâteuse.       14 h 46   — Oui, c’était pour te dire que je ne serais peut-être pas là à 15 heures, l’école vient d’appeler, El’ est malade ; Je sais pas moi, on m’a juste dit qu’elle en avait mis partout, qu’il y a pas l’infirmière et qu’elle a les vêtements plein de vomi ; Attends, t’as dit quoi, là ? ; Répète un peu ! ; ça valait bien la peine de faire des histoires pour l’avoir à Noël si c’est pour me la refourguer à la dernière minute ; Mais je m’en fous que tu ailles skier à Val-je-pète-dans-la-soie, c’est ta fille à toi aussi ! Argument qu’il utilise que quand ça l’arrange, tiens.       15 h 10   — Mais moi je veux pas faire les courses… gémit El’ quand bien même elle venait d’entrer dans le supermarché avec sa mère. Sidonie pouvait aisément comprendre. En étant malade, personne n’aurait envie de faire les courses. El’ n’était pas d’un naturel patient, aussi le supermarché était le théâtre de longues promenades frustrantes. — On pourra te prendre un cadeau cette fois, consentit Sidonie. — Mais moi je veux rentrer à la maison… Et je lui explique comment qu’à la base je m’étais fait inviter parce qu’elle devait passer les fêtes avec son père qui a décidé de pas s’encombrer d’elle à la dernière minute ? — Tu vas pas rester à la maison toute seule. — Mais siiiiii…. La petite avançait maintenant en faisant claquer ses pieds sur le sol. Détestant qu’elle fasse ça, Sidonie affermit sa prise sur sa main. — Allez viens — T’es pas gentille, marmonna El’. Plus que les mots, caprice d’une fillette fatiguée, c’était l’injustice qui frappa Sidonie en plein cœur au point qu’elle sentit un coup de chaud la saisir. — Bon, bah tant pis pour le cadeau. Et si tu continues Papa Noël non plus t’offrira rien. Maintenant tu viens, après on rentre et au dodo ! — T’es pas gentille, martela la fillette en tapant du pied. T’es méchante et t’est moche ! — El’… ! Plus que les mots, plus que l’injustice, c’était le ton qui montait qui faisait bouillir la mère célibataire, les mots qui tombaient dans les oreilles des gens, les gens qui les regardaient. Arrêtez. Pensaient-ils que la petite fille était malheureuse ? Arrêtez. Leur paraissait-elle mal élevée ? Arrêtez. La mère avait-elle l’air débordée ? Arrêtez. Mauvaise mère. Arrêtez. Et où est le père ? Arrêtez ! Pendant une seconde, une folle seconde, Sidonie se vit gifler sa fille. Arrête. Canalisant la chaleur qui lui montait à la tête, Sidonie saisit sa fille par les épaules, lui sommant d’attendre sur place, sous l’œil des caissières.       15 h 52   Sidonie se réjouissait d’avoir rempli son cadi avant que les rayons soient bondés de monde. Elle avait fait au plus vite pour que El’ n’attende pas trop longtemps. El’ n’était plus là où elle l’avait laissée.       16 h 15   El’ était impatiente mais sa mémoire épatait sa mère bien plus de fois qu’elle se l’admettait. Aussi, Sidonie venait de traverser le rayon des livres et papeterie, des céréales, des goûter et se dirigeait maintenant d’un pas pressé vers celui des bonbons.       16 h 23   Mais qu’est-ce que je fous ? Là, dehors, avec ses deux sacs de courses ? La caissière lui avait dit avoir vu El’, une petite fille en doudoune rose, sortir avec un autre enfant. En bafouillant, Sidonie avait payé et emporté ses articles dans un empressement confus, affirmant qu’elle se débrouillerait toute seule. Toutefois, dehors sur le parking, seule avec le froid mordant, la nuit tombante et sans la petite menotte d’El’ agrippant ses vêtements, elle réalisait qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle devrait faire en premier. Demander de l’aide aux passants ? Retourner dans le magasin ? Aller au commissariat ? Mais c’est où le commissariat ! Et alors qu’elle avait son téléphone en main pour chercher le poste de police le plus proche, une révélation frappa Sidonie. Tandis qu’elle composait le numéro des forces de l’ordre, une lumière sur sa gauche avala celle de l’écran tactile du smartphone. Une paire de phares étaient rivée sur elle. Se rapprochant. Un crissement.       Hiiiiiiiiiiiiiii !   6 h 40

Chapitre 1 :
0: Sidonie & El' - 22 / 12

de l'histoire
0: Sidonie & El' - 22 / 12
par Lyn
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