The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

540 auteur·rice·s inscrit·e·s
690 chapitres coécrits
756257 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (202) Écriture (177) Début (146) Concours (127) Prologue (125)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


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Quelques Chapitres à ne pas oublier

15 décembre 2018   L'amour est un mystère. Parfois, c'est un souffle chuchoté qui peut tout consumer en un instant. Ou alors un message sur le téléphone de ton ex que j’aurais laissé soigneusement visible.   Submergée par la révélation qu'elle avait déclenchée, tu as fui, sans un mot d'explication, délaissant même le déjeuner que tu avais planifié avec Sami. Pendant ce temps, Sami te noyait sous un flot incessant de messages inquiets depuis plus d'une heure. C'est un mystère pour moi que tu n'aies pas encore choisi de mettre en silence cet incessant rappel.   Après deux ans tissés de chimères et de fraudes, tu as enfin compris l'impossibilité de continuer à manipuler le futur. Refusant désormais de subir en silence, tu te dresses, intrépide, face aux tempêtes à venir. C’est en cet instant que je retrouve l'éclat de la femme dont je suis épris. Peu importe si nos destins semblent écrits, si nous ne sommes que les pantins d'une trajectoire prédéfinie — une idée à laquelle j'étais jadis résigné.   Ta détermination te mène à l'abri de tes réflexions, dans ce sanctuaire de calme et de sérénité qui t'a si souvent apaisée. Telle une sculpture minutieusement façonnée au fil des jours, tu prends enfin la décision qui devient inévitable — celle que, dans l'ombre, j’attendais avec une patience feutrée. L'heure propice que j'ai baptisée avec un certain recueillement : mon instant de vérité.   J'ai découvert que la véritable force n'est pas seulement physique. Elle réside dans la capacité à comprendre les autres, à percevoir et décrypter leurs désirs cachés. Il faut beaucoup de patience et un contrôle de soi pour trouver cette faille chez l’autre. Cela peut être un désir, une phobie, l'objet de son amour, un secret inavouable, une culpabilité... Pour quelqu'un comme toi, cette brèche est bien plus difficile à trouver, mais tout le monde a un talon d'Achille. Connaître les secrets inavouables de quelqu'un signifie pouvoir le manipuler, le doubler ou même le saboter. Et je suis doué, vraiment très doué. Très jeune, j'ai compris que même nos amis peuvent devenir nos ennemis et qu'il vaut mieux avoir une longueur d'avance.   C’est tellement mystérieux l’Amour. Un mot n'est qu'un mot, juste un mot. Un ensemble d'adjectifs défilent dans ta tête, aucun ne reflétant réellement ce que tu éprouves. Trahie à nouveau, tu te promets que cette fois-ci est la dernière. Je te vois assise sur ce banc, dos aux arbres blanchis, ta tristesse t'engloutissant à chaque battement de cœur. Tu dissimules ton chagrin arborant un masque impassible. Tu t’imagines sûrement que personne ne le remarquerait. Mais je te connais, je peux voir à travers ton jeu. Je te regarde écrire frénétiquement dans ton journal, déchirer une ébauche après l'autre de cette lettre que tu ne sais comment adresser.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas…   Un frisson te parcourt le dos alors que tu perçois une comptine étrange, s'enfonçant avec insistance dans l'atmosphère autour de toi. Tu fermes brusquement ton journal, laissant s'échapper une feuille vierge qui tombe sur le sol. Je la ramasse discrètement, la gardant pour le moment où elle me sera utile. Tu sais manier les mots, ma douce. Après avoir lu la lettre, je me demande quel genre de folie, tu comptes faire. Dans les profondeurs de ton sac, tu échanges ton journal – l’un des rares cadeaux utiles qu’il t’aura faits, pour un appareil photo. Tout en soupirant bruyamment, tu te redresses, déterminée à percer mon mystère. Cette chanson douce qui, pourtant, semble être une mise en garde. Je trouvais bien plus amusant de rajouter des éclats de rire d’enfants.   Si le loup y était   Il nous mangerait…   En toute insouciance, tu continues ton chemin, ne t’arrêtant que pour saisir quelques photos. L’une de tes nouvelles passions consiste à capturer des instants. À tes yeux, une image bien prise ne saurait mentir, au contraire. Tu as toujours aimé capturer les moments, comme s'ils révélaient des secrets autrefois bien cachés. Il t’a offert cet objet sans réaliser l’impact qu’il aurait sur vous. Je t’ai toutefois prévenu ma belle. Certaines choses doivent rester enfouies. Comme cette photo d'eux dans un moment intime qui fut la goutte qui a fait déborder le vase.   Promenons-nous dans les bois...   (Je guette le moindre de tes faits et gestes mon amour)   Tu ne m’entends pas évidemment. En bon petit Chaperon Rouge, tu ne te rends pas compte du danger et nous continuons chacun notre chemin. Tu es triste et tourmentée. Je suis tendu et empli d’adrénaline. Le chasseur et sa proie. Je suis à l’affût du moindre changement d’air, des vols d’oiseaux ou encore, du bruissement des feuillages. Tu pourrais une fois encore changer d’avis et t’en retourner les rejoindre. Chose qui me contrariait beaucoup, car, aujourd’hui, nous sommes dans l’une des rares fois où je n’ai aucun contrôle sur la situation. J’aperçois la rivière, aussi calme et lisse que peut l’être un cours d’eau en ce début d’hiver. Et nous continuons sur le chemin. Je suis suffisamment proche pour entendre les clics du capteur de merveilles et toi, les craquements des brindilles restantes, cachées sous la neige, qui annonce une présence.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas…   (Je suis là, devant toi.)   Soudainement, je suis devant toi et ton regard s'élargit manifestement choquée. Tu n'as pas anticipé cette rencontre, et les révélations subséquentes bouleversent tant ta compréhension de la situation que ton sens de l'identité. Tu as une stature moyenne, des cheveux bouclés taillés en un court carré qui encadre avec éloquence ton visage, et une teinte rousse qui, à mon sens, sublime ta peau claire, tes lèvres légèrement rosées et tes yeux en amande qui portent la couleur changeante de la noisette. Cependant, ces détails sont ineptes – un embellissement frivole à notre récit.   Le silence nous enveloppe un moment, seuls les battements irréguliers de ton cœur troublé brisent la quiétude de cette scène suspendue dans l'instant.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas.   Si le loup y était.   Il nous mangerait.   (Il est trop tard.)   Pardonne mon approche, Hailey, mais il est impératif que tu me suives sans tumulte. Rapidement, tu t'évanouis. Ta chute est souple, tes cheveux éparpillés sur l'épaule improvisée que je te fais, tandis que je récupère ton sac tombé avec une célérité perturbée – soucieux de chaque fragment de toi.   La nuit engloutit nos silhouettes dans son opaque étreinte alors que je te transporte à travers l'enceinte du bois, où les flocons de neige commencent à danser avec lenteur, dissimulant nos traces, les transformant en mémoire floue de notre passage. Là où nous allons, personne n'a besoin de te retrouver.   La chanson se dissipe dans l'air frigorifié, l'écho d'un ancien mystère qui reste entre les mains prudentes du destin.   C'est tellement mystérieux, l'amour. Le lendemain, tu te réveilles en sursaut, une sensation d'effroi parcourant ton corps. Ton dernier souvenir te ramène à cette forêt, avec les arbres blanchis encerclant ton chemin. Ta vision tourne légèrement, et un vertige désagréable t'envahit lorsque tu te lèves. La vision d'une robe légère en remplacement de tes vêtements te surprend. Tu te sens perdue et confuse, cherchant frénétiquement des indices pour nier cette étrange réalité, clignant des yeux à plusieurs reprises dans l'espoir de te réveiller chez toi ou aux côtés de Matthew. Malheureusement, aucune issue ne se présente, plongeant ton esprit dans une inquiétude grandissante.   J’observe tes réactions depuis la caméra fixée au plafond. Je connais ta réticence à la nouveauté, d'où cet endroit. J'ai mis quelques années pour le peaufiner, j'espère qu'il sera à la hauteur de tes attentes. N'abîme pas trop tes cordes vocales, princesse, ce sous-sol est complètement insonorisé. Tu observes le plafond pour narguer la caméra et son faisceau rouge, signalant sa mise en marche. Tu lèves ton majeur en signe de défi, mais c'est une tentative pitoyable pour te rassurer.   — C’est quoi ces conneries ?   Je sais ce que tu te dis : « c’est sans doute une mauvaise blague, on va venir m’ouvrir d'ici à un moment... ». Navré ma puce. Personne ne viendra jusqu’ici. Jamais. Tu t’en apercevras bien assez tôt. Tes paroles réconfortantes sont vaines. Toujours étourdie, ta tentative de te relever se solde par une chute douce, et tu finis par t'asseoir, massant tes chevilles avec hésitation.   — Qu'est-ce que c'est que cette chaîne, putain ? J’ai l’air d’un clebs ou quoi ?   La rage s'empare de ta voix tremblante tandis que tu inspectes avec incrédulité la lourde chaîne cliquetant sinistrement autour de ta cheville. Tu es toujours aussi amusante, mon ange. Là où d'autres se seraient horrifiés et auraient du mal à garder leur calme, tu prends ça d'une manière bien trop légère, ce qui me surprend d'autant plus. Finalement, tu te redresses avec détermination et commences à explorer la pièce, cherchant en vain ton sac, objet auquel tu tiens beaucoup.   Tu sais, on en apprend beaucoup d'une personne en examinant son contenu ? J’ai pu m’en apercevoir à plusieurs reprises.   Au fond s’y trouvent les choses les plus importantes, celles qui n’en sortent jamais ou très rarement. Des objets que tu qualifies de vitaux, à tort. Ton appareil photo, ton cahier d’écrits et tes stylos favoris. Je n’ai connu personne d’autre que toi avec cette capacité. Avoir des stylos préférés, c’est saugrenu ! Mais cela te ressemble bien, princesse. Viennent ensuite les objets de la vie courante, ceux qui te définissent aux yeux du monde : ton portefeuille désespérément vide, ta carte d’identité et tes clefs. J’ai pris soin de jeter la lettre de l’abruti en plus de tes photos, ne t’en fais pas.   Tu continues ton inspection, mais tu ne vois rien. Cet endroit est sombre et humide. Assez grand pour contenir une petite table avec une rame de papier et tes stylos favoris, ainsi qu'une chaise bancale. Tu m’excuseras, mais c’est ce qui se passe quand tu fixes du bois dans un sol de béton. Tu as sans doute remarqué que tu étais sur un lit des plus confortables. Le sommeil est une chose importante, c'est pour cela que j'ai choisi de t'offrir ce matelas Bultex coûteux, celui-là même que tu convoitais lors de notre dernière visite en magasin.   Il n’y a aucune fenêtre, tu n’en auras pas besoin. Le peu de lumière filtre par cette énorme porte en bois, qui, tu l'apprendras bien assez tôt si tu restes sage. Elle cache un couloir muni d'une pièce contenant une petite douche, à laquelle tu n'as bien évidemment pas accès, suivie d'une vraie porte. Les murs de la pièce semblent être faits de briques. Souviens-toi, j’hésitais entre deux modèles : la plaquette de parement pierre naturelle multicolore élégance et celle en pierre naturelle beige/grise élégance. Tu trouvais la première plus amusante, originale. Je présume qu’elle te plait autant que ce jour-là, à Leroy Merlin. Qu’il te rappellera notre crise de rire interminable pour une raison des plus minables ! Amanda et ses manies. Elle ne nous gênera plus, sois-en sûre.   Au fond se trouve le vieil escalier rongé par le temps que j’ai récupéré l’air de rien au Café. Ils comptaient le brûler, tu sais. Prenant appuie sur le mur de pierre, tu montes lentement les marches et, arrivée en haut, tu cherches en vain la poignée. Désolé mon Amour, cette maudite porte, comme tu le hurles, est fermée de l’extérieur. Tu n’es pas suffisamment sage. Regarde-toi. Tu manques de force et pourtant, tu te mets à gémir sans raison. Bon peut-être pas sans raison : de ton point de vue, tu es enfermée, on ne sait trop où une prisonnière probablement perdue au milieu de nulle part et loin de toute civilisation. Ce n’est pas tout à fait juste ma chérie. Et baisse d’un ton, tu me donnes mal à la tête. Je répondrai à tes questions au moment que je jugerai opportun. Où est donc passé ton détachement, l’impassibilité qui t’animait tout à l’heure ?   Je m’agace lorsque tu commences à hurler de frustration et à gémir bruyamment. Arrête de gueuler comme une truie putain de bordel de merde ! Regarde ce que tu me fais faire ! Un bruit sec retentit dans la pièce lorsque ma main heurte brusquement la table. Le résultat ne se fait pas attendre : ma tasse préférée bascule et s'écrase violemment, laissant s'échapper un fracas de débris. Tu vas payer pour ça et ce ne sont pas ces horribles cris d’incompréhension colérique qui t’aideront, sache-le. Calme-toi, tu frises l’hystérie. Ce n’est que moi, ton âme sœur.   Tu te recroquevilles sur toi-même, au plus loin sur le lit même si cela te blesse un peu plus le pied enchaîné. Tu n’as plus rien de différent de toutes ces autres petites putes finalement. Tu es maintenant terrorisée. La gorge nouée, tu penses certainement que tu vas suffoquer. Respire mon Amour. Voilà comme ça. Prends une grande goulée d’air et inspire profondément. Puis expire le plus calmement que tu puisses et recommence. Des larmes se mettent à couler le long de tes petites joues et des sanglots s’échappent. Mon joli petit hamster bouffi. Tu tentes de les contrôler, tu ne veux pas abandonner la partie, mais tu ne comprends pas l’inutilité de ta réflexion. Je reste indécis. Dois-je venir t’aider à contrôler les tremblements qui te prennent alors que cette vision de toi m’excite d’autant plus que je te connais ? Tu seras difficile à briser, ma bouleversante amie.        

Chapitre 2 :
Le Loup et le Chaperon Rouge

de l'histoire
Enquête
par Shoups69
Début Écriture Collaboratif

Je la porte solidement dans mes bras. Noée n’est plus qu’un poids mort. Est-elle… Elle doit survivre! Je ne peux pas la perdre elle aussi. Je vole le plus rapidement possible à travers l’espace exiguë des couloirs du complexe. Mes ailes imposantes frôlent les murs à chaque battement, parfois je suis moins consciencieux et elles rappent leurs surfaces. 3 min, 180 secondes et je déboule à toute vitesse au milieu des docteurs de l’infirmerie, ils sont treize en tout dans le hall d'entrée. Le silence tombe autour de nous, un unique bruit résonne dans la pièce : des gouttes tombant au sol. Trois secondes supplémentaires s’écoulent. Je crie donc à ces incapables de faire quelque chose, d’aider mon amie pour qu’elle ne meurt pas! Qu’elle ne meurt pas elle aussi. On me la prend des bras. Je tente de résister en premier lieu puis je les laisse l’amener dans un box pour l’examiner et tenter de la soigner. Une armée de médecins s’active autour d’elle hurlant des noms de médicaments et des procédures incompréhensibles, c’est grave, elle est mal en point. Un autre médecin s’approche de moi avec des compresses. Je recule, il me désigne mes ailes; elles se sont teintées de rouge aux extrémités. Je me suis bien arrangé. Voilà pourquoi je suis toujours en retard : impossible de voler correctement dans ces couloirs étroits, l’angoisse matérialisée par deux murs. Je prends les compresses des mains du médecin et sort de l’infirmerie, hors de question de rester enfermé ici, c’est bien trop petit.    Je chancelle en rejoignant ma chambre, une coulée rouge sang s’étendant sur mon passage laissée par mes ailes meurtries. Je suis épuisé, comme si Noée avait absorbé toute mon énergie. Je manque de m’entraver dans mes propres pieds et Ambroise me rattrape avant que je ne touche le sol. Iel m’aide à me redresser, Jacek est là lui aussi, ils sortent tous deux d’une des bibliothèques, il me regarde avec un air réprobateur, il me soule, comme si j’avais fait exprès de m'entraîner pile devant eux pour qu’on vienne à ma rescousse. Je déteste ça :  qu’on s’inquiète pour moi, Juliette me reproche souvent de ne pas montrer mes émotions. Mais je me débrouille très bien seul, je n’ai besoin de personne. Ils me raccompagnent jusqu’à notre alcôve et m'aident à panser mes ailes. OK… j’ai besoin parfois d’aide pour ce genre de chose mais ça s’arrête là! Je rentre enfin dans ma chambre et ferme la porte à clé derrière moi, je veux qu’on me laisse en paix. Je m’écroule sur mon lit, je me mets sur le ventre pour laisser mes ailes s’étendre de chaque côté de ce lit bien trop petit pour mon corps. Le bleu des draps m’apaise. J’ai toujours trouvé étrange que le bleu calme mes nerfs, j’ai lu sur internet que c’était plutôt le vert qui avait cet effet sur les humains. Sur les humains… En soit je suis toujours un humain, bien que je diffère physiquement. En tout cas, je ne me sens pas « oiseaux » non plus… Je regarde l’heure sur mon réveil : 23h08, il faut que je me repose demain sera une journée peu reposante, Les Petits attendent un débrief complet des évènements de la soirée et je sens déjà que ça va leur plaire.   Je me lève du mauvais pied ce matin, tout le monde m'agace. Ambroise et Jacek sont déjà en train de se disputer, dès 6h39, sérieusement! Achille semble inquiet car des ombres dansent autour de lui empêchant l’accès d’au moins un tiers de l’alcôve réservé au garçon. Tröst lui, joue à un jeu vidéo sur la télé, je me demande même s' il s’est couché cet abruti. Bref, hors de question de rester ici plus longtemps. J’enfile ma tenu de sport, un T-Shirt adapter pour laisser passer mes ailes et un bas de survêtement noir. Direction la salle commune, à cette heure il ne devrait pas y avoir grand monde, en général les enfants des jardins restent dans leurs alcôves respectives le matin pour plus d’intimité et de confort. Mais moi j’ai vraiment besoin de m’éloigner de la mienne aujourd’hui. J'ouvre la porte en bois sur une grande salle comprenant tout le nécessaire pour passer le temps entre les entraînements et les nombreux cours qu’on nous oblige à suivre. Une tête blonde se détourne de l’immense télévision au mur et regarde dans ma direction. Elle me fait un large sourire et mon énervement s’apaise. Juliette est trop mimi avec les cheveux ébouriffés, je m’avance et la décoiffe encore plus qu’elle ne l’est déjà. Elle s’indigne tente de me donner un petit coup dans les côtes mais je l’esquive, elle rit et je m’installe à côté d’elle.  «  Tu regardes quoi? je demande - Des vidéos sur Babtune (le YouTube de Babylone). - Sympa, je regarde le garçon blond aux yeux verts tenter de manger une pizzas aux piments tout en répondant aux questions du journaliste riant face à ses mimiques de douleurs gustatives. J'essaie de garder un masque d’indifférence. - J’aime beaucoup ce nouveau créateur de contenu : « sam_le_sem » me dit-elle en jugeant ma réaction. Juliette est ma meilleure amie depuis toujours, ce n’est pas simple de lui cacher des choses. - Je connais pas, mentis-je - Hum. - Il fait quoi? À part manger des pizzas trop piquantes? J'enchaine pour dissiper le malèse. Elle émet un petit rire et ajoute : - Tout un tas de truc, de l’acting, de la danse, du chant, de la musique, des prank, il a un contenu assez diversifié c’est sûrement pour ça qu’il a autant de notoriété. - Et le fait qu’il est vraiment très beau ça doit aidé aussi, merde j’ai dit ça tout haut, merde! Juliette me regarde d’abord interloquée puis avec une once de pitié, je hais son regard. - Oui ça c’est sur, » elle murmure cette dernière phrase Je pose ma tête sur son épaule, j’aimerais tellement lui dire pour moi, lui dire que je suis… non je ne peux pas. Nous restons là l’un près de l’autre encore un quart d’heure en regardant des vidéos. Je me lève et me dirige vers la sortie sans un mot. Juliette ne me demande pas où je vais et c’est très bien comme ça. Il me reste exactement 2h avant le début de mon premier  entraînement j’ai le temps d’aller faire mon rapport. Je sors dans les rues de Babylone, les jardins suspendus s'élèvent à ma droite. C’est magnifique, cette coque de fruits pourrie de l'intérieur est une majestueuse prouesse d’architecture. Je déploie mes ailes pour la première fois de la journée, le complexe à des pièces trop étroites pour me le permettre. J’ai enlevé mes pansements mais je sens toujours une douleur à leurs extrémités, je respire et bats des ailes pour m’élever dans les cieux de Babylone au-dessus des caméras de Babel. Il ne peut décemment pas surveiller tous les oiseaux de la ville, quoique avec ce taré on pourrait s'y attendre. Je plonge vers un petit îlot d’habitation où j’ai rendez-vous, je rentre, retrouve le commis des Petits venus récolter mon compte-rendu, lui explique les tenants et les aboutissants des événements d'hier, puis repart en direction des jardins suspendus. Je fais quelque chose de bien, je suis une bonne personne, j’œuvre pour la paix, pour éviter qu’il n’y est plus de blessé , plus de mort… je me répète cette phrase en boucle jusqu’à l'entrée de la salle d’entraînement. Je passe la porte et mets un masque d'impassibilités sur mon visage et entame mon entraînement avec les autres 55. Personne ne doit savoir que j’œuvre pour la liberté.   Il est environ 22h quand je me pose au bord du toit plat du complexe et observe Babylone s’animer en dessous de moi. Un faible vent agite les plumes de mes ailes et me fait frissonner.  “Tu veux ma veste?” La voie provient de derrière mais je ne me détourne pas, je garde toujours les yeux rivé sur l’agitation de Babylone quand il s’assoit à côté de moi, les pieds également dans le vide. Mon aile droite frôle son dos et une douce chaleur m'imprègne, je n’ai plus froid. Je décline gentiment sa proposition, mes ailes ne le permettent pas de toute façon.  “On dirait des petites fourmis” dit-il en désignant les personnes allant et venant à leurs occupations. La ville est animée le jour mais la nuit, Babylone s’illumine littéralement. Il a raison, on dirait des petites fourmis ouvrières qui déambulent sans véritable motivation. des fourmis ouvrières, toutes au service de l’autre psychopathe qui nous sert, qui plus est, de divinité auxiliaire. Comment l'Eternel  a-t-il pu bénir un tel monstre? “ Qu’est-ce que tu fous là Sam? - J’ai pas le droit de venir rendre visite à un ami? - Drôle de lieu pour une visite amicale, je tourne la tête vers lui. - Peut-être… dit-il les yeux dans le vide,  mais c’est le seul endroit où tu daigne me parler donc bon, je fais avec. -Hum.. - Je suis venu voir Paula… - Elle voulait quoi? - Vérifier que je ne foire pas, comme d’habitude… -T’as rien fait foiré, dis-je pour essayer de le rassurer. - C'était pas loin… heureusement que t'étais là.” Il me regarde à présent droit dans les yeux. Ses cheveux blonds flottent au gré du vent devant ses yeux verts. Je sens mes ailes se rapprocher de mon corps pour me tenir plus chaud. On reste longtemps tous les deux sur ce toit. On ne parle plus, ce n'est pas nécessaire. On se comprend mutuellement, sans avoir besoin de grand discours. Il reste à mes côtés, Babylone au dessous de nous, et c’est tout ce dont j’ai besoin.  58 minutes plus tard, je quitte le toit, sans un mot pour Sam, il ne m’en veut pas (enfin je crois), il a l’habitude. Je me lève et me laisse tomber dans le vide. Je déploie mes ailes et quelques battements plus tard, je domine de plusieurs mètres le complexe. Mon ascension est rapidement contrainte par le voile . Les habitants de Babylone considèrent ce voile comme une protection, un rideau qui les protège d’une part des conditions atmosphériques liées à notre position et d’autre part de l’avidité et de la gourmandise du monde extérieur mais il n’en est rien. Moi, je sais la véritable nature du voile, c’est une barrière, un dôme recouvrant Babylone. Il est tangible, je ne peux ni le contourner ni passer au travers. C'est tellement frustrant. Nous sommes des oiseaux dans une immense cage d’argent. Cela ne semble pas perturber les habitants de la cité. J’ai du mal à comprendre comment on peut se contenter d’un espace aussi restreint. Mainte fois, j’ai tenté de briser le voile mais je finis inexorablement par faire des tours au-dessus de la ville, comme un poisson rouge tourne  dans son bocal, piégé. D'ici, au sommet du monde, dos au dôme, faisant face à la cité, je vois la vérité qui se cache sous la surface d’or et de pierre de Babylone. J’arrive à discerner le sol, le vrai sol, celui de la terre originel : naturel s’opposant à l’artificialité du sol de la cité de Babylone perchée au sommet de la Tour de Babel. 

Chapitre 2 :
Les enfants des jardins : Will

de l'histoire
Les descendants de Babel
par chlo_M_Molina
Début Écriture Collaboratif

La lune rousse brille dans le ciel nocturne. Il avance, le couteau brandi dans sa main gantée. Il plante la pointe dans le point faible, perfore la carapace. La lame s’insinue et tranche les tendons d’un geste ferme, des années qu’il le pratique. Une des parties du corps est jetée sans ménagement dans la poubelle. L’autre est déposé avec délicatesse sur le tapis de glace, à côté des précédentes victimes. Il y en a une douzaine, prête pour ses invités De toute façon, lui, il n’a jamais aimé les fruits de mer Le four lui indique qu’il n’a plus le temps. Sa famille ne devrait pas tarder à arriver, spécialement son beau-frère qui ne travaille pas loin d’ici. Quatre à quatre, il grimpe l’escalier. En foulant une marche de tout son poids, il vacille. Le sol grince sous ses pieds. — Oula ! Il a eu peur de passer à travers. Dans pas longtemps, il devra le faire réparer cet escalier avant que quelqu’un ne se blesse vraiment. Il sort de sa penderie avec son plus beau de costume de soirée. Quelle idée de prévoir un repas classe aujourd’hui ! C’est Halloween, pas Noël. Il prend son portable, ouvre YouTube et recherche comment faire un nœud de cravate. Alors qu’il est encore dans la première minute de vidéo, il entend taper avec force au rez-de-chaussée. Mince, pas le temps de faire l’attacher, il s’avance avec l’accessoire de soie à la main. Alors, qu’il arrive au sommet des marches, il ressent les fracas sur la porte qui vibre dans tous les murs de la maison. Avec violence, le battant est projeté dans le salon, dévoilant une silhouette essoufflée. Il reconnait les habits de son beau-frère. Mais pas son beau-frère, qui est si glabre habituellement. D’ailleurs, le pantalon le moule bien trop. Et la chemise ne possède plus un seul bouton. — Rousse et pleine en même temps, s’exclame-t-il, sérieusement ? Et le soir d’Halloween, non, mais quel cliché !  Avec un regard de prédateur, l’énorme bête musclée s’élance dans sa direction. Il veut faire demi-tour, partir en courant pour s’enfermer dans sa chambre. Mais la cravate est tombée sur ses tibias. Elle s’emmêle et lui s’affale. Il espère secrètement que les loups-garous soient allergiques aux huitres. La bête bondit devant lui et atterrit de tout son poids dans l’escalier. Dans un vacarme tonitruant, elle traverse le plancher de poids pour s’écraser dans le sous-sol, dans un couinement plaintif. — Cette fois, je n’ai pas le choix… Je vais devoir le faire réparer…

Chapitre 1 :
Le mollusque de Tcheckhov

de l'histoire
Le mollusque de Tcheckhov
par Bat.Jacl

Vous êtes Poulpito, un apprenti mousse fraîchement embarqué sur le Perroquet Rouillé, un fameux trois mâts sur le point de lever l'ancre pour commercer des marchandises. Après une dispute houleuse avec vos parents qui voulaient que vous meniez de grandes études afin de devenir dératiseur ou croque mort, vous avez décidé de vous enfuir pour mener une nouvelle vie plus aventureuse.  Par chance, le Perroquet Rouillé passait par le port de votre village le jour de votre dispute et était à la recherche d'hommes forts pour renforcer l'équipage. Après un entretien d'embauche relativement simple (Avez-vous une maladie grave et transmissible ? Êtes-vous contre l'idée de mettre votre vie en danger ?), vous voilà recruté sur le navire. Alors que vous regardez les côtes s'éloigner et votre petit village atteindre la taille d'une fourmi à l'horizon, Eddy Jambe-de-bois vous accoste en vous félicitant d'avoir rejoint la troupe : - Mon p'tit Poulpito, ça fait plaisir de recruter un gaillard comme toi ! s'exclame-t-il. C'est Finley le sanguinaire qui va être content ! - Quoi ?! vous étouffez-vous en entendant ce surnom peu commun pour un maître-marchand. - Bah ouais, les pirates ça court plus les rues de nos jours ! En plus avec tous ceux qui ont clamsé sur Isla de los muertos, le capitaine avait peur de devoir partir à la retraite. Boh, tu vas voir, il est pas si méchant... à part avec les déserteurs bien sûr !

Chapitre 1 :
Poulpito

de l'histoire
Poulpito
par BanjiBanjo
Pirate Poulpito Héros

Vous le reprennez violemment en le projettant contre la grille : -C'est le Perroquet Rouillé, pas le Perroquet Cramé! Il rebondit contre la grille, son crâne décharné tintant d'un son aigu contre l'acier. Il se reprend en s'ébrouant, gueulant d'une voie stridente et postillonnant : -Petit morveux, tu ne vas pas m'apprendre la vie! Ce rafiot, c'est le Perroquet Cramé, et pas le Perroquet Rouillé. C'est juste cette enflure de Finley qui a honteusement changé son nom lorsqu'il retourné l'équipage contre moi en mentant éhontément! Il vous attrape par le col et vous éclabousse le visage de salive : -Il est à moi, ce rafiot! A moi! Vous entendez un grincement de bois dans votre dos, tandis qu'un pirate bourru descend lentement et lourdement du pont jusqu'à votre cachot. Le vieux dément continue de hurler : -A moi! A moi! C'est le mien! Vous le poussez brusquement en avant, et il retourne percuter la grille en s'assommant. Le goelier arrive enfin devant la porte, la grosse clef de la cellule accrochée à la ceinture sous son ventre bourru : -Qu'est ce que c'est que ce raffut! On ne peut plus compter les moutons en paix, rhum pourri? Vous montrez le vieux prisonnier assomé à l'autre bout du cachot : -C'est l'autre, là. Il voulait m'empécher d'avouer que j'ai tué le capitaine! -Toi, tu crois que t'es un petit malin qui va avoir Gégé le Futé avec un fil aussi gros? Ahahahaha! Il s'esclaffe lourdement en se renversant légèrement en arrière, faisant onduler son gros ventre et la grosse clef en dessous. Ses yeux se remplissent de larmes. Avant même que l'idée vous traverse l'esprit, vous voyez une main rachitique passer entre les barreaux et s'emparer subreptiscement de la clef. Gégé le Futé s'essuie les yeux, reprend son sérieux, et vous jette un regard menaçant avant de remonter : -Vous avisez pas à me faire revenir pour rien, bande de moules à crottes! Il remonte pesamment l'escalier, tandis que le vieux dément se relève lentement, la clef à la main, en vous faisant un clin d'oeil.

Chapitre 7 :
Vous le reprenez violemment

de l'histoire
Poulpito
par Wargen
Pirate Poulpito Héros

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