The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
858739 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



321 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
par Shadowlight
Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



452 lectures
1 suite

Chapitre 1 : Je t'aime

de l'histoire Je t'aime
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



426 lectures
0 suites

Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



933 lectures
0 suites

Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



1404 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1500 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

C’était un signe évident que j’étais sur le bon chemin. Alors que j’entamais mon casse-croûte, un sentiment d’apaisement s’empara de moi. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ce calme intérieur, celui qui indique que tout va bien aller désormais. J’avais désormais la certitude que je mènerais à bien cette mission. J’étais lancé sur la piste de mon père, et rien ne m’arrêterait. Fort de cette assurance retrouvée, je me relevais, prêt à partir, et chargeais mon pesant fardeau sur mon dos. Alors que j’ajustais les sangles, un caillou à terre retint mon attention. Il s’agissait d’une toute petite améthyste, que je reconnus aussitôt. C’était une pierre que mon père m’avait offerte le jour de mon dixième anniversaire, et elle avait été la première d’une longue collection. J’avais presque oublié son existence, tant elle était maintenant un petit fragment insignifiant auprès des milliers d’autres que j’avais amassé étant enfant. Je me baissais pour la ramasser, et le petit interstice qu’elle laissa dans le sol me révéla une petite plume verte et rouge, ayant probablement appartenu à un oiseau exotique aux couleurs vives. Je dégageais la petite plume et la contemplais avec attention. En la faisant tourner entre mes doigts, je repérais deux lettres tracées au stylo à encre : E. J. C’était le premier indice digne de ce nom que mon père me laissait, et avec lui venait une question : qu'étais-je censé comprendre ? Je la rangeais soigneusement au milieu du petit carnet que j’avais gardé dans ma poche et me remit en route. Les questions m’assaillaient à nouveau, et ce craquement irrégulier qui résonnait dans les bois tout autour de moi commençait sérieusement à m’inquiéter.

Chapitre 4 :
Chapitre 4 : Exotique

de l'histoire
Sac à dos
par Heizan
Writober Défi Écriture Collaboratif

Vous hoquetez difficilement en réalisant le prix de la bière ! Votre bourse, déjà légère, ne supporterait pas beaucoup de telles dépenses. Il est temps de jouer une de vos cartes maitresses. Vous vous tournez vers l'individu à la carrure élancée, cherchant à capter son attention avec politesse et une pointe de charme. — Excusez-moi, gent sieur, je me trouve dans une situation un peu fortuite et quelque peu délicate... Pourriez-vous m'aider à régler cette bière ? L'homme soupire. — S'il vous plait ? Après une courte hésitation, il sort une bourse bien remplie et paye le barman pour vous. Vous ne pouvez vous empêcher de commenter, à moitié en plaisanterie : — Dis donc, vous n'êtes pas à court de pièces, vous ! Vous faites quoi comme métier ? Vous découvrez une voix grave, caverneuse, qui résonne avec force jusqu'à vos oreilles : — Normalement, je donne des quêtes aux personnes héroïques, mais aujourd'hui, ça ne sera pas le cas... — Pourquoi ça ? — Parce que c'est de vous dont j'ai besoin. Vous manquez de vous étouffer avec votre bière. — De quoi ? Il retire sa capuche, révélant un visage émacié, encadré de cernes profonds. Ses yeux semblent creusés dans leurs orbites, comme s'ils avaient déjà vu trop de choses pour une seule vie. — Je suis Lim-Dûm, dit-il d'une voix teintée de désespoir, comme si cet échange lui avait couté beaucoup plus cher que quinze pièces de cuivre.

Chapitre 6 :
Vous jouez de votre charme

de l'histoire
Belette Affable
par Bat.Jacl
Fantasy Héros Humour

L’aurore teintait le ciel de nuances de roses que je n'aurais jamais imaginé la nature capable de produire, comme une peau enflammée d’une part et gelée de l’autre. Ou peut-être n'était-ce que le reflet de mon état d’esprit du moment, excité par l’adrénaline un instant puis déprimé par la dopamine une seconde après.La buée qui envahissait le pare-brise diminuait progressivement le temps qu’il me restait pour admirer ce spectacle éphémère. Il serait bientôt perdu à jamais dans le temps et ma mémoire aussi évanescente que ce fragile moment.Elle dormait encore à l’arrière, mais il ne me restait que peu de temps pour me décider, s’il n’était pas déjà trop tard. Un mouvement naquit sur la droite. Un passant qui se rendant au travail, trop tard pour un boulanger, trop tôt pour un vendeur de chaussures. Puis une deuxième arriva bien vite alimentant le flux croissant d’anonymes passant dans la même rue au même moment sans se dévoiler un regard, tous affairés à une tâche bien précise, bien déterminée comme décidée par quelqu’un d’autre. Des automates pris dans les filets d’un plus grand dessein collectif, engrenages d’un tableau dont la finalité nous échappait à tous peint par une intelligence collective ou une divinité aux objectifs insaisissables. Aucune hypothèse ne trouvait grâce à mes yeux.Quelle que soit cette intelligence, il me fallait à présent la surpasser pour qu’elle m’ignore. Passer à travers la fourmilière et ses milliers d’habitant sans éveiller les soupçons ne serait pas une mince affaire. Même les alliées que je croisais chaque jour semblait compromises, comme Mme Chen, l’épicière 24/24 du coin chez qui j’avais tenté de trouver un refuge pour réfléchir, mais qui avait exprimé bruyamment sa crainte en me voyant. Ses cris résonnaient encore dans mon crâne, surtout au niveau de la bosse sur ma tempe, dont le noir s’accentuait encore. Parfois une larme de sang en coulait accentuant la douleur et propageant un voile rouge devant mon œil droit.Manifestement, je n’aurais jamais pu atteindre l’aéroport avec l’usurpatrice. J’avais besoin de soins et d’anonymat. D’après les grésillements de la radio, il ne me restait ni l’un ni l’autre. Ce Clomenski osait me juger devant la presse avant même de m’avoir retrouvé. Quand tout irait mieux, il faudrait que je le rencontre en privé. Mais pour l’instant, il fallait que je décide quoi faire de l’usurpatrice. Mon visage devait encore être gravé dans sa rétine et elle ne viendrait pas de son plein gré. La solution simple aurait été de la tuer avant d’aller chercher Amanda, la vraie. Simple… Plus facile à dire qu’à faire, je n’avais pas pu. En la regardant dans le rétroviseur, allongée sur la banquette arrière, ses cheveux blonds bouclant sur sa joue, mon doigt avait glissé de la gâchette. Je n’aurais jamais pu l’étrangler non plus.Force m’était d’admettre, que ma seule solution était de l’abandonner, mais je ne ferai pas ça avant d’être sûr qu’elle se réveillerait en bonne santé. Un hôpital ? Trop voyant, ils ne manqueraient de me poser des questions. Un vétérinaire pour me soigner moi-même. Trop risqué à deux avec les chiens, il fallait que j’aille vite. J’irai seul chercher le matériel dont j’avais besoin. Il ne me restait que l’option qui s’étendait devant mes yeux. Mais il me fallait attendre que le flot de fourmis se calme. Ou improviser. Je me vis composer le 112 sur le téléphone et décrocher comme un de ces automates qui passaient dans la rue.« 112 je vous écoute.- Il y a une jeune fille abandonnée dans une voiture au croisement de la rue Jean Moulin et de l’avenue Zola, en face de la caserne des pompiers. Elle a été droguée à la kétamine et se réveillera bientôt.- Qui êtes-vous ? - Localisez ce téléphone si besoin. »Le haut-parleur grésilla encore, mais je fermais déjà la voiture à clefs en laissant mon seul moyen de communication sur le siège passager. A l’aide d’une échelle de service, je me hissais sur un toit pour observer. Elle se réveilla avant l’arrivée des secours, vomit en souillant ses beaux cheveux effaçant le parfum fleuri du shampoing que sa mère utilisait depuis bien avant notre rencontre. Comme quoi, l’immuable pouvait encore trouver sa place dans ce monde.Trop faible, elle n’arriva pas à ouvrir la voiture. Les pompiers cassèrent la fenêtre et l’emmenèrent loin de moi, pour lui prodiguer les soins dont elle avait besoin. Ma main se serra plus fort autour de la poignée de l’arme. Il ne me restait plus qu’une chose à faire et j’étais déterminé. 

Chapitre 5 :
La fourmilière

de l'histoire
Amanda
par R.Th
Début Écriture Fiction

La porte de la cuisine grince en cédant sous la pression d'Orianne. Elle pénètre dans une obscurité presque totale, où les ombres s'étirent et se contractent sur les murs comme des spectres en mouvement. Son regard se pose sur des crochets en acier suspendus au plafond. Rouillés, tachés, ils évoquent des instruments de torture plus que des ustensiles de cuisine. Le sol est un patchwork de taches sombres, et une odeur âcre, métallique, s'insinue dans ses narines. Elle avale difficilement sa salive, sentant une boule se former dans son estomac. Un bruit sourd et humide rompt le silence. Des sons de succion, de mastication, émanent de l'arrière de la pièce. Puis, ils se font plus forts, plus insistants. Son imagination s'emballe. Elle visualise des mâchoires démesurées, des crocs acérés déchirant de la chair. Ses mains se crispent, ses jambes flageolent. Avant même de réaliser ce qu'elle fait, elle se retrouve devant la porte du garde-manger, la claquant avec une force qu'elle ne se connaissait pas. Les mots s'échappent de ses lèvres en un murmure à peine audible : — Qu'est-ce que c'était ? Un grincement sourd lui répond de l'autre côté. Quelque chose se lève, se déplace. Des pas lourds, traînants, se rapprochent. Chaque empreinte sonore est comme un marteau frappant son courage, le réduisant en miettes. Elle tente de barricader la porte avec des chaises, mais elles sont ridiculement légères, impuissantes. Ses mains se saisissent d'ustensiles, de casseroles, mais tout lui semble futile, dérisoire. Son cœur tambourine dans sa poitrine, chaque battement amplifiant sa terreur. En désespoir de cause, elle attrape un couteau de cuisine, le plus grand, le plus tranchant. Ses mains tremblent tellement qu'elle craint de se blesser, mais cette peur est éclipsée par l'horreur de ce qui approche. Elle se tient là, les yeux rivés sur la porte, le couteau brandi comme un talisman fragile. Le tic-tac de l'horloge de la cuisine s'accélère, chaque tic-tac résonnant comme un compte à rebours vers une inévitable confrontation.   ***   Angie, le souffle court, pousse la porte d'une pièce au hasard et s'y engouffre. La clé, déjà insérée à l'intérieur de la serrure, tourne avec un cliquetis, trop fort pour le silence oppressant. L'air est lourd, imprégné d'une odeur de moisi et de renfermé. Les murs sont tapissés de papier peint jauni, écaillé, comme si le temps lui-même avait cherché à s'échapper de cette pièce. Ses yeux se posent sur une étagère en bois sombre, presque dissimulée dans l'ombre. Des poupées vaudou y sont alignées. Au premier coup d'œil, elles l'effraient, leurs visages figés semblent la fixer avec une intensité dérangeante. Puis, elle se rend compte que l'une d'elles lui ressemble étrangement. Les cheveux, la forme du visage, c'est elle ! — Je… Quoi ? Mais pourquoi ? Son regard glisse ensuite vers une autre poupée, celle avec les lunettes épaisses — c'est Orianne ! Et là, celle avec les cheveux en bataille, c'est Rémi. — Sept poupées… C'est nous tous, murmure-t-elle, une boule d'angoisse se formant dans son estomac. Angie fixe les poupées, les yeux écarquillés, l'esprit en ébullition. Chaque poupée la regarde en retour, leurs yeux de bouton luisant d'une malveillance silencieuse. Mais alors, son regard s'arrête sur une poupée qui détonne parmi les autres. Un adulte, presque adolescent, aux longs cheveux blonds. Qui est-ce ? Et pourquoi n'est-il pas l'un des babysitters ?   ***   Ernest, le cœur battant, s'approche d'une porte qu'il pense mener à la buanderie. Il se souvient de l'odeur du linge propre et du doux ronronnement de la machine à laver chez sa mère, un sanctuaire de normalité. Comme sorti de nulle part, Rémi le pousse sur le côté et ouvre la porte en grand. — Je ne t’avais pas dit que je voulais cette pièce ? Ensemble, ils pénètrent dans la pièce et Ernest est frappé par une réalité inattendue : ce n'est pas une buanderie, mais un bureau. Un grand bureau en bois massif trône au centre, entouré d'étagères remplies de dossiers et de livres reliés en cuir. L'air est chargé d'une gravité silencieuse, comme si les murs eux-mêmes étaient témoins de décisions lourdes de conséquences. Un frisson les parcourt simultanément. Les règles du jeu sont sans équivoques : « Ne pas être plus de deux dans le bureau. » Sans savoir pourquoi, une vague d'angoisse gagne Ernest, il sent qu'il vaut mieux ne pas transgresser cette règle. — Bon, c'est mon endroit, tu devrais partir, déclare Rémi. Sa voix porte une pointe d'autorité, comme s'il était déjà le maître des lieux. — Tu rigoles ? J'étais là en premier ! rétorque Ernest, les bras croisés sur sa poitrine. Ses yeux se plissent en une expression de défi, comme s'il pouvait repousser Rémi par la seule force de son regard. — Écoute, on n'a pas le temps pour ça. Les règles sont claires, et je ne veux pas savoir ce qui se passe si on les enfreint, insiste Rémi. Tiens, une faille ! — Ah ! Donc, tu es du genre à respecter les règles ? raille Ernest en s’avançant d’un pas en direction du bureau. Rémi tressaillit avant de se ressaisir. Puis il serre les poings, comme s'il s'apprêtait à en venir aux mains. — Très bien, réglons ça comme des hommes ! s’exclame-t-il en frappant soin poing serré dans la paume de sa main. Pour un instant, le temps semble suspendu, puis Ernest comprend. — En combien de manche ? — Une seule ! affirme Rémi avec un regard mauvais. — Puit interdit ? — Évidemment ! — D'accord, mais agissons vite, c’est bientôt 23h ! Ils se positionnent, les poings fermés devant eux. Les mains s'agitent et se figent. Rémi a formé un poing, symbolisant la pierre. Ernest, quant à lui, a choisi la feuille — La feuille s’empare de la pierre, s’exclame-t-il, savourant sa victoire. Je gagne. Le visage livide de Rémi lui fait réaliser qu’il est bien content de ne pas crapahuter en courant dans les couloirs à ce moment-là. — Dépêche-toi, il ne reste qu'une minute avant 23h ! — Mais je ne sais même pas quelles sont les autres pièces de libre ! s'exclame Rémi, avant de disparaitre en trombe dans le couloir, laissant la porte ouverte derrière lui. Ernest, sans perdre une seconde, se précipite vers la porte. Ses doigts se referment sur la poignée froide et il la claque derrière lui, verrouillant la porte avec un soupir de soulagement mêlé d'appréhension. Il est seul maintenant, enfermé dans ce bureau qui semble cacher bien plus que des dossiers.   ***   Madeleine pousse la porte de la buanderie et la verrouille derrière elle. Le doux ronronnement de la machine à laver en marche et l'odeur familière de lessive au lavandin emplissent la pièce. Pour un instant, elle se laisse bercer par cette illusion de normalité. Alors qu'elle s'assoit sur une pile de linge propre, le tissu doux contre sa peau, Madeleine laisse son esprit vagabonder. Elle pense avec tristesse à ce que sa vie aurait dû être. C'est alors qu'un rire d'enfant brise son début de pensée, un rire qui aurait dû être joyeux, mais qui, dans ce contexte, lui glace le sang. Le rire provient de derrière elle, de l'obscurité qui enveloppe les recoins de la buanderie. Prenant une grande inspiration pour rassembler son courage, Madeleine se lève et se dirige vers la source du rire. Ce n’est surement qu’une des triplées ! Ses mains tremblent légèrement alors qu'elle écarte une pile de linge sale. Et là, cachée comme une petite souris, elle découvre une fillette. — Oh, tu es là ! s'exclame Madeleine, un sourire soulagé éclairant son visage. Tu ne devrais pas être au lit ? La fillette la fixe, ses yeux d'un bleu profond paraissant sonder jusqu'aux tréfonds de l'âme de Madeleine. Un frisson glacé parcourt l'échine de cette dernière, comme si une main invisible venait de la saisir par le cœur. — Je ne suis pas celle que tu crois, murmure la fillette alors que sa voix a changé. Elle est plus grave, plus âgée, comme si elle provenait d'un autre monde, d'une autre époque. Madeleine sent une pression atmosphérique s'abattre sur la pièce, comme si l'air même refusait de circuler. Les murs semblent se rapprocher, et le ronronnement de la machine à laver se transforme en un grondement sourd, presque menaçant. — Je suis L'Ami, continue la fillette, chaque syllabe tranchant l'air comme une lame.  Ouvre la porte, maintenant, avant 23h ! Le visage de Madeleine blêmit.   ***   Melvil avance dans le couloir, ses yeux rivés sur le sol, où des taches écarlates ponctuent le parquet. Du sang ? Non, ça doit être une mise en scène, une farce macabre, se persuade-t-il. Il secoue la tête, comme pour chasser cette idée obsédante. — Je suis trop vieux pour ces conneries, murmure-t-il, mais sa voix tremble, trahissant une anxiété qu'il ne peut plus ignorer. Une sensation glaciale lui parcourt l'échine, comme si chaque goutte de sang était une note dans une sinistre symphonie d'avertissements. Il pénètre plus profondément dans le couloir, incapable de détourner son regard du liquide rougeâtre qui semble s'étendre, comme une marée montante de l'horreur. Un meurtre vient-il de se produire ? Est-il le prochain sur la liste ? Son cœur tambourine dans sa poitrine, chaque battement amplifiant son malaise. Et puis il le voit. Un corps gît à l'extrémité du couloir, baignant dans une mare de sang. Melvil se fige, un froid glacial envahissant son être, comme si une main spectrale venait de se poser sur son épaule. Il détaille le corps d'un adolescent, aux longs cheveux blonds, étalé de manière grotesque sur le sol, comme une marionnette désarticulée. Avec une prudence qui frise la paralysie, Melvil s'approche du corps. Chaque pas est un effort monumental, comme s'il marchait dans un marais d'angoisse. Et alors, la révélation le frappe de plein fouet : ce visage, il le connaît ! C'est le lycéen qui a jetté son invitation pour le babysitting dans la poubelle. — Il s'appelait Melvil…

Chapitre 3 :
Il s'appelait Melvil…

de l'histoire
À 19h chez les Faustin
par Bat.Jacl
Halloween Horreur

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R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
Découvrez les secrets dans les règles du jeu situées en bas de cette page.
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Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 170 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 78 suites.


Les chapitres de

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Les chapitres de

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