The Root Book

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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
890165 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


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Quelques Chapitres à ne pas oublier

Visiblement abasourdi, Short Jack Lead plisse ses yeux rieurs et passe une main tremblante dans sa barbe hirsute. — Capitaine-adjoint, hein ? répète-t-il, semblant peser chaque syllabe. Ça signifie que... Il s'interrompt, une lueur d'excitation sauvage dans le regard. Avant que vous ayez le temps de clarifier quoi que ce soit, il éclate d'un rire tonitruant, s'exclamant : — Ah, Poulpito, mon garçon, tu ne te rends pas compte de ce que tu viens de proposer ! Je vais enfin pouvoir réaliser mon rêve ! Intrigué, vous lui demandez de s'expliquer, mais Short Jack Lead semble déjà absorbé par sa propre vision. L'homme, comme un magicien, sort un trousseau de clés de nulle part et déverrouille la cellule dans laquelle il était auparavant confiné. Vous vous interrogez alors sur les raisons de son auto-emprisonnement apparent, mais avant que vous puissiez entièrement formuler cette pensée, il vous interrompt. Avec une agilité surprenante pour un homme de son âge, il fait un bond et tente de grimper sur votre épaule, s'accrochant à votre veste avec une détermination farouche. D'abord surpris, vous tentez de garder votre équilibre sous le poids du vieil homme. Vous voilà bien embêté, ne sachant comment lui annoncer sa méprise. — Enfin, je vais pouvoir récupérer la place de cet horrible ouistiti ! s'écrie-t-il avec une joie enfantine. Devant un tel engouement, vous décidez de laisser passer un moment, peut-être que l'absurdité de la situation se révélera d'elle-même à Short Jack Lead. En attendant, vous vous promettez une chose : de bien préciser les termes des futurs postes proposés à l'équipage.

Chapitre 12 :
Vous regrettez la proposition

de l'histoire
Poulpito
par Bat.Jacl
Pirate Poulpito Héros

C'était un mardi matin comme un autre. Il s'était mis à pleuvoir des cordes, il y a de cela quelques minutes. J'avais eu la malchance de me retrouver chasser de mon propre appartement, alors que je venais à peine de sortir du lit. Paradoxalement, cette scène m’était quelque peu familière. Si je comptais bien, c'était tout de même la 6ᵉ fois en deux mois que de tels déboires m’arrivait. J’aurais sans doute préféré éviter la fraîcheur automnale et l'odeur des pots d'échappements des travailleurs se rendant à leurs bureaux. Mais si je devais être parfaitement honnête, j'y étais tout de même pour quelque chose dans cette histoire. Disons que j'avais une fois de plus voler, hier soir, les biscuits préférés de ma colocataire. Qui n'était autre que ma sœur d'ailleurs. Elle n'avait, mais alors pas du tout apprécié cet outrage. Et bien que sur le coup mon larcin m'avait bien fait rire, avec le recul, je me serais bien passé de la vengeance qu'il allait entraîner. J’avais été réveillé en fanfare, c'est le moins qu’on puisse dire. C’est fou le nombre de vidéos de trompette qu’un esprit malicieux et excentrique peut trouver sur internet. J’avais juste pu enfiler mes vêtements, que déjà cette chipie me mettait à la porte tout en me jetant au visage :  “– Avec des grands frères comme toi, pas besoin de Némésis ! Mes gâteaux sont sacrés !”  Le laçage de mes chaussures se fit donc sur le palier. J’aurais pu tout à fait rester dans mon immeuble en attendant d’avoir l’autorisation de rentrer dans l’appartement, le temps que ma sœur se calme un peu. Mais la lumière du hall était en panne depuis deux mois, rendant les lieux assez angoissants. Alors, j'ai préféré sortir.   Qu'allais-je bien pouvoir faire aujourd'hui ? Ça, c'était une bonne question ! J'avais la chance de ne pas devoir aller à la fac aujourd'hui, vive mon emploi du temps de master plus qu’allégé depuis la fin de mon stage. N’ayant pas particulièrement envie d’aller réviser à la bibliothèque, et n’ayant dans tous les cas pas mon matériel avec moi, j'avais initialement décidé d'aller me poser tranquillement dans un parc. Mais s'était sans compter sur les caprices de la météo. Le bruit de ma course se mit à résonner dans les rues. J'évitais plusieurs fois de glisser sur les pavés détrempés. Je devais impérativement trouver un lieu où m’abriter, sans quoi je tomberais assurément malade.   Finalement, au détour d'une rue, je découvris enfin une enseigne qui semblait allumé. Je n'eus même pas le temps de voir ce que s'était, mes vêtements étant déjà totalement détrempés. La porte claqua derrière moi, provoquant par là même un léger tintement. Un léger courant d’air me suivit au passage, me donnant davantage la chair de poule. Je commençais à m’avancer dans la pièce puis je m’arrêtai brusquement. Trempé comme j’étais, je préférai m’assurer rapidement que je n'allais pas tremper un quelconque parquet. Mais la chance semblait être avec moi, le sol était en vinyle beige. Je me trouvais visiblement dans une boutique d'antiquités, étant donné les nombreuses et massives armoires de bois, ou encore les présentoirs chargés de bibelots en tous genres. De-ci de-là des abat-jours ajoutés une lumière bienvenue dans ce lieu obstrué. Je m'avançais un peu plus loin dans ce labyrinthe, bizarrement curieux des mystères que je pourrais y trouver. "– Bonjour, veuillez m'excuser du retard, j'étais dans la remise. Bienvenue au Crocodile, que puis-je faire pour vous ?" C'était une voix féminine qui venait de m'interpeller, et qui, par là même, m'avait fait sursauter. Tout naturellement je me tournai vers l'origine du son, situé derrière un épais paravent aux allures asiatique. Un peu gêné de cette situation, je passais mécaniquement la main dans mes boucles brunes. "– Pas grand-chose en vérité, je suis vraiment désolé, mais je viens de rentrer totalement par hasard ici à cause de la pluie, mais je peux repartir si je vous dérange. – C'est vrai qu'ils avaient annoncé de l'orage hier. Ne vous en fait pas, je ne vois pas de problème à ce que vous restiez le temps que ça se calme. De toute manière ce n’est pas comme si je croulais sous les clients en ce moment, me répondit-elle en riant. » Je m'étais petit à petit avancé, dépassant l'obstacle qui m'obstruait jusque-là la vue. Face à moi se trouvait maintenant un comptoir au bois sombre, et sur lequel des gravures verdâtres représentaient un œil de reptile.   Juste derrière se trouvait mon interlocutrice. Celle-ci réagi immédiatement après m'avoir aperçu.  "– Ho, mais vous êtes trempé ! Attendez-moi ici deux minutes, je vais vous chercher de quoi vous sécher." Avant que je ne puisse répliquer quoique ce soit pour l’arrêter, la rassurer sur mon état, elle était déjà repassé au travers du rideau blanc situé derrière elle. Quand elle redescendit, elle portait sur l’épaule deux grosses serviettes et du bout des bras un gros plateau de thé. Celui-ci vacillait, et semblait être prêt à tomber à tout moment. "– Je me suis dit que ça te réchaufferait, et vu que je ne savais pas ce que tu préférerais j'ai ramené un peu de tout. Au fait, désolé de te tutoyer, si ça te dérange dis-le, me dit-elle en me tendant une tasse et du sucre. C'est juste que je viens de regarder la météo sur mon téléphone, et visiblement, tu vas être bloqué ici encore un petit moment. Donc je pense que ça sera plus simple le tutoiement. – Pas de problème avec ça, ni avec le thé d'ailleurs. Et le vouvoiement est assez ridicule à notre âge n'est-ce pas ? " Elle m'accorda ce point. Elle paraissait avoir, tout comme moi, un peu plus que la vingtaine. Je me permis donc de faire de l'humour, pour détendre l'atmosphère.  "– Sympa tes mugs. Un pingouin de Noël et une Edwige toute ronde. La reine d'Angleterre aurait de quoi être jalouse de ce magnifique service de porcelaine ! – Oui sans doute, fit-elle avant de sourire. Et encore, ne te plains pas, j'aurais pu ramener un chocolat chaud et des petits biscuits.  – Ça ne m'aurait pas plus dérangé que ça, je suis un grand gourmand. Mais ça me joue souvent des tours." Voyant son regard intrigué, je lui racontai plus en détail ma déconvenue matinale. Le reste de la conversation porta sur ma relation avec ma sœur, mes études et sur notre passion commune des sucreries.   Cette jeune femme était assez pétillante, et avait beaucoup de répartie. Je me suis rapidement sentie assez à l’aise pour parler de moi. Cela faisait certes partie de mon tempérament, mais j’avais perdu l’habitude de parler à d’autres personnes. J’avais récemment rejoint ma sœur dans cette ville afin de faire mes dernières années de formation. Mais depuis la rentrée, je n’avais pas vraiment eu l’occasion de nouer de nouvelles relations. Les groupes d’étudiants étaient déjà bien formés et peu adaptés aux nouveaux. Le temps continuait de s'écouler, la pluie tambourinant toujours sur la devanture, mais dans cet instant suspendu, c’était comme si l’on était de vieux amis, badinant autour de leurs tasses de thé. Néanmoins, la conversation avait quelque chose d’étrange. J’étais le seul à partager des anecdotes sur ma vie. Dès que je tentais d’en apprendre davantage sur elle, elle semblait esquivé le sujet. Au demeurant, ça n’a rien d’étonnant, après tout nous ne nous connaissions pas. Mais cela me paraissait assez mégalo de ne parler que de moi. Donc je décidai de tenter une autre approche :  “– Comment se fait-il qu’une jeune femme comme toi travaille dans un magasin d’antiquaire? Pas que je trouve ça mal, je te rassure, m’empressais-je de dire. Mais c’est juste, comment dire, surprenant, j'imagine. Notre génération ne s’intéresse pas à ce genre de domaine généralement.” Un silence s’installa quelques secondes. Avais-je été vexant? C’est bien mon style ça, maladroit comme je suis. J’avais sans doute ruiné mon premier début de relation en trois mois dans cette ville. Mais avant que je ne puisse continuer à divaguer dans mes pensées, elle commença à me répondre. “– En fait, c’était le magasin de mon oncle. Mais il est parti il y a quelques années, et j’étais la seule disponible pour reprendre le flambeau dans la famille. J’avais toujours été fascinée par cette boutique et ses mystères quand j’étais petite, donc je m’y suis volontiers consacré. Il y a ce je-ne-sais-quoi ici qui parait presque irréel.” Je ne pue que confirmer ce constat. Les lumières tamisées, les statuts d’anciennes divinités et les tableaux accrochés aux murs nous faisait comme voyager dans le temps. Là où en rentrant, je trouvais que l’espace était désordonnés, en regardant plus en détails, on se rendait compte que l’agencement était en fait bien pensé. Tout cela formé un décor très hétéroclite. Mais ce qui me perturbait le plus, je pense, c’était cette sorte d’énorme broche posait sur une étagère. Elle était dorée, en forme de crocodile, et ses yeux rouges comme des rubis semblait me fixer depuis que j’étais assis au comptoir. Un frisson me parcourut le dos en l’observant, mais cette fois-ci ce n’était pas dû à un courant d’air en provenance de la porte.   Car sur toute la matinée, aucun client ne rentra dans la boutique. Cela nous permit de continuer à discuter tranquillement. Lorsque enfin le temps se calma, plusieurs heures étaient passé sans que je m’en aperçoive. Ce ne fut pas le retour du soleil qui me décida à partir, mais plutôt un SMS de ma sœur qui exigeait que j’aille lui racheter ses précieux biscuits, sans quoi je passerais la nuit suivante dans le couloir de l’immeuble. Ce qu’il ne fallait pas faire pour maintenir la paix dans sa colocation ! J’enlevais donc les deux serviettes qui me maintenaient jusqu’à présent au chaud. Je les rendis à leur propriétaire, la remerciant chaleureusement pour son accueil et notre discussion. Puis je finis par sortir.   J’étais déjà à plusieurs rues du magasin quand j’entendis des bruits de pas précipiter derrière moi. Machinalement, je me retournai pour tomber sur la jeune antiquaire. Elle avait dû courir pour me rattraper, et s’appuyait maintenant sur ses genoux pour reprendre son souffle. “– Attends, me dit-elle toute essoufflée, avec tout ce qui s’est passé, tu ne m’as même pas dit ton nom. – Hey bien, je m’appelle Maxime. – Très bien, je suis contente d’avoir fait ta connaissance Maxime. Moi, c'est Lucie, au plaisir de te revoir prochainement au crocodile.” Et sans rien dire de plus, elle est repartie. Vraiment, quelle étrange rencontre. Mais je n’ai pas plus eu le temps d’y penser, car soudainement, une goutte me tomba sur le front. La pluie reprenait ! Si je ne voulais pas de nouveau finir trempé, j’allais devoir faire vite pour rejoindre la supérette située en face de son immeuble. Alors cette fois-ci, se fut moi qui me mis à courir.

Chapitre 1 :
L'œil du crocodile

de l'histoire
L'œil du crocodile
par Johatsu
Début Écriture Collaboratif

J'assistai Harry dans la tâche. Ce n’était pas une mince à faire. Le corps s’était éteint depuis deux jours, la séance allait être intense pour chacun d’entre nous, même si je ne suis là qu’en soutien. Harry s’occupera du réveil dans sa globalité mettant Eva à contribution. Le démon de Harry était une tentatrice, elle pouvait influencer les gens avec sa voix. Elle était littéralement le démon sur l'épaule des gens.    “En gros c’est une sirène”  avais-je avancé à Harry quand il me l’avait présenté. Spoiler Alerte, ça n’avait pas du tout plu à Evangéline qui m’avait giflée. Je ne voyais pas pourquoi elle s’était mise en colère, mais après réflexion, c’était peut-être parce que j'avais mentionné le fait que les sirènes étaient mi-humaines, mi-thon. Ma blague n’avait fait rire que mon démon. Depuis nous ne pouvions pas dire que nous étions les meilleures amies du monde mais on se tolérait quand on n'avait pas le choix.   Et aujourd’hui, c'était justement un de ces jours où nous devions collaborer pour les bienfaits de l'enquête. La femme brune, aux jambes fines et mesurant des kilomtètres se tenait à la droite de Harry. Ils discutaient à voix basse sans que je puisse capter leur conversation. Certains inspecteurs des autres départements propageaient des rumeurs sur Harry et Eva (  le département occultisme principalement, ces sorcières étaient de vraies langues de vipères). Je ne savais pas quoi penser quand je les voyais si proches l’un de l’autre. Harry n’était pas du tout mon style, il était surtout bien trop vieux pour moi, mais je ressentai une pointe d'agacement quand elle lui caressait le bras pour le rassurer.    Il va en avoir besoin, car ce qu’on s'apprêtait à faire était d’une complexité sans nom. Nous allions d’une part réveiller le corps de sylvain mais surtout récupérer un bout de son âme pour trouver des infos sur notre tueur. Autrement-dit, nous allions réaliser un des réveils le plus complexe de la nécromancie.   Harry et Eva prirent place devant la table d'autopsie. Il me fit signe d’approcher. Je m'exécutai et Ches’ grimpa d’un bond sur la table. Il s’assit la queue replier sur lui en amont de la tête de Sylvain. Harry prit la main d’Eva et elle lui sourit tendrement. J’eu tout à coup envie de lui mettre mon point dans la figure. Harry s’adressa à moi :    “ Prête ? j’hochai la tête. Petit rappel, dit-il avec un clin d'œil. Ce réveil sera plus ardu que tout ce dont tu as pu être témoin jusqu'à présent. Je vais essayer de rattraper un bout de sa conscience en plongeant au fin fond de son esprit, enfin ce qu'il en reste. Ce sera douloureux donc Eva me servira d'ancrage. Elle se rédit à l’évocation de son nom. Puis, une fois que j’aurais attrapé un minimum de Sylvain, nous le réveillerons. Je te fais suffisamment confiance pour ne pas te rappeler la procédure de réveil.” Je le coupai dans son élan.   “J’ai révisé toute la nuit, je suis prête !” Harry paru dubitatif, Eva, elle, grimaça franchement.    “Bien, nous n’aurons pas besoin de céder une partie de notre âme si nous ne faisons pas d’erreur, et quand je dis nous, je veux dire…” reprit-il.   “Moi ! Je sais, je suis capable d’y arriver cette fois.” C’était à moi de grimacer maintenant en me rappelant ma dernière séance un peu corsée de nécromancie.   Harry hocha la tête puis se tourna vers mon démon.    “ Cheshire, acceptes-tu de nous assister, moi et Alice dans ce réveil?”   Harry et son grand sens du devoir, sans oublier son égocentrisme a tout épreuve, il oublie cependant que Ches n'a rien d’un démon ordinaire.   “Il fait ce que je lui dit de faire” dis-je, ce à quoi mon démon acquiesça avec un sourire.   “Je préfère m’assurer de la bonne coopération de tous les individus actifs dans le processus. Sur ce, commençons, Evangéline, je te confie mon âme.”   Elle se redressa et ferma les yeux. Harry avança et retira le drap qui recouvrait le visage de l’ancien inspecteur. Il traça les runes de réveil dans la chaire du torse de la victime avec un scalpel, puis il les traça sur ses paumes. Je fis de même sur mes poignets (mes paumes servant principalement à rappeler Ches’, je ne voudrais pas que les symboles interfèrent comme la dernière fois). Puis Harry commença les appelles et s’introduit dans l'esprit de Sylvain.   Le réveil s’éternisait depuis trois longues heures et nous n’avions pas pris une seconde de répit depuis. J’ouvris les yeux en cherchant Harry du regard pour savoir ce qui prenait tant de temps et si nous avions fait une erreur quelque part. C’étaient les yeux de Ches’ que je croisai cependant,  le sourire de mon démon s’étira et les yeux de Sylvain s’ouvrirent.  ******* Je passai la porte de la salle de repos du département de Nécromancie. Les muscles de mon dos subissaient encore les retombées de l’épisode : “réveillons Sylvain tous ensemble”. Le démon que je cherchai était assis sur le canapé de cuir positionné à droite du petit coin cuisine, faisant face aux portes-fenêtres du patio.   À cette époque de l’année, il faisait trop froid pour s’installer dehors. À l'exception du démon du vieux, il n’y avait pas âme qui vive dans la pièce austère (si on considérait toujours un démon comme une âme). Je m'installai à sa droite en posant mes pieds sur la table basse. Il émit un grognement de désapprobation. Qu’il pouvait être vieux-jeu parfois !   Je me surpris à me demander ce qu’était sa vie avant. Avant qu’il ne devienne… une âme en perdition. J’oubliais qu’il était un démon. Si je mettais de côté sa vitesse, son ouïe et son odorat, il semblait si… humain. C’est sûr que si on le comparait à Cheshire, il ne pouvait que paraître plus ... humain.   En parlant du loup, le chat se lova sur le pouf en plume disposé à proximité des portes-fenêtres. Je remerciai intérieurement Harry pour avoir défendu ma cause auprès du directoire du D.É.M.O.N.    Quelques jours auparavant, un énième conseil s'était tenu pour discuter du problème que posait mon démon. Chaque fois, une terreur primaire me glaçait les os, faisant écho au tout premier conseil. Celui datant de 5 ans, quand je m’étais liée à Cheshire. Le directoire voulait ma mort, ni plus, ni moins. J’étais, d’après eux, une bombe à retardement. Le vieux y siégeait et avait refusé. Il avait démontré mon utilité ainsi que l’atout que serait un démon sigma dans nos rangs. Suite à cette histoire, il prit la décision de quitter le conseil pour reprendre son poste d’inspecteur à plein temps. De mon point de vue, il était là pour garder un œil sur moi.    Un compromis avait été trouvé à l’époque, je devais garder Ches’ en moi la plupart du temps pour rassurer les employés du D.É.M.O.N., au détriment de ma santé, ce que je constaterai des années plus tard.   Après plus de 5 ans à me battre pour leur prouver que Ches’ n'était une menace pour personne tant qu'il était attaché à moi (pour personne à part moi), Harry, qui siégeait au conseil d'administration depuis cette année, avait enfin réussi à convaincre les vieux croûtons du directoire de m’accorder une audience. Je ne savais pas si c’était mon éloquence qui les avait convaincus ou bien, peut-être que c’était mon improvisation après leurs débuts de refus.   Je m’étais exprimée ainsi  : « soit vous me permettez de le laisser sortir 90 % du temps, soit je m’amuse à réveiller les cadavres de la morgue un par un et je les assigne à nettoyer vos bureaux tous les jours. »   Étonnant mais vrai, une clause dans le contrat des nécromanciens stipulait qu'au besoin, les nécromanciens étaient autorisés à utiliser les réveillés pour la maintenance de l’établissement du D.E.M.O.N. Dans la pratique, personne n'en usait à cause de l’odeur de la chair pourrissante des réveillés. Merci Harry pour l’info !   J’avais regardé les c******* décrépits qui composaient le directoire du D.E.M.O.N. Ils avaient lu dans mes yeux que je m’appliquerai à mettre ma menace à exécution s’ils ne me donnaient pas satisfaction.   Ma santé mentale s’était depuis stabilisée. Ma relation avec Ches’ s’était également apaisée (maintenant qu'il ne lacérait plus mon âme à longueur de journée pour se faire les griffes).   "T’as avancé sur nos affaires ?" demandai-je en posant ma tête en arrière sur le dossier du canapé de cuir.   "Non," répondit-il d’une voix grave.   "Pfff, tu fais quoi ici tout seul alors?"   "J'attends."   "Tu comptes toujours me répondre par monosyllabe?"   "Il y a deux syllabes dans 'j’attends'."   "Tu es presque aussi relou que le vieux, tu le sais ça?" dis-je en levant les yeux au ciel.   "Presque?" un demi-sourire étira le côté droit de ses lèvres.    La porte s’ouvrit sur l’inspecteur vêtu de son long manteau beige et coiffé de son chapeau.   "Ah ! Vous êtes là ! Debout j’ai du nouveau."   Enfin un peu d’action. Je sautai sur mes pieds et tendis la main vers le garçon à ma gauche.   "Tu viens?" demandai-je.   Pour seule réponse, il prit ma main pour se lever, la lâcha, et se dirigea vers la sortie. Je sentis Ches’ grimper sur mon épaule, enfonçant ses griffes dans ma peau, c'était toujours préférable à mon âme pensai-je.   "Allons jouer un peu Alice," grésilla Ches’.   "Que crois-tu que nous faisons là?," murmurai-je en me mettant en marche.   Le sourire de mon démon s’étira en sautant à terre pour suivre l’inspecteur et son démon-humain. 

Chapitre 6 :
Le thon, le chat et le mort

de l'histoire
Cheshire
par chlo_M_Molina
Démon Enquête Horreur

Ami ou ennemi : mieux vaut affronter ou se cacher ? Vous devez vite faire votre choix. Vous regardez au delà de la table pour chercher un endroit pour vous cacher en espérant que le chat ne se mettra pas à miauler. Vous vous approchez de la table pour prendre le chat dans vos bras, dans l'espoir que celui-ci se tiendra tranquille. Mais il a été plus rapide que vous : il saute par terre et court jusqu'à un rideau que vous n'aviez pas remarqué jusqu'alors qui cache un long couloir sombre. Il vous fixe quelques instant avec insistance puis s'enfuit en courant. Vous hésitez à le suivre mais les pas se sont arrêtés derrière la porte et la poignée de la porte se baisse. Vous vous décidez alors à suivre le chat mais votre curiosité est trop grande et vous fixez la porte à travers un trou du rideau.Une silhouette entre dans la pièce : c'est une femme, ni jeune, ni vieille. Son regard vert comme le fond de l'océan scrute la pièce d'un air méfiant. Vous a-telle entendu ? Cherche t-elle le chat ? Pourquoi celui-ci s'est enfui en vous invitant à le suivre ? Vous êtes paralysé et osez à peine respirer. La femme est vêtue d'une longue robe sombre et ses longs cheveux noirs font contraste avec sa peau très blanche, presque transparente. Elle se tient là, immobile et silencieuse sur le pas de la porte. Après un court instant qui vous semble une éternité, elle s'avance vers la fenêtre. Les hurlements du loup se font entendre, plus près, faisant frissonner la femme. Soudain vous entendez des gémissements provenir de l'intérieur de la maison. Alors la femme tourne les talons et se dirige vers la porte, quand tout à coup vous sentez une envie irrésistible d'éternuer. Vous essayer tant bien que mal d'étouffer le bruit dans votre manche en espérant que la femme n'a rien entendu mais celle-ci se fige soudainement et se retourne :- c'est toi, Mistigri ? Ou es-tu encore passé, vilain chat ? Vous n'attendez pas une seconde de plus et vous vous enfuyez silencieusement en vous demandant ce qui vous attend au bout du couloir. Derrière votre épaule vous apercevez un rai de lumière signifiant que la femme à écarté le rideau ; va-t-elle vous suivre ?  

Chapitre 3 :
Vous suivez le chat

de l'histoire
Âme errante
par Boudzan
Mystère Amnésie Héros

La douce odeur de terre fraîchement retournée se mêlait aux arômes métalliques du sang dans mes narines. Il n’existait que le noir derrière la barrière de me paupières closes. Enfin, le temps du repos arrivait, la morsure gelée d’Ull ne m’atteignait presque plus. La pulpe de mes doigts caressèrent la pierre sur laquelle mon futur cadavre gisait. Lorsque je relevait le bras, le plafond m'accueillit solide et rassurant. La pauvre n’avait pas pu attendre mon trépas définitif pour me remettre à la terre. Tant pis, le temps, le manque d'oxygène et les insectes charognards feraient bientôt leur office. Les champs dorés et le festin des dieux resteraient réservés aux morts avec les honneurs. Peu importe, je reverrai bientôt ma femme, mon fils, ma soeur, ma mère et tous ceux dont le fil de vie avait tissé mon histoire. Mon oreille capta un son provenant de la droite. Un crépitement qui réveilla en moi les souvenirs de mon enfance à admirer danser les flammes dans la cheminée. Valseuses hypnotiques parées d’or de cuivre ondulant sous les aléas du vent. Mémoire oubliee d’un temps où le bois pouvait sécher et s’embraser. Ma joue confirma cette impression de chaleur, laissant un goût de paradis diffuser dans mon corps qui se détendait. Une main chaude atterri sur mon front. Tant bien que mal j’ouvris les paupières dans mon lit creusé à même le mur d'une grotte.Mon ange avait transpiré. Des preuves de sueur que les mortels ne pouvaient plus se permettre, source insidieuse de refroidissement précoce et d’agonie par la mort blanche. Elle me sourit, encore habitée par ce feu ardent de ceux que les rêves et espoirs consument encore. La brûlure communicative de cette simple vision d’un sourire se propagea timidement au début, soupe chaude après bouillon de racines. Avec la patience d'une mère, elle me reapprit à marcher malgré les orteils qu’elle avait du m’enlever, à écouter autre chose que les bruits permanent de mes pensées, à parler au pluriel, à regarder sans juger comme elle l'aurait fait avec un nouveau né. Seul îlot de nuit dans un paysage blanc lumineux, elle partagea avec moi les secrets de sa grotte, des ses racines et ressources, profitant de mon rétablissement pour partager sa flamme. Sottise que de penser rallumer un coeur dont la lumière s’était fanée depuis trop longtemps.Un soir, j’osais lui avouer que la mort m'eût peut être été plus douce que de continuer sans eux. Elle s'arrêta pour me fixer d’un regard vert plus glacé qu’un glacier de montagne sous le vent du nord. Sans un mot, elle retourna à son établi me laissant plus seul que le spectre que je me sentais déjà devenir. Deux jour plus tard elle revint avec deux bols. Le récipient de remède à droite, un autre de poison à gauche. Elle me lanca cet utlimatum qui me fit sourire. Si je prenais la soupe, je devenais membre de son clan et devrait alors me battre pour les ressources jusqu'à donner une raison aux dieux de m'accueillir. Si je prenais le poison, elle offrirait mon corps au feu pour se réchauffer un moment et nourir les arbres dont les racines et l'écorce la nourrissait. Faible que j'étais, j'executait quelques pas vers l’échelle refusant ce choix, mais un coup d’oeil à travers le blanc qui recouvrait le puit de lumière eut raison de ma couardise. Je retournais fixer ces yeux verts intenses qui me lançaient leur défi. Puis d’une main je saisis un bol et l'avalanche d’une traite. Puis je lui demandais son nom. Val. Tout comme son choix..Valkyrie ou Valhalla ? A son tour, en souriant elle me demanda pourquoi j’avais choisi le bol de …

Chapitre 3 :
La soupe

de l'histoire
Désert Blanc
par R.Th
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