The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
903485 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



438 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
par Shadowlight
Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



577 lectures
1 suite

Chapitre 1 : Je t'aime

de l'histoire Je t'aime
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



534 lectures
0 suites

Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



1020 lectures
0 suites

Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



1540 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1596 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Prologue   17 octobre 2017    Son téléphone ne cesse de vibrer depuis le début de son rendez-vous.  Il a compris, c’est pour aujourd’hui. À chaque fois qu’il sent les vibrations de son portable, Paul n’a qu’une envie : laisser son patient là, bouche grande ouverte, dents à moitié détartrées afin de regarder les derniers messages de Margot. Neuf mois qu’il attend ce jour avec impatience. À peine en a-t-il fini avec son patient qu’il le congédie et se rue sur son téléphone : « De Amour❤️ à 18h09 : Laisse tomber tes carries Dr Huet je viens de perdre les eaux ! Je charge la voiture et j’y go !! » « De Amour❤️ à 18h21 : Contractions trop douloureuses… j’ai appelé une ambulance… Tu pourras prendre mes affaires dans le coffre en venant ? » « De Amour❤️ à 18h27 : J’suis dans l’ambulance, mon cœur. » « De Amour❤️ à 18h29 : Fais attention sur la route. Il pleut comme vache qui pisse !! Hâte de te voir quand même, je t’aime ❤️. » Ni une ni deux, le fiancé prend sa veste ainsi que ses clés et se dirige à grandes enjambées à l’accueil : — Code rose Véro, code rose ! Dit-il en claquant une bise sur la joue de sa secrétaire. — Ooh, s’extasie-t-elle, vite mon grand, ne les fait pas attendre ! Et sois prudent sur la route ! À peine a-t-elle fini sa phrase qu’il est déjà dehors.   C’est en arrivant devant chez lui que Paul décide de simplement prendre la voiture de sa fiancée, plutôt que de transférer les affaires dans son Audi, « autant ne pas perdre de temps », se dit-il. Le cœur palpitant, il monte à l’avant de la voiture de sa Douce. Il se rappelle encore le jour où elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte. Margot avait glissé dans son tiroir à chaussettes « Le kit de survie d’un futur papa » composé de tisanes « nuit tranquille », de boules Quies, et autres babioles. Il en avait été fou de joie, et encore plus en apprenant le sexe du bébé : une fille. D’une main tremblante d’excitation, il insère les clés au contact, puis démarre. C’est sous un ciel gris et une pluie battante que Paul prend la route. Voulant arriver au plus vite à l’hôpital il n’hésite pas une seule seconde avant de s’engager sur la nationale plutôt que de passer par le centre-ville. Il roule désormais un peu plus vite que la vitesse tolérée et il le sait. Tout ce qu’il souhaite c’est d'être au plus vite auprès de Margot. Aujourd’hui il va être papa. Le paysage défile à grande vitesse et les arbres sont de plus en plus nombreux sur les bords de la route. Paul reconnaît les alentours, l’hôpital n’est plus très loin. Le ciel s’assombrit d’un coup et la route devient de plus en plus glissante. Mais alors qu’il tente de ralentir, Paul se rend compte que les freins ne répondent pas. Il appuie désespérément sur la pédale mais rien n’y fait. Son cœur s’emballe, « c’est pas le moment » dit-il pour lui-même. La pluie tombe vivement sur le pare-brise, ce qui ne lui facilite déjà pas la vue, mais maintenant la route est une devenue une vraie patinoire. Le virage est là, « et merde ! » jure-t-il. La panique l’envahit. Cette fois-ci ce ne sont pas des tremblements d’excitation mais bien de la peur qui l’habite. Il n’a pas beaucoup d’options devant lui, il faut absolument qu’il prévienne les voitures qui arrivent au tournant. Pendant un court instant il voit sa vie défiler devant ses yeux. Il se revoit dans ce petit restaurant chic face à sa dulcinée lors de leur premier rencard. Ce matin de Saint-Valentin où il lui avait fait parvenir une vingtaine de roses rouges accompagnées d’une toute petite carte lui demandant de le rejoindre dans ce parc près de chez eux. Il s’était empressé de mettre un genou à terre lorsqu’il l’a vit arriver. Il avait neigé à ce moment-là, quand il l’a demandé en mariage. Ou encore ce mercredi après-midi lors du premier rendez-vous avec la gynécologue, où il avait entendu pour la première fois ce petit cœur battre. Il se reprend. Il s’active à faire des appels de phares sans interruption tout en klaxonnant vivement. Mais l’inévitable se produit. La collision est fatale.                                                                

Chapitre 1 :
Liés

de l'histoire
Liés
par Fleur_Azur
Début Écriture Collaboratif

Allongée depuis le lit, Herta regarde l’énorme bête proche de la commode. La jeune fille se tient tordue sur le matelas, encore étourdie par les évènements. L’eau de la vie a fait son effet, du moins Herta ne se sent plus mourante. Sur son visage, un sourire épars apparait même, tandis qu’elle admire le dos musculeux qui la surplombe. La bête s’affaire à ouvrir la lourde commode face à la couche. Au bout d’efforts, l’être tout en muscle finit par en sortir un paquet rectangulaire, qu’il tend vers Herta comme une proposition. Ce dernier mouvement un peu trop brusque provoque l’instinct de la jeune fille, qui resserre ses jambes craintives d’un second round, se sachant incapable d’encaisser le choc. Puis elle se sent bête quand elle comprend que ce n’était pas l’intention de son interlocuteur. Ouf, tant mieux ! Elle fixe la forme rectangulaire flexible. — Je n’connais pas. C’est quoi c’truc ? — SI TU NE CONNAIS PAS, ALORS C’EST QUE TU N’AS PAS BESOIN D’EN AVOIR UNE ! râle la bête en plaçant un tube blanc dans sa bouche. Même dans ses ronchonnements, le coffre volumineux de sa cage thoracique libère chaque phrase avec violence. La bête avance son visage, et plus particulièrement l’extrémité du tube vers la flamme d’une bougie. Il aspire avec puissance lorsque l’objet commence à s’embraser. Et en se tournant vers le lit, surplombant Herta d’une hauteur effrayante, il souffle par les narines un air épais. Dans sa prestance, Herta lui trouve des allures dragoniques. Son instinct lui conseille de se blottir, mais elle n’en fait rien et sourit. — Dire qu’les villageois pensent qu’t’es un loup ! Les sourcils broussailleux visibles au milieu de son pelage se contractent avec violence. Et une rangée de crocs acérés se dévoile. Sa mâchoire de prédateur ressemble en effet au canidé. — TU AS UN PROBLÈME AVEC MON PHYSIQUE ? — Mais nan, grand bêta ! Juste qu’t’es pas plus loup que dragon, ou ours… ou je ne sais quoi d’autre ! T’es même plus humain que loup ! Un nouveau nuage de fumée envahi la chambre, encore plus lourd et dense que le premier. Le brouillard s’installe vite malgré la hauteur de la pièce. Les canines démesurées du Prince ne se rangent pas pour autant. — Roh voyons, fais pas la tête ! T’as bien vu qu’j’l’aime ton physique, lance Herta en appuyant son regard sur le bas de son propre corps. Les cuisses de la demoiselle laissent entrapercevoir un entrejambe loin d’être glabre, mais surtout luisant. L’humidité dévoilée ne cesse de se renforcer devant l’allure dismorphiquement musclée en face d’elle. Les crocs se retirent enfin, et un léger sourire semble même pouvoir exister sur ce visage tendu. — QUAND JE SUIS ÉNERVÉ, JE DÉVOILE TOUJOURS MES CROCS, soupire le prince. ET FORCÉMENT QUAND JE VIENS SECOURIR LES VILLAGEOIS DE L’AUTRE GROSSE CONNE, JE SUIS TOUJOURS ÉNERVÉ. CETTE SORCIÈRE ME MÈNE VRAIMENT LA VIE DURE. Il aspire avec force sur son tube blanc incandescent, alors que son regard s’est perdu dans l’entrejambe dévoilé sans pudeur. La bête offre à nouveau un petit sourire involontaire. — C’EST D’AILLEURS BIZARRE… EN BAS, TU AS UN GOUT DE SUCRERIE. Herta retient un rire nerveux, comme une gêne. Elle se remémore se bâfrant de cochonnerie chez une inconnue, tombant ainsi dans un piège grossier. Bêtise qui conduisit à la mort de Michon. Au moins, elle a eu de la chance. Un doute se dessine alors sur le visage de la bête, et une lueur de panique éclaire son regard. — SUCRERIE… PAIN D’ÉPICE, POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS… COMME LA MAISON DE L’AUTRE GROSSE CONNE D’AILLEURS. ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? — T’inquiètes plus pour elle, répondit Herta avec tout l’aplomb des inconscients. Le prince fronce les sourcils en quête d’explication, mais ses doigts commencent à trembloter. — L’est mort la vioque ! — QUOI ? NON ! ELLE NE PEUT PAS MOURIR ! Sa voix, mélange de colère et d’une petite pincée de panique, monte dans les tours. Son tube incandescent disparait en une seule et dernière énorme bouffée. — On l’a tué avec mes amis… se défend Herta qui ressent le changement de ton. — ELLE SE RÉGÉNÈRE QUAND ELLE MEURT ! SES MALÉDICTIONS RESTENT ACTIVES. Herta se terre dans l’immense lit. Ses jambes se referment. Le souffle de la bête s’accélère et sa voix puissante ne cesse de prendre en intensité. — DONC JE SUPPOSE QUE TON GOUT DE SUCRERIE PROVIENT DE CHEZ ELLE ? Les murs résonnèrent dans le crissement de sa dernière phrase. Herta s’enroule dans les draps, comme pour se protéger. — Oui, elle… elle nous a empoisonné moi et mon ami ! — NOOOOOON ! hurle la bête jusqu’à en faire trembler le sommier. ELLE A FINI PAR ME PIÉGER !! Il se retourne de rage et balaye la commode derrière lui pour évacuer son désespoir. Herta est effrayée, terrorisée même. La bête plaque alors ses deux mains sur son visage et entame un long rugissement au bord de l’asphyxie. Herta panique : — Eden ! Eden ! Au s’cours ! Eden ! Eden traverse le mur de vêtements et entre dans la chambre, pour voir Herta ébahie, assise sur le lit. Devant elle, la Bête, se tenant la tête des deux pattes, est en train de se transformer…   ***   Alors qu’Eden accourt aux cris de son amie, en direction de la chambre du prince, le chaperon rouge reste immobile. Juste avant de partir, Eden a bien remarqué la nouvelle pâleur du visage du chaperon rouge. Mais elle n’a pas eu le temps de s’en soucier plus. La torpeur du chaperon rouge lui oblige à fixer le miroir. Ses lèvres tremblotantes ne parviennent pas à formuler la moindre phrase. Elle aurait voulu hurler son mélange de dubitation et de terreur, mais à la place, il ne reste que sa tétanie. À travers cet objet lisse et froid, le chaperon rouge ne se voit pas. Pourtant elle connait ce miroir, et surtout : son reflet s’y est déjà trouvé. — Mais… mais… bredouille-t-elle. Pourquoi n’y suis-je plus ? Elle se rapproche un peu plus et tend ses doigts en direction, mais rien n’apparait à part ce débarras sombre. Elle n’entend même plus les cris provenant de la chambre. Seul reste des petits clapotis, tels des pas minuscules qui virevoltent dans son dos. Mais c’est le dernier de ces soucis. Sa main s’affaire à des signes visibles uniquement dans cette partie de la réalité. La pauvre enfant tremble et a peur. Sans savoir exactement ce que signifie d’avoir perdu son reflet. Sans se retourner, elle aperçoit une petite tasse en porcelaine blanche qui s’avance en sautillant. Et en s’approchant assez, cet objet de vaisselle la dévisage de ses deux grands yeux expressifs. Arrivée à ses pieds, la tasse prend sa respiration d’on ne sait où et émet une voix nasillarde d’enfant : — Pourquoi on ne te voit pas dans le miroir ? Le chaperon rouge voit alors le reflet de la tasse mouvante à côté d’elle. — Je ne sais pas… réponds le chaperon sans être surprise de l’apparition d’un objet animé. — Pourquoi tu ne sais pas ? réponds au tac au tac la tasse avec une voix qui lui donne un air terriblement stupide. — En réalité, je devrais m’apercevoir… Enfin, je me suis déjà vue dans le passé. Je ne comprends plus trop… Le chaperon rouge continue ses petits mouvements de bras, dans l’espoir de se détecter. Jamais un miroir aux bordures d’or ne lui avait paru si morbide. — Pourquoi est-ce que tu devrais te voir ? La tasse ne cesse de gesticuler. Ses yeux prennent de plus en plus de place sur son corps de céramique, comme un signe d’étonnement. Une réelle curiosité émane de cet objet. — C’est le miroir de ce monde… J’étais déjà venue au château… Et je suis à nouveau là… — Oh ! tu es déjà venu ici ? C’est super bizarre ! s’esclaffe la voix qui ressemble de plus en plus à celle d’un petit garçon à peine en âge d’aller à l’école. Le chaperon rouge décroche enfin son regard du miroir pour fixer son interlocuteur. — Comment ça : « c’est bizarre » ? — Bah oui je ne t’ai jamais vu… Tu m’as déjà vu toi ? — Moi je t’ai déjà vu… enfin je sais que je t’ai déjà vu, mais je ne m’en rappelle plus… rétorque le chaperon rouge avec ses yeux maintenant perdus dans le vide. Un pan entier de sa vie lui semble inaccessible, mais sans qu’elle puisse en être sûre. — Du coup, tu connais monsieur le prince-bête ? — Oui. Enfin non. Je le connais, mais je ne sais pas comment. C’est juste un prince non ? La bête c’est autre chose ? Je me rappelle plus… Il y a une histoire de transformation, non ? La petite tasse fronce ses yeux, car elle n’a pas de sourcil à froncer. Elle ne comprend tellement pas la discussion qu’elle ne trouve aucune question à répondre cette fois. En quête de logique, le chaperon rouge reprend son monologue : — C’est moi qui ai mené mes compagnons au château, car je connais la bonté du prince. Mais je ne sais pas si c’est parce que je connais ou uniquement parce que je le sais au fond de moi. La petite tasse se désintéresse alors de la conversation. Dans la pénombre derrière une caisse en bois de nouveaux petits pas se font entendre. Une forme ronde et sombre s’avance timidement, comme effrayée par le chaperon rouge. — Timmy, viens là et arrête d’embêter la demoiselle avec tes questions idiotes ! La voix est aussi fluette que celle de la tasse, sinon plus, pourtant elle fait preuve de plus de maturité. Ce n’est pas une autre tasse, mais une théière, beaucoup plus grosse. — Non il ne m’embête pas… répond le chaperon rouge sans quitter le miroir des yeux. Les yeux de la jeune fille sont encore perdus dans le vague, elle ne regarde même pas son interlocutrice-objet pour répondre. — Au contraire les questions m’aident à structurer mes pensées… La petite tasse tente de sourire, du moins pour une tasse. — Pourquoi tu as besoin de structurer tes pensées ? Le chaperon rouge, jusqu’alors rempli d’évidence sur la route à suivre, se rend compte qu’elle est perdue. — Parce que j’ai oublié plein de choses à un moment, mais je ne sais pas quand. Et maintenant, je me rends compte que je suis en permanence dans le flou… La théière semble inquiète, et tente d’attirer la tasser vers elle. — J’ai peur de disparaitre, conclut le chaperon rouge avec désespoir.   ***   Son inspiration violente réveille la forêt endormie. Telle une brusque douleur, il en sursaute dans un mélange de panique et d’incompréhension. Le jeune homme reprend son souffle avec difficulté, tout en se touchant le torse avec vigueur. Un traumatisme se cache dans sa chair, à son insu. Il regarde autour de lui, sans savoir où il se trouve, ne conservant qu’un gout amer en bouche. Il vient de vivre un rêve qui l’a vu mourir. Mais il l’oublie déjà. Celui-ci s’évapore dans une vieille odeur sucrée qui n’inspire que le dégoût. Son torse le fait souffrir. Il se relève avec peine dans un râle, en étant persuadé que c’est la nuit, pourtant le soleil dépose quelques rayons sur son visage, l’obligeant à masquer l’astre de sa main. Pourquoi est-ce que je suis seul ici ? Le jeune homme guette le sol autour de lui, s’attendant à voir d’énormes flaques de sang. Mais il n’y a rien. C’était bien un rêve ! Quel rêve ? Une odeur nauséabonde de pain d’épice lui emplit les narines, plus réelle cette fois. Et dans la direction du vent et de l’odeur, il entend un bêlement. Le jeune au physique musculeux avance et titube. Il est obligé de s’appuyer contre les arbres environnants pour ne pas tomber. Il est sur les hauteurs, et cette position lui permet d’observer le sentier en contrebas. Une vieille femme à l’apparence chétive tire avec force une chèvre du bout d’une corde. L’animal tente de toutes ses forces de résister, mais en vain. Les bêlements incessants tendent à l’épuiser encore plus, lui faisant petit à petit perdre le combat. Inexorablement, il cède des mètres vers son destin. Le jeune homme réalise alors que ce n’est pas n’importe quel chèvre. Il s’agit de la chèvre de monsieur Seguin. Mais il ne comprend pas ce qu’elle fait là, il l’a vu à l’instant avec monsieur Seguin. Mais un doute s’éveille en lui quant à ce fameux « à l’instant ». Il ne sait plus si c’était il y a 5 minutes, dans la matinée, hier, dans la semaine, ou bien avant. Comme si le jeune homme n’est plus capable de discerner le temps. Son regard retourne en direction de la femme. Lors d’un grand mouvement de ses bras pour attirer la chèvre vers elle, son visage se dévoile. Le corps du jeune homme réagit sous la forme de panique. Il se jette derrière l’arbre afin de ne plus être visible. Il ne lui semble pas connaitre cette vieille dame, pourtant une peur est ancrée dans son cerveau reptilien. Comme l’instinct de la proie quand elle voit son prédateur. L’odeur de pain d’épice ne lui a jamais paru aussi abjecte. Et Michon sait qu’il ne doit plus jamais accepter un repas de cette vieille sorcière : hors de question de se faire piéger deux fois de la même manière !

Chapitre 12 :
Et les autres

de l'histoire
Lune sanglante
par Bat.Jacl
Fantasy Chaperon Rouge Conte

Je claquai la porte de mon appartement et dévalai les escaliers du troisième étage de mon appartement haussmannien jusqu'au 1er étage. Elle m'attendait sur le palier, ses sourcils froncés en deux accents circonflexes, ce qui ne ternissait en aucun cas sa beauté surnaturelle. Armande avait ce type de grands yeux sombres en amande qui faisait tomber en disgrâce toute personne croisant sa route. Sa chevelure de jais tombait en cascade le long de son dos. Ses minces lèvres et son teint méditerranéen se complétaient à merveille avec sa silhouette en "8", comme diraient les fans de mode. Elle possédait des formes, mais c'était ce que je préférais chez elle. Je ne m'étais cependant jamais sentie "menacée" par Armande, ni jalouse de ses atouts. J'étais bien dans mon corps, même si les canons de beauté d'aujourd'hui m'incitent toujours à faire attention à ma prise de poids, je me battais encore sur ce point. Je n'étais pas grosse, loin de là. J'avais toujours été fine, voire "maigre" étant petite. Aujourd'hui, je mangeais correctement, je faisais du sport, et tout comme Armande, j'avais des cuisses, un peu de ventre et une poitrine quasi-inexistante. Sur ce dernier point, je ne m'en plaignais pas. Faire du sport avec trop de seins, c'était l'enfer ! Les similitudes s'arrêtent là. Armande avait les cheveux bruns, moi ils étaient châtains clairs ; elle avait les yeux sombres, les miens étaient bleus, mais pas un bleu clair magnifique, non, un bleu un peu terne qui tirait vers le gris. "Enfin !" Rochinha Armande. "Désolée Ary, je ne trouvais plus mes clés," soufflai-je en reprenant ma respiration. "Mauvaise excuse," rétorqua-t-elle en prenant la tête de la marche vers le rez-de-chaussée. "Tiens, prends-le." Elle me tendit un petit porte-clés en perles. Son geste me toucha plus que je voulu bien l'admettre. Je suis la pro pour perdre mes affaires, mon TDAH n'aidant en rien. J'avais été diagnostiquée tardivement. Mes symptômes étaient quasi-invisibles, et la plupart des gens les oubliaient ou ne les prenaient pas en compte. Mon hyperactivité n'était pas physique comme la plupart des gens l'imaginent, mais mentale (chez les femmes TDAH, c'est plus souvent le cas). Mon cerveau ne savait tout simplement pas se mettre en veille. À croire qu'aujourd'hui, il avait décidé que plutôt que de se souvenir de l'emplacement de mes clés, il avait embauché un DJ en CDI afin de passer une musique en boucle. Mon obsession du moment était une chanson de Florence + The Machine : "The Girl with One Eye". À chaque fois que je l'entendais, je m'imaginais une pirate féministe voguant sur l'océan tumultueux du patriarcat. Je suivais Armande dans les couloirs du métro. Nous arrivons après une vingtaine de minutes à notre destination. Un magnifique hôtel particulier à deux pas de Montmartre. Je n'en revenais toujours pas travailler dans ces locaux. Armande était ma voisine de deux étages en dessous et ma voisine de bureaux ici, dans cette bâtisse. Nous ne savions pas que nous habitions dans le même immeuble jusqu'au jour où elle a cru que j'avais craqué sur elle et qu'en bonne psychopathe, je l'avais suivie jusqu'à sa porte. À noter que le rouge remplit encore aujourd'hui ses joues à l'évocation de cette histoire. Elle m'avait hurlé dessus, avait claqué la porte au nez et, quand elle l'avait rouverte pour voir si j'étais partie, quelle fut sa surprise de me trouver deux étages au-dessus dans l'escalier, puis de disparaître dans mon appartement. Le lendemain, elle m'avait attendue sur le palier du premier étage, avait présenté ses excuses, et depuis, elle m'attendait chaque jour sur le palier pour faire la route ensemble jusqu'au bureau. Armande était architecte, et moi, urbaniste. Nous collaborions régulièrement ensemble pour produire des projets d'éco-quartiers et de renouvellement urbain. Nous étions en ce moment sur la réhabilitation d'une friche en logements mixtes dans le 20e arrondissement. Armande était allée sur le chantier cet après-midi pour voir l'évolution des travaux. Nous devions faire le point ce matin. Nous nous installions dans mon bureau sur des petits fauteuils, bien plus confortables que nos chaises de bureau. "Dis-moi tout !" déclarai-je en prenant mon petit calepin pour noter les avancées du chantier. "Les concessionnaires réseaux sont passés ce matin, c'est bon ! Les logements auront du courant !" "Hourra !" m'exclamai-je sarcastiquement. "Les fondations ont été coulées, et j'ai vérifié le positionnement de la chapelle, tout est bon !" "Parfait, j'irai m'entretenir avec Richard pour la suite." Richard était le doyen du projet. La plupart des gens le trouvaient grognon, mais moi je l'aimais bien. Il me rappelait mon grand-père. Après quelques échanges de potins sur l'équipe du projet, Armande se leva et se dirigea vers la porte. Elle s'arrêta juste à l'entrebâillement et se tourna vers moi, les yeux pétillants de malice. "Au fait, le porte-clés que je t'ai donné ce matin…" commença-t-elle avec suspense. "Oui ?" demandai-je en l'interrogeant du regard. "On l'a trouvé sur la friche avant la coulée du béton. Il était particulièrement en bon état pour un objet trouvé dans pareil endroit, alors je l'ai récupéré." "Tu l'as volé, tu veux dire ?" ricanai-je. "Question de point de vue." Elle haussa les épaules et partit en direction de son bureau .   J’observais à présent mon petit porte-clés volé, trouvé, offert. Il était composé de trois parties : une petite chaine en argent au bout de la quelle était accroché une petite épée, d'une plume de paon et d'une petie breloque; une perle ronde de 3cm de diamètre environ, d'une couleur gris métallique.

Chapitre 1 :
La plume de paon 

de l'histoire
La plume de paon 
par chlo_M_Molina
Début Écriture Collaboratif

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R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


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Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 170 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 78 suites.


Les chapitres de

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ont engendré 63 suites.


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R.Th

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