The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
871294 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
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- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



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0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

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Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



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459 lectures
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Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



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Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



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Défi : Vers le Silence

par R.Th
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Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1525 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Une jeune fille vivait dans une humble chaumière, bordée de champs et d’une forêt sombre.La petite fille vivait avec son père et sa mère, mais n’avait ni frère ni sœur.Elle était curieuse, et n’avait de cesse de questionner ses parents sur le petit monde qui entourait la chaumière.  « D’où viennent les champs ? » demandait-elle.« C’est ton père, et son père avant lui, et son père avant lui, et leurs pères encore, qui, depuis quinze générations, labourent le sol, et plantent des graines, pour donner la nourriture que l’on mange. » répondait sa mère.« D’où vient l’eau ? » demandait-elle.« Ce sont les nuages qui se forment au dessus des océans, et qui amènent leur eau jusqu’ici, la laissant ensuite pleuvoir sur le sol pour le nourrir, et alors l’eau le traverse et une partie termine dans notre puits. » répondait sa mère.« D’où vient la maison ? » demandait-elle.« La maison est faite de pierres, qui viennent d’une petite carrière plus au sud, et dont les blocs ont été acheminés par carrioles, et de bois d’une ancienne forêt au nord, dont les troncs ont été tirés jusqu’ici avec des cordes. » répondait la mère.  La curiosité de la petite fille n’était jamais rassasiée, aussi chaque jour posait-elle les mêmes questions à sa mère. Mais si ses premières questions étaient anodines, elle finissait toujours par poser celle qu’il ne fallait pas.  « D’où vient la forêt ? » demandait-elle.  Chaque jour, à ces mots, le visage de sa mère s’assombrissait.  « Ma fille, jamais tu ne devras pénétrer dans cette forêt. Il y a longtemps de cela, cette forêt a été maudite. Aujourd’hui, c’est un lieu dangereux, d’où personne ne revient jamais. »  La petite fille acquiesçait aux mots de sa mère, comprenant son ordre de ne jamais, au grand jamais, pénétrer dans la forêt.Cependant, malgré les avertissements de sa mère, la curiosité de la jeune fille pour cette sombre forêt ne diminuait pas. Un beau jour, ses parents durent se rendre en ville, et laissèrent leur fille seule à la maison, après tout, elle était assez grande pour ça.Ils lui avaient préparer de quoi manger, et avaient fermé à clef la maison.Avant de partir, sa mère lui avait rappelé la plus importante des règles.  « Ma fille, nous devons partir quelques temps. Nous seront de retour au plus tôt. Reste à la maison, et quoi qu’il arrive, ne va pas dans la forêt. »  La fille avait opiné du chef.Désormais, la maison était vide, et la petite fille se retrouvait pour la première fois toute seule.Les bruits de la maison lui faisaient un peu peur, alors elle alla chercher son doudou pour s’en saisir et se rassurer. Après un peu plus d’une heure, le vent se leva, grandissant en force.La porte se mit à trembler, faisant claquer son verrou métallique. Le vent sifflait dans les petits interstices de la roche, et le bois grinçait sous la pression.La petite fille avait de plus en plus peur, et sentit les larmes lui monter aux joues. Au moment ou sa première larme coula, tout s’arrêta. C’est alors que la porte s’ouvrir calmement.La petite fille, encore apeurée, s’avança vers la porte ouverte, pour découvrir dans le sol une fleur d’un genre qu’elle n’avait jamais vu.C’était une fleur à cinq pétales. Tous étaient noirs, excepté leurs bases rouges, formant comme un cercle pourpre entouré de ténèbres. La tige de cette fleur, quant à elle, était d’un vert sombre, et hérissée d’épines. La petite fille trouva cette fleur magnifique, et la cueillit. À cet instant, un petit nuage de fumée se dégagea de la tige fraîchement coupée.Une autre fleur similaire sortit alors du sol, un peu plus loin.La petite fille hésita, elle voulait cueillir cette fleur aussi, mais elle se souvenait des paroles de sa mère. Après un temps de réflexion, elle avança vers la fleur. Après tout, elle n’avait pas le droit d’aller dans la forêt, mais elle pouvait s’en approcher.Cet ainsi que, fleur après fleur, la petite fille s’approcha sans s’en rendre compte de la forêt.Arrivée à son seuil, la petite fille se figea. Une nouvelle fleur venait de pousser, juste de l’autre côté de l’orée de la forêt. La petite fille la voulait, mais elle avait peur de la forêt. Un vent froid, presque glacial, surgit de la forêt, et entoura la petite fille. Gelée et grelottante, il lui fallu quelques secondes pour se rendre compte qu’une voix sifflait dans le vent.  « Petite fille, je suis la gardienne de ce lieu. Vient donc te réchauffer entre mes arbres. »  La petite fille avait peur.  « Ma mère m’a interdit d’aller dans la forêt. »« Pourquoi donc? »« Elle m’a dit que la forêt est maudite. »  Un sifflement surgit de plus bel, comme si le vent était en colère.  « Petite fille, cette forêt est magique. Elle peut faire des choses que les gens ne comprennent pas. Quand les gens ne comprennent pas quelque chose, ils en ont peur, et disent des choses méchantes. »« Mais c’est ma maman, et elle m’a dit de ne pas entrer dans la forêt. »« Petite fille, tu as froid, fais donc un pas, l’air sera plus chaud. Un seul pas. Tu pourras alors sortir si tu le désire. »  Les mots de la gardienne résonnaient dans la tête de la petite fille. Effectivement, un seul pas, ce n’était pas beaucoup.Après un temps de réflexion, elle fini par céder, et fit un pas dans la forêt.Soudainement, le vent sifflant cessa, et l’air devint doux et agréable.  « Il fait bon ici. »« Tu vois, petite fille, je ne t’ai pas menti »« Oui, vous avez dit la vérité. »« Mais oui, je ne suis pas méchante, je ne te veux que du bien. Rejoins moi dans le cœur de la forêt, petite fille. »« Je ne sais pas si je peux venir. »« Petite fille, je ne t’ai pas menti, tu peux me faire confiance. Tu sera rentrée avant le retour de tes parents. »  La forêt n’avait pas menti, la petite fille s’en rendait bien compte. Après tout, peut-être que c’était vrai. Peut-être que sa mère disait des choses méchantes sur la forêt car elle avait peur.Alors, la petite fille avança, s’enfonça dans la forêt.Elle ne le vit pas, mais derrière elle, les arbres firent disparaître les champs et la chaumière.La petite fille marcha longtemps, guidée par les fleurs noires, avant d’arriver devant une petite clairière.  « Petite fille, voici le cœur de la forêt. Avance. »  La petite fille s’avança donc. L’air y était plus doux encore, l’herbe rase était d’un vert éclatant, tout un tas de fleurs différentes étaient présentes ça et là, et surtout, au centre, trônait un saule pleureur imposant.Son tronc était large, dur, et ancien. De ses branches tombaient en cascades des milliers de feuilles semblables à des lianes. La petite fille trouvait cet endroit magnifique, et magnifique il était.  « Tu me vois enfin, petite fille. »  Étrangement, le ton de la voix de la forêt avait changé. Il était devenu un peu plus menaçant, et la petite fille recula d’un pas.  « J’ai faim, petite fille. »  Son ton était encore plus menaçant. La petite fille comprit qu’elle devait fuir, et alors qu’elle allait prendre ses jambes à son cou, une racine de l’arbre lui saisit la cheville droite de la petite fille.  « Tu vas me nourrir, petite fille, je vais absorber ton énergie, et tu fera ensuite partie de moi. »  Désormais, la voix était clairement maléfique, et semblait prendre plaisir de la situation.La petite fille avait fait une erreur, elle le savait, mais il était trop tard.Les racines s’enroulèrent autour de la petite fille, et l’emmenèrent sous terre. À l’orée de la forêt, bordant les champs et la chaumière, un nouvel arbre apparut. Quand les parents de la petite fille rentrèrent enfin chez eux, ils ne purent trouver qu’une maison vide, la porte ouverte, et devant elle, une fleure à cinq pétales noirs, dont la base était rouge, formant comme un cercle pourpre entouré de ténèbres, la tige d’un vert sombre, et hérissée d’épines.

Chapitre 1 :
La petite fille et la forêt

de l'histoire
La petite fille et la forêt
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Les regards sont braqués sur vous, et le peu de temps passé sur le Perroquet Rouillé vous a suffi pour constater la notoriété d'Eddy, vous protestez néanmoins : - J'ai pas mis le feu ! C'était Raymond ! Jacky-doigts-crochus ne vous laisse pas finir : - Te fous pas de notre gueule ! Comment tu veux qu'il mette le feu alors que Finley le réprimandait en l'étranglant ?! - Mais non ! Je vous jure, ce sont les oreilles de Raymond qui ont allumé l'incendie ! Votre cause semble perdue, car Eddy reprend : - On aime pas les gens qu'ont rien à voler, chez les pirates, et ce qu'on aime encore moins, c'est les menteurs ! Enfermez-moi ce mythomane ! Vous continuez de protester tandis qu'on vous traîne derrière les barreaux, au fond d'une cale humide. Un cliquetis retentit, puis Eddie sort les clés du verrou avant de quitter les lieux pour vous y laisser pourrir. La masse informe que vous preniez initialement pour un cadavre à l'angle opposé de votre cage se relève pour vous rejoindre. C'est en fait un vieillard rachitique en pagne qui trébuche sur sa propre barbe et se vautre à vos pieds. Il ne semble pas gêné par sa chute et paraît même ravi : - Ça fait plaisir, un peu de compagnie ! J'en suis à un stade où je me réjouis même de celle d'un sale menteur, vous savez ! - Mais j'ai pas menti ! rétorquez-vous avec exaspération. Cet idiot de Raymond a tué le capitaine ! Le vieillard émet un petit rire. - Elle est bonne celle-là, c'est qu'il est plus con qu'il y paraît celui-là ! Si t'avais admis l'avoir tué, tu serais capitaine à l'heure qu'il est ! Il voit à votre regard que vous êtes perdu. Il reprend comme s'il s'adressait à un gosse de dix ans. - Bah oui ! Y a deux règles sur le Perroquet Cramé. Règle 1 : celui qui tue le capitaine devient capitaine. Règle 2 : celui qui ment finit derrière les barreaux.

Chapitre 6 :
Vous protestez

de l'histoire
Poulpito
par BanjiBanjo
Pirate Poulpito Héros

Prologue   17 octobre 2017    Son téléphone ne cesse de vibrer depuis le début de son rendez-vous.  Il a compris, c’est pour aujourd’hui. À chaque fois qu’il sent les vibrations de son portable, Paul n’a qu’une envie : laisser son patient là, bouche grande ouverte, dents à moitié détartrées afin de regarder les derniers messages de Margot. Neuf mois qu’il attend ce jour avec impatience. À peine en a-t-il fini avec son patient qu’il le congédie et se rue sur son téléphone : « De Amour❤️ à 18h09 : Laisse tomber tes carries Dr Huet je viens de perdre les eaux ! Je charge la voiture et j’y go !! » « De Amour❤️ à 18h21 : Contractions trop douloureuses… j’ai appelé une ambulance… Tu pourras prendre mes affaires dans le coffre en venant ? » « De Amour❤️ à 18h27 : J’suis dans l’ambulance, mon cœur. » « De Amour❤️ à 18h29 : Fais attention sur la route. Il pleut comme vache qui pisse !! Hâte de te voir quand même, je t’aime ❤️. » Ni une ni deux, le fiancé prend sa veste ainsi que ses clés et se dirige à grandes enjambées à l’accueil : — Code rose Véro, code rose ! Dit-il en claquant une bise sur la joue de sa secrétaire. — Ooh, s’extasie-t-elle, vite mon grand, ne les fait pas attendre ! Et sois prudent sur la route ! À peine a-t-elle fini sa phrase qu’il est déjà dehors.   C’est en arrivant devant chez lui que Paul décide de simplement prendre la voiture de sa fiancée, plutôt que de transférer les affaires dans son Audi, « autant ne pas perdre de temps », se dit-il. Le cœur palpitant, il monte à l’avant de la voiture de sa Douce. Il se rappelle encore le jour où elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte. Margot avait glissé dans son tiroir à chaussettes « Le kit de survie d’un futur papa » composé de tisanes « nuit tranquille », de boules Quies, et autres babioles. Il en avait été fou de joie, et encore plus en apprenant le sexe du bébé : une fille. D’une main tremblante d’excitation, il insère les clés au contact, puis démarre. C’est sous un ciel gris et une pluie battante que Paul prend la route. Voulant arriver au plus vite à l’hôpital il n’hésite pas une seule seconde avant de s’engager sur la nationale plutôt que de passer par le centre-ville. Il roule désormais un peu plus vite que la vitesse tolérée et il le sait. Tout ce qu’il souhaite c’est d'être au plus vite auprès de Margot. Aujourd’hui il va être papa. Le paysage défile à grande vitesse et les arbres sont de plus en plus nombreux sur les bords de la route. Paul reconnaît les alentours, l’hôpital n’est plus très loin. Le ciel s’assombrit d’un coup et la route devient de plus en plus glissante. Mais alors qu’il tente de ralentir, Paul se rend compte que les freins ne répondent pas. Il appuie désespérément sur la pédale mais rien n’y fait. Son cœur s’emballe, « c’est pas le moment » dit-il pour lui-même. La pluie tombe vivement sur le pare-brise, ce qui ne lui facilite déjà pas la vue, mais maintenant la route est une devenue une vraie patinoire. Le virage est là, « et merde ! » jure-t-il. La panique l’envahit. Cette fois-ci ce ne sont pas des tremblements d’excitation mais bien de la peur qui l’habite. Il n’a pas beaucoup d’options devant lui, il faut absolument qu’il prévienne les voitures qui arrivent au tournant. Pendant un court instant il voit sa vie défiler devant ses yeux. Il se revoit dans ce petit restaurant chic face à sa dulcinée lors de leur premier rencard. Ce matin de Saint-Valentin où il lui avait fait parvenir une vingtaine de roses rouges accompagnées d’une toute petite carte lui demandant de le rejoindre dans ce parc près de chez eux. Il s’était empressé de mettre un genou à terre lorsqu’il l’a vit arriver. Il avait neigé à ce moment-là, quand il l’a demandé en mariage. Ou encore ce mercredi après-midi lors du premier rendez-vous avec la gynécologue, où il avait entendu pour la première fois ce petit cœur battre. Il se reprend. Il s’active à faire des appels de phares sans interruption tout en klaxonnant vivement. Mais l’inévitable se produit. La collision est fatale.                                                                

Chapitre 1 :
Liés

de l'histoire
Liés
par Fleur_Azur
Début Écriture Collaboratif

Jaune. L'écran de mon ordinateur tend vers le jaune quand je pousse le contraste au maximum. Et se grise quand je le réduis. Mmh, c'est bon à savoir, j'essaierai de m'en souvenir. Les autres paramètres de réglage défilent au fur et à mesure de mes clics silencieux : netteté, luminosité, trapèze... Que d'amusements en perspective ! Je vais pouvoir occuper au moins quinze minutes à tout modifier puis à tout remettre en ordre. C'est palpitant ! J'y songe... Peut-être devrais-je prendre des notes au fur et à mesure de mes découvertes ? On n'a jamais le temps de s'intéresser à ces choses-là pendant les coups de bourre, et c'est toujours quand on en a besoin qu'on perd un temps fou à régler la luminosité ou le rétro-éclairage. Existe-t-il seulement un guide d'utilisation des écrans de la boîte ? Nous avons tous les mêmes, dans l'open space. Ce serait bien qu'au moins quelqu'un maîtrise le sujet. Des volontaires ? Non ? Ah, apparemment, je suis le seul à lever la main. Ok, je vous rédige un mémo pour demain ! Pas étonnant qu'il n'y ait que moi qui lève la main : je suis tout seul dans l'open space. Tout seul, sans compter Robert. Robert, c'est le ficus de la machine à café. Il n'avait pas l'air bien, je l'ai pris sous mon aile. Je l'ai placé juste à côté de moi, à la place de Bertille. Elle me manque, Bertille. Elle était chiante, mais au moins elle mettait un peu de vie dans le bureau. Là, de la vie, il n'y en a pas beaucoup. De moins en moins, dirais-je, en regardant tournoyer les feuilles de Robert qui s'étiole tristement. Il faisait chaud à côté de la machine à café, en plein soleil, et personne n'a pensé à l'arroser avant de partir en week-end. Tout le monde est parti d'un coup, zou ! Même la femme de ménage a eu son congé. Il n'y a plus personne, alors à quoi bon venir vider des corbeilles déjà vides ou nettoyer des wc qui n'ont pas servi ? Finalement, c'est sympa qu'on lui ait proposé cette quinzaine d'arrêt, je suis sûr que ça lui fera du bien. A moins qu'elle soit seulement en train de nettoyer d'autres bureaux, dans un autre bâtiment ? Toujours est-il que le pauvre Robert, qui n'avait qu'elle pour penser à son bien-être, s'est mis à dépérir. Heureusement pour lui, j'étais là lundi matin, et j'avais l'œil ! Dès que j'ai remarqué le petit amas de feuilles jaunes à son pied, j'ai entrepris des recherches, collecté des données, et dans la journée, j'avais diffusé à mes 164 collègues, DRH et patron, un mémo sur la culture du ficus en intérieur. Je suis incollable sur la question, même si Robert peine à se remettre de son coup de chaud. Mais je veille sur lui. Le mémo n'a pas encore été lu, bien sûr. Mes collègues sont tous en vacances : à la plage, à la montagne ou chez Mémé. Politique de la boîte : tout le monde prend ses congés en même temps que le patron. Nous sommes le 17 juillet et je suis tout seul dans les bureaux. Privé de vacances, comme un gamin qui aurait été mis au coin. C'est à peu près ça : j'ai rédigé un mémo un peu trop borderline juste avant le congé annuel, ça n'a pas plus aux N+1 et au boss. Ils ont choisi de me sanctionner de la plus exquise façon : je prendrai mes congés entre le 15 novembre et le 1er décembre. Et je dois pointer tous les jours pendant l'été, ce sera vérifié à leur retour. Alors chaque matin, j'arrive au travail, je pointe, je salue Robert, j'allume mon PC et je réfléchis à ce que je vais faire de ma journée. On ne m'a pas donné de consigne précise, les collègues ne sont pas là pour avancer sur les dossiers, les courriels se font rares car les autres boîtes sont en congé... Je suis mon propre maître ! Du coup, je rédige des mémos. Et je les envoie à toute la boîte. Je me suis donné comme objectif de rédiger six mémos par jour.  C'est assez costaud, ça nécessite une discipline de fer ! Et je m'y tiens, depuis déjà une semaine. Parmi les sujets traités, j'ai abordé les soins au ficus, le fonctionnement de la photocopieuse, le système de ventilation, les consignes de sécurité dans l'ascenseur, la conduite à tenir en cas de chute de météorite, en cas d'invasion zombie, en cas d'attaque de drones, les règles d'hygiène aux toilettes, l'analyse nutritionnelle des barres chocolatées de la machine à café, le nécessaire nettoyage des boites mails... Figurez-vous qu'au bout d'un certain nombre de courriels non lus accumulés dans la boîte de réception centrale, le système peut saturer, voire planter. Bien entendu, ce n'est jamais arrivé, car Jérémy est là pour empêcher toute panne funeste. Ah non, que suis-je bête, Jérémy est actuellement en train de se dorer la pilule aux Baléares et il n'en a rien à foutre de sa boîte mail pro. Ordre du patron : pendant les congés, tout le monde déconnecte ! C'est-y-pas bienveillant, ça ? Oui, c'est un bon patron ! Un bon patron, qui pense au bonheur de tous ses employés... Tous ? Non ! Un irréductible résiste encore et toujours depuis son open space à la con.   Quand je veux faire une pause, je trouve d’autres petites blagues amusantes pour mes collègues. J’ai échangé tous les fauteuils de bureau. J’ai converti les PC en QWERTY et j’ai interverti la soupe et le cappuccino dans la machine à café. J’ai modifié le réglage de la photocopieuse : elle fait du A3 par défaut. J’ai basculé tous les téléphones en mode haut-parleur et j’ai mis un cadenas sur l’armoire à PQ. Après y avoir rangé tous les rouleaux de papier toilette de l’étage, bien sûr. Vous ai-je dit que j’avais vidé un flacon entier de laxatif dans la fontaine à eau du boss et du DRH ? Ça, bien sûr, je ne l’ai pas mentionné dans un courriel, mais j’ai quand même rédigé un mémo sur la conduite à tenir en cas de pénurie de pq. Peut-être auront-ils le temps de lire mon message avant d’en avoir besoin. Si les serveurs n’ont pas planté d’ici-là, bien entendu. Bref, nous sommes le lundi 17 juillet, il reste encore sept jours avant que tout le monde revienne. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui ?

Chapitre 1 :
En tête-à-tête avec Robert

de l'histoire
En tête-à-tête avec Robert
par marion.bidou
Défi Écriture Travail

L’extravagance du rêve atteint son acmé et il explose au moment où le réveil se met à hurler sur la table de nuit. Et aussi brutalement qu'une lumière s'allume lorsque l'on appuie sur un interrupteur, tout le sens du songe disparaît de mon esprit, comme aspiré dans le néant. Je savais avoir vécu quelque chose d'immense et de beau, quelque chose qui transcende notre morne existence. Mais tout n'était maintenant que brume opaque et lointaine, idées floues et incohérentes. Seul semblait encore planer dans la chambre, comme imprimé en filigrane dans un nuage de gaz invisible, ma stupide demande à Monsieur Sourire. Ainsi que ces exigences. Et la menace inconsciente d'un compte à rebours indéfini.   Je me lève avec un début de migraine. Pas que la nuit n'ait pas été bonne. Loin de là, depuis que Monsieur Sourire était là. Mais il me semble que... Quelque chose m’échappe. Quelque chose dont il a été question hier soir.   Sortant de la chambre en me frottant les yeux, je vois Chloé qui ferme la porte de la sienne et me sourit de sa petite face d'ange. Je lui ébouriffe sa tignasse emmêlée et la colle contre moi.   « Il est hors de question que je fasse quoi que ce soit à ma sœur !! »   Maman nous a déjà préparé le petit-déjeuné, et j'écoute Chloé expliquer, toute excitée, tous les animaux qu'elle veut aller voir avec sa copine Leyla. Maman me rappelle la sortie au zoo que sa maîtresse a organisée pour aujourd'hui. Ah, qu'il est loin le temps de l'école maternelle et de l’insouciance ! Je fais la moue, maussade, en pensant aux Lois de la théorie de Newton sur le mouvement des corps, et au partiel du jour. Aux objets qui tombent à la même vitesse sans frottement de l'air. Quelque soit leur taille et leur poids. Qu'il s'agisse d'une plume ou d'une boule de bowling. D'un cheveu ou d'un mètre-cube de mercure brut.   « Ne soit pas stupide ! Un fragment, c’est tout ou n’importe quoi : un cheveu ou un ongle fera très bien l’affaire ! » Un frisson parcourt mon échine.   Je ramasse mes affaires, fait une bise à Chloé et Maman et sort me rendre à l'arrêt de bus. Une nouvelle journée longue et monotone débute.   Mon téléphone portable vibre dans ma poche. Un SMS de Maman.   « Richard a une réunion de chantier aujourd'hui et ne va pas pouvoir passer récupérer Chloé à la garderie. Est-ce que tu peux y aller en sortant des cours ? Je te remercie. Xoxo. Maman. »   « Ok, pas de pb. Bsx »   Richard. Je ne l'avais jamais trop aimé. Oui, Maman avait le droit de retrouver un nouveau chéri après la mort de Papa. Mais elle aurait pu choisir mieux. Distant, sévère et presque toujours en déplacement. Je suis sûr qu'il avait une liaison avec quelqu'un d'autre. Maman ne le méritait pas. Chloé non plus. Son père n'était pratiquement jamais là pour elle. Son père...   L'évidence me cloue sur place. Le chauffeur de bus est obligé de me sortir de mes esprits pour que j'évite de louper la descente.   Son père. Chloé et moi n'étions que demi-frère et demi-sœur, avec la même mère.   « En deuxième offrande, qui n’en ait pas vraiment une, pour ressusciter ton père, j’aurai besoin d’un morceau de chacun de ses enfants. »   Chacun de ses enfants. Ça ne pouvait donc pas être Chloé, vu qu'elle était née après sa mort, et que son père était Richard. A moins que... Non, c'était trop tordu.   -Ça va, Jérôme ?   Je me tourne en sursautant.   -T'es pas dans ton assiette, toi, lol !   Jeanne pouffe de rire, tandis qu'Isabelle et Sophie chuchotent et tentent de cacher leur sourire en mettant la main devant leur bouche.   -T'as failli foncer dans le grillage, gros nigaud, ptdr !   -Oui, bon, ça va, je suis pas trop réveillé, tenté-je de me justifier maladroitement.   A l'entrée dans les grilles du lycée, j'essaye d'oublier cette information. Qui me parasite et me perturbe évidemment toute la journée. A ne plus me rappeler de ces foutues Loi de Newton.   Devant les grilles de la garderie, je regarde Chloé avancer dans ma direction en sautillant. En étant attentif, je ne peux que me rendre à l'évidence que nous ne partageons pas les deux mêmes parents : elle, aux cheveux blonds et lisses, à la figure pâle et anguleuse et aux yeux bleu ; moi, aux cheveux châtains ondulés, aux yeux marrons et à la peau dorée.   Sa réunion de chantier ayant duré plus longtemps de prévu, Richard est resté dormir sur place. Ou chez sa maitresse. Maman est épuisé après sa longue journée à l'hôpital, elle revient de la chambre de Chloé après son histoire et s'effondre dans le canapé devant la télé allumée. L'instant me semble le plus approprié, mais j'ai peur de me lancer. Les formes à la télé sont vives et découpées à la serpe. Mes mains s'emmêlent l'une dans l'autre. Ma bouche s'ouvre et se ferme plusieurs fois avant qu'un son ne daigne sortir.   -Mamaaan...   Quelques secondes s'écoulent. Je pense qu'elle ne m'a pas entendu. Au moment où je perds espoir et commence à me tourner pour partir dans ma chambre, je l'entends soupirer :   -Oui mon chéri, qu'est ce qu'il y a ?   Comme je ne réponds pas, elle se tourne vers moi, légèrement inquiète :   -Mon chéri, tout va bien ?   Je viens m’asseoir à côté d'elle.   -Maman, j'ai... est-ce que je peux te poser une question ?   Elle me regarde, une ride verticale entre les yeux.   -Mais oui mon petit. Qu'est-ce qu'il y a ?   -Maman... Je ne suis pas ton petit, je suis plus grand que toi.   -Je le vois bien, mais tu resteras mon petit pour toujours. Alors, qu'est-ce qu'il y a ?   -Je... est-ce que j'ai un frère ou une sœur ?   Son expression semble légèrement se détendre malgré le contenu de ma phrase.   -Mais que t'es idiot, tu m'a fait peur ! Et Chloé, c'est du poulet ?   Elle me tord le nez en rigolant.   -Non, je veux dire, à part Chloé. Avec Pa... papa. Est-ce que vous avez eu un autre enfant ?   Son sourire se fige, tandis que les traits de son visage se crispent.

Chapitre 4 :
Où est le loup?

de l'histoire
Le troisième soir
par Wargen
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