The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

502 auteur·rice·s inscrit·e·s
684 chapitres coécrits
696920 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (198) Écriture (173) Début (142) Concours (127) Prologue (121)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 3 : Le Poids du silence

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Chapitre 2 : Obseravtion

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.La première impression est toujours fausse.C’est une règle simple.Quand les gens rencontrent quelqu’un pour la première fois, ils ne voient jamais la réalité. Ils voient seulement ce qu’ils veulent voir.Un sourire devient de la gentillesse.Un silence devient de la timidité.Un regard devient de la confiance.Mais tout cela n’est qu’une façade.Les humains sont des acteurs.C…



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Défi : Les points sur les i

par R.Th
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Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



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Défi : Un poème par jour

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Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



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Défi : Vers le Silence

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Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1094 lectures
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4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Le cri me fait sursauter. Je veux hurler mais un hoquet me coupe le souffle. Ma tête tourne. Et alors que le hurlement venant de je ne sais où se calme et semble se transformer en gémissements, je réussis finalement à lâcher un cri de terreur suraiguë tout en tombant en position fœtal sur l'humus spongieux que forme le chemin à cet endroit précis. J'ai froid, j'ai faim, je suis fatiguée, j'ai la frousse. J'en ai marre. Je veux que tout se finisse maintenant. La sorcière, la chose, la bête ou je ne sais quoi d'autre. J'abandonne. Fini.   Malgré tout, j'entends le son. Bref mais intense. Par dessus les gémissements qui retombent et reprennent, par vagues. Un sifflement. Je l'ai entendu il n'y a pas longtemps. Il y a quelques heures ? Je ne sais plus, le temps n'a plus aucune notion pour moi. Un nouveau sifflement. Mais je le reconnais maintenant. Le sifflement d'Herta. Ils ne sont plus très loin. Ce n'est pas fini. Pas encore.   Je me relève, encore prise de vertiges, et réussi à remettre debout sur mes deux jambes. Aller, marche, ma belle. Je suis les bouts phosphorescents, je suis le chemin. Je tente de me guider aux gémissements, qui redeviennent des cris ponctuels. Ce n'est pas très loin devant, sur ma gauche. Encore un sifflement. A 20 mètres ? 50 mètres ? -Ramène toi, on est là ! La forte voix chuchotée d'Herta. Je sursaute mais me rassure dans la même foulée. Je vois des buissons bouger à 5 mètres sur ma gauche. Et je les entends bouger. -Viens vite, reste pas sur l'chemin ! Je vois son capuchon, noir en l'absence de luminosité, émerger des buissons. Elle les écarte, et m'invite à la suivre. Il fait sombre et je ne la reconnais pas. Mais c'est sa voix, j'en suis sûre. Je la suis dans la végétation. Nous parcourrons en silence et difficilement une dizaine de mètres, avant d’atterrir sur une petite zone légèrement dégagée. Un corps sombre recroquevillé en boule, allongé sur le flanc, prend un quart de l'espace disponible. Une tache phosphorescente brille à côté de ce qui semble être une tête. Les râles et gémissements viennent de cette masse sombre. -Qu'est-ce qu'il se passe ? -Comme tu n'peux pas l'voir, mais l'deviner à sa corpulence, c'est Michon, qu'est mal en point. Herta ouvre son baluchon de gâteau et réalise quelques petits tas autour de la silhouette sombre. L'ensemble, ainsi que la tâche phosphorescente déjà présente à mon arrivée, permet d'y voir un peu plus clair. Et de constater qu'il s'agit effectivement de Michon. Il semble avoir de la fièvre, son capuchon renversé laissant apparaître sa tête dégoulinante de sueur, ses cheveux trempés. Sa mâchoire est crispée sur un bout de bois, ce qui n’empêche pas quelque râles de s'échapper de ses lèvres. Ses bras sont serrés autour de sa taille, ses genoux appuyant dessus. On dirait qu'il force sur ses cuisses pour enfoncer ses bras plus profondément dans son ventre. Il tremble. Je m'agenouille à ses côtés et passe ma main sur son front. Il est bouillant. Il ouvre des yeux vitreux et, semblant me reconnaître, desserre son étreinte pour dégager sa main droite qu'il glisse dans mes cheveux. -Kve f'ême. Je prends sa main dans la mienne et la serre fort. -Je ne comprends rien avec ton bâton. -Laisse tomber, reprend Herta, j'préfère pas qu'il l'enlève avec l'boucan qu'y fait ! -Mais que s'est-il s'est passé, depuis qu'on s'est perdu de vue ? -Pfff, si j'le savais... D'ailleurs, tu viens d'où ? Qu'es-ce tu foutais ? -Je... je ne sais pas si tu me croirais. Toi, d'abord. Elle me fixe d'un regard mort, et a un renvoi. -D'solé, j'me sens pas bien d'puis quelque temps. J'espère qu'j'ai pas choppé l'même truc qu'lui, glisse-t-elle en forçant un rire qui ne cache pas son inquiétude. -Alors ? -Bah... Avec la purée de pois, on s'est pris par la main, avec Michon, histoire de pas s'perdre, vu qu'toi, tu v'nais d'disparaitre. Et en marchant , j'me suis r'trouvé le cul par d'd'ssus la tête, en m'faisant prendre dans une sorte de piège à la con. Heureusement qu'Michon était là pour m'détâcher. Alors, on s'est dit qu'on allait s'planquer dans des buissons proches de la route, et attendre que ça s'lève, pour mieux y voir. Au début, le Michon, y s'sentait pas bien, mais j'pensais qu'c'était dû à la peur. Y causait pas, alors j'ai pas cherché à en savoir plus. On s'est installé dans un buisson pour zyeuter l'chemin. Pis au bout d'un moment, j'ai entendu des gargouillis v'nir d'son ventre. J'y d'mande si y va bien, y m'parle même pas : il hoche la tête pour dire non et il dégobille dans le buisson en faisant un bruit d'tout les diables. J'me dis qu'y faut pas rester là, et j'trouve ce tout p'tit coin dégagé. On y file fissa, et il s'écroule direct en boule par terre. Là, j'me dis qu'ça sent pas bon. Y commence à gémir tout douc'ment en se tenant l'ventre, comme là, mais en moins fort. Je me rends compte que Michon vient de me lâcher la main et s'est remis en position fœtale en se tenant le ventre. -Et ça a fait qu'empirer. J'ai l'impression de voir des choses bouger silencieusement derrière elle.     -J'ai même essayé d'le soulager, mais même ça, ça voulait pas. -De le soulager ? -Rah, faut tout t'apprendre, pucelle. Elle roule Michon sur le dos. Il ne semble même pas s'en apercevoir, tremblant de toute part. Elle descend son pantalon en jute, laissant apparaître un sexe long et épais, même au repos, qu'elle attrape et commence à branler. Quand même ! Je comprends qu'elle soit jalouse de son Michon. Une sensation de chaleur commence à envahir mon entrejambe. J'oublie la peur, la nuit, les monstres. J'imagine son sexe dans... Herta lâche le bout de Michon qui retombe inerte, et elle remonte le pantalon. -Tu vois ? Aucune réaction. Et j'peux t'dire qu'en temps normal, ça monte fissa ! Du coup, j'pouvais pas l'laisser là pour tenter d'chercher des plantes ou des racines, il avait d'plus en plus mal. Pis d't'façon, j'aurais rien vu dans c'te forêt, par un noir pareil.   Tout à coup, Michon relève brusquement son buste et, le bâton ayant quitté ses lèvres, se met à hurler du même son inhumain que tout à l'heure. Nous sursautons toutes les deux. -Putain, faut l'faire taire, y risque d'attirer des trucs ici ! Elle sort un couteau d'une de ses bottines. Non, elle ne va pas... Elle lève le bras. Je me précipite sur elle en gueulant : -Non ! Son bras retombe avant que je ne l'atteigne. Le pommeau du manche frappe violemment la tempe de Michon, dont le buste retombe dans un bruit assourdi par la terre spongieuse. Il semble inconscient. Elle n'a pas frappé du côté tranchant. Je termine ma course sur elle en lançant mes mains sur la sienne tenant le couteau : -Mais t'es complètement folle ! Donne moi ça ! -Dégage, salope ! Je tente de tordre sa main pour lui faire lâcher le couteau. -Lâche ça, t'aurais pu le tuer! Sa poigne tien bien l'arme. -Et après ! Je plante mes ongles dans la chair de sa main. -Putain, ça fait mal ! Mes ongles sont plutôt acérés. La main d'Herta s'ouvre, et le couteau tombe à terre. Je veux me précipiter dessus, mais sa main gauche m'attrape par le cou et me soulève pour me remettre sur mes pieds. Sa poigne titanesque me coupe la respiration. Je tente de planter mes ongles dans son bras, mais son capuchon et la veste en dessous sont bien trop épais pour que cela fonctionne. La main qui me tient ! Elle semble avoir comprise. Elle me projette à terre, et plonge sur le couteau. Le temps que je me relève, elle se tient déjà sur ses garde, couteau en avant, de l'autre côté du corps inerte de Michon. Ma situation n'est pas enviable. J'ai peur qu'il ne me reste qu'à parlementer : -Qu'est-ce qu'il se passe, maintenant ? -Tu vas t'calmer, p'tite, et r'prendre tes esprits. J'pensais pas qu'la bite à Michon t'f'rais cet effet, ricane-t-elle. Le picotement dans mes joues indique que je rougis dans la pénombre. Voyant que je ne réponds pas, Herta reprend : -Faut bien qu'tu comprennes des p'tits trucs, ma belle. D'une, c'est moi qu'ai l'couteau, et j'sais m'en servir. Vaut mieux qu'tu m'écoutes et qu'tu restes sage. De deux, faut qu'tu comprennes qu'dans son état, Michon est dev'nu un poids mort. Faut qu'on l'abandonne ici et qu'on s'taille d'là fissa. J'sais pas s'il a rameuté des bestiasses avec ces hurlements, mais j'ai pas envie d'le savoir. Et c'te forêt m'fout les jetons. Faut soye qu'on change de cachette pour attendre le soleil, soye qu'on tente d'sortir d'la forêt. Mais dans les deux cas, c'est sans lui. Elle pointe le couteau en direction de Michon. -Tu es un monstre ! -Non, j'veux juste vivre. Pas d'états d'âme. J'me suis bien amusée avec lui, y s'est bien amusé avec moi. Mais là, c'est fini. Y sortira pas vivant d'ce merdier dedans lequel on est, j'te l'parie ! -D'accord, pars, va te cacher, tente de trouver la sortie. Moi, je reste là, avec lui ! -Non. T'as pas bien compris qui s'est qu'a l'couteau. Et toi, ma belle, tu continues d'm'être utile. Et je continue de t'l'être. T'es bien trop intelligente pour que j'te laisse là. Et t'as bien trop besoin d'moi pour sortir de là. Je sais malheureusement qu'elle n'a pas tout à fait tord, compte tenu de la situation. Et je sais qu'elle sais que je le sais. -Vu qu'tu dis rien, c'est qu'tu sais qu'j'ai raison. Viens ici toper l'accord, et on s'en sort toutes les deux. J'enjambe le corps inerte de Michon et me présente devant elle. Elle range son couteau en signe de bonne volonté, et me tend la paume droite. Je la regarde dans les yeux. Et lui crache au visage. -P'tit pu... Elle me pousse en arrière, levant le bras comme pour me gifler, mais est prise d'un haut le cœur. En reculant sous l'effet de la poussée, je trébuche en arrière sur le corps de Michon, et m'affale sur le postérieur. Il me semble que des buissons bougent silencieusement. Et je vois. Et je sens.     Je vois Herta à quatre pattes, la tête vers le sol, vomir une substance phosphorescente. Je sens quelque chose gesticuler sous mes mollets, quelque chose qui semble venir du ventre de Michon. Interloquée par cette étrange sensation, je me relève, et commence à déshabiller le grand corps athlétique. Je passe mes doigts sur son ventre qui semble anormalement gonflé. Ma main continue son cheminement vers le pantalon. Passant en dessous, je m'aperçois que le gonflement continue jusqu'ici. Une chose flasque au bout légèrement visqueux touche ma main. Je comprends ce que c'est, mais cela ne me provoque cette fois-ci aucune sensation. Je suis complètement obnubilée par ce ventre surgonflé, et malgré tout, ce petit sillon qui semble se déplacer anarchiquement en surface. Comme si quelque chose évoluait en dessous. Et voulait en sortir ? J'entends un dernier hoquet d'Herta. Je lève la tête dans sa direction. Elle lève la sienne, et me regarde de ces yeux larmoyants : -J'me sens pas bien. A mon regard, elle se doute que quelque chose cloche. Elle s'approche à quatre pattes, et regarde dans la direction indiquée par mon doigt. -C'est quoi ? -Je n'en sais rien. En tout cas, ça n'a rien de normal. On dirait quelque chose qui veut sortir. -Ça m'plait pas. Faut qu'on s'casse d'ici. -Non, je veux savoir. -T'es folle. Je la regarde. Sentant qu'elle n'est pas au mieux de sa forme, je bondis dans sa direction, la renverse, et m'empare de son couteau. -Eh ! Tout doux, la belle ! Qu'est-ce tu veux faire avec ? M'faire remballer mes belles paroles de d't'à l'heure ? -Non. Je vais lui pratiquer une petite incision dans l'abdomen, pour voir s'il n'y a pas effectivement quelque chose qui veut sortir. -Ah, tu voulais l'sauver, final'ment, c'toi qui va l'faire crever ! -Une petite incision. Je recoudrais avec un fil tiré de son capuchon et son épingle. Herta ne répond rien. Je n'attendais de toute façon pas de réponse de sa part. Je m'assieds sur les tibia en chevauchant la tête de Michon, me penche et place la lame du couteau sur son ventre. Herta s'approche doucement, les yeux fixés sur le couteau. J'expire un grand coup, et me met à appuyer légèrement. J'ai à peine le temps de commencer la légère incision que le ventre explose dans un bruit de flétrissure. Nous sursautons et crions toutes les deux. Des bouts de chairs, de viscères et de gâteaux sanguinolents et visqueux nous éclaboussent le visage. Une odeur âcre et forte se répand dans l'air. -Putain, j'en ai dans les yeux, ça pique. L'acidité de l'estomac, sans doute. Je m'approche d'Herta, et lui essuie le visage. Les bouts de chair et de viscères sont chauds sur mon visage. Une fois ses yeux nettoyés, elle passe un coup de son capuchon sur mon visage. La fraîcheur de la nuit revient sur mes joues. C'est alors seulement que nous le voyons. Nous avons toutes les deux un haut-le-cœur. Il est d'ailleurs très visible, brillant dans le noir. Une sorte de petit bonhomme plat, tout en rondeur, de la hauteur d'une petite pomme. Il semble fait de la même matière que le gâteau de la maison de la sorcière, puisqu'il brille de la même manière. Sa tête ronde est ornée de deux yeux que l'on croirait fait de deux raisins secs. Sa bouche, ventousée sur un gros organe marron de forme triangulaire, semble faite de petits triangles blancs pointus que l'on croirait être du sucre glace. J'ai des frissons, la tête me tourne. Ses deux bras ressemblent à deux langues de chat, attrapant à bras le corps l'organe ventousé à sa bouche. Je crois que c'est le foie. Pour s'approcher encore un peu plus, la petite chose lève une jambe du cloaque sanguinolent dans lequel elle se trouvait. La jambe ressemble à s'y m’éprendre aux bras. J'entends Herta qui renifle bruyamment. La chose est en train de manger le foie de Michon. De l'arrière de son corps sort en continu une traînée de substance qui ressemble au gâteau. Comme si elle mangeait l'intérieur du corps de Michon, pour déféquer en continu du gâteau venant remplacer le vide. Je remarque alors que l'estomac et les intestins ont complètement disparus, remplacés par une épaisse couche de gâteau. La petite créature continue son chemin vers le milieu du foie, pataugeant dans une soupe de sang, glaires, viscères et gâteau, sans nous prêter attention. Je suis sidérée. Je crois qu'Herta avait raison. Je crois qu'il n'y a plus rien à faire pour Michon.   Soudain, un cri aiguë me sort de ma morbide contemplation. Herta se rue sur la petite créature, l'extirpe du torse en parti ouvert et la décapite d'un coup de dent rageur et recrache la tête. Elle réduit le restant du petit corps en bouillie de gâteau. Puis elle s'effondre en sanglotant.   Je ne pensais pas que l'on pouvait vider autant de larmes sur toute une nuit. Alors que celle-ci n'était pas encore finie. Je me glisse tout doucement aux côté d'Herta, la prends dans mes bras et m'allonge sur le flanc, la forçant à faire de même. Je cale sa tête sur mon épaule et me mets à lui caresser la tête. Je viens de comprendre qu'elle avait compris qu'elle avait également mangé du gâteau chez la sorcière.   Des buissons se mettent à bouger silencieusement devant mes yeux...

Chapitre 9 :
Phag(at)ocyté

de l'histoire
Lune sanglante
par Wargen
Fantasy Chaperon Rouge Conte

La douce odeur de terre fraîchement retournée se mêlait aux arômes métalliques du sang dans mes narines. Il n’existait que le noir derrière la barrière de me paupières closes. Enfin, le temps du repos arrivait, la morsure gelée d’Ull ne m’atteignait presque plus. La pulpe de mes doigts caressèrent la pierre sur laquelle mon futur cadavre gisait. Lorsque je relevait le bras, le plafond m'accueillit solide et rassurant. La pauvre n’avait pas pu attendre mon trépas définitif pour me remettre à la terre. Tant pis, le temps, le manque d'oxygène et les insectes charognards feraient bientôt leur office. Les champs dorés et le festin des dieux resteraient réservés aux morts avec les honneurs. Peu importe, je reverrai bientôt ma femme, mon fils, ma soeur, ma mère et tous ceux dont le fil de vie avait tissé mon histoire. Mon oreille capta un son provenant de la droite. Un crépitement qui réveilla en moi les souvenirs de mon enfance à admirer danser les flammes dans la cheminée. Valseuses hypnotiques parées d’or de cuivre ondulant sous les aléas du vent. Mémoire oubliee d’un temps où le bois pouvait sécher et s’embraser. Ma joue confirma cette impression de chaleur, laissant un goût de paradis diffuser dans mon corps qui se détendait. Une main chaude atterri sur mon front. Tant bien que mal j’ouvris les paupières dans mon lit creusé à même le mur d'une grotte.Mon ange avait transpiré. Des preuves de sueur que les mortels ne pouvaient plus se permettre, source insidieuse de refroidissement précoce et d’agonie par la mort blanche. Elle me sourit, encore habitée par ce feu ardent de ceux que les rêves et espoirs consument encore. La brûlure communicative de cette simple vision d’un sourire se propagea timidement au début, soupe chaude après bouillon de racines. Avec la patience d'une mère, elle me reapprit à marcher malgré les orteils qu’elle avait du m’enlever, à écouter autre chose que les bruits permanent de mes pensées, à parler au pluriel, à regarder sans juger comme elle l'aurait fait avec un nouveau né. Seul îlot de nuit dans un paysage blanc lumineux, elle partagea avec moi les secrets de sa grotte, des ses racines et ressources, profitant de mon rétablissement pour partager sa flamme. Sottise que de penser rallumer un coeur dont la lumière s’était fanée depuis trop longtemps.Un soir, j’osais lui avouer que la mort m'eût peut être été plus douce que de continuer sans eux. Elle s'arrêta pour me fixer d’un regard vert plus glacé qu’un glacier de montagne sous le vent du nord. Sans un mot, elle retourna à son établi me laissant plus seul que le spectre que je me sentais déjà devenir. Deux jour plus tard elle revint avec deux bols. Le récipient de remède à droite, un autre de poison à gauche. Elle me lanca cet utlimatum qui me fit sourire. Si je prenais la soupe, je devenais membre de son clan et devrait alors me battre pour les ressources jusqu'à donner une raison aux dieux de m'accueillir. Si je prenais le poison, elle offrirait mon corps au feu pour se réchauffer un moment et nourir les arbres dont les racines et l'écorce la nourrissait. Faible que j'étais, j'executait quelques pas vers l’échelle refusant ce choix, mais un coup d’oeil à travers le blanc qui recouvrait le puit de lumière eut raison de ma couardise. Je retournais fixer ces yeux verts intenses qui me lançaient leur défi. Puis d’une main je saisis un bol et l'avalanche d’une traite. Puis je lui demandais son nom. Val. Tout comme son choix..Valkyrie ou Valhalla ? A son tour, en souriant elle me demanda pourquoi j’avais choisi le bol de …

Chapitre 3 :
La soupe

de l'histoire
Désert Blanc
par R.Th
Début Écriture Collaboratif

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 1714 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 413 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 185 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 170 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
Découvrez les secrets dans les règles du jeu situées en bas de cette page.
Ton total de points TRB est visible sur ton profil, où tu peux également les utiliser pour débloquer des avantages exclusifs tels que des liens vers ton site web, tes livres ou tes réseaux sociaux.

Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 160 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 77 suites.


Les chapitres de

Wargen

ont engendré 63 suites.


Les chapitres de

R.Th

ont engendré 49 suites.

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