The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
910188 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
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- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



461 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
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Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



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Chapitre 1 : Je t'aime

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     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



555 lectures
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Défi : Les points sur les i

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Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



1033 lectures
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Défi : Un poème par jour

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Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



1550 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1612 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Réveil à 6:30, un lundi matin ordinaire. Un peu dans le coaltar, comme chaque début de semaine.  Je me lève plus tôt pour avoir la salle de bains, avant qu'elle soit prise d'assaut par les enfants. Je prends ma douche au radar, très chaude. Le miroir embué ne m'aide pas à y voir plus clair. Je sors dans un nuage de vapeur, je me rends à la cuisine. Nico est déjà devant son café-tartines, la radio allumée. Ça me fait du bruit dans les oreilles. Je cherche ma tasse pour le premier café du matin, celui qui va enfin m'extraire du brouillard. Pas sur le plan de travail, pas sur la table. Je râle doucement. Pas sur l'étagère, pas sur mon bureau. La tension monte, je veux ma tasse. On en a plein les étagères, c'est vrai, mais c'est cette tasse-là que je veux. La bleue avec les grosses rayures. Je trouve mes lunettes de myope et je refais un tour en y voyant plus clair. Toujours pas. Ni dans le lave-vaisselle, ni dans l'évier. - Nico, t'as pas vu ma tasse ? - Je crois qu'elle est là, à côté de la cafetière. - Non, ça c'est ma tasse pour le thé. Je cherche ma tasse pour le café, celle avec les rayures. - Ben là, à côté de la cafetière. - Où, bon sang ? (Ca ne se lit peut-être pas, mais je commence à m'énerver sérieusement. Je veux mon café, je veux ma tasse !) Nico se lève et prend une tasse rouge à côté de la cafetière. Rouge avec de fines rayures à peine visibles. - Voilà ! - C’est pas ma tasse. Je veux la bleue. (Oui oui, vous entendez bien ma voix de petite fille geignarde). - Mais enfin, Marion. C’est celle-là. - Mais la mienne est bleue. Celle-ci, je ne la connais pas. Je ne l’ai jamais vue. - N’importe quoi ! Tu l’utilises tout le temps. Regarde, il y a encore un fond de café d’hier. C’est vrai qu’il y a du café au fond. C’est vrai que ça correspond bien à mes manières de laisser traîner une tasse de café pas finie. - Ma tasse est bleue. Nico prend une bonne inspiration. Ça y est, je l’ai énervé. C’est pas facile de l’énerver. Je crois qu’il n’aime pas trop les lundis matin, lui non plus. -  Marion, bois ton café dans cette tasse rouge, ce sera pareil. Une tasse, c’est une tasse, le café aura le même goût. Alors j’ai bu mon café dans la tasse rouge. Et puis j’ai refait le tour de toutes les étagères, tables, bureaux, plans de travail, bouts de canapés et buffets de la maison. Mais je n’ai pas retrouvé ma tasse bleue. Nico m’observait du coin de l’œil pendant qu’il faisait ses lacets. - Marion, tu vas être en retard. - Oui oui, je me dépêche. - Marion, tu n’as jamais eu de tasse bleue. Ta tasse est rouge depuis toujours. Je l’ai regardé, et puis j’ai eu un doute. Je me serais trompée ?

Chapitre 1 :
Anomalies

de l'histoire
Anomalies
par marion.bidou

Un jour de mai, ou de juin, je sais plus (avant le plein été en tout cas) Ruine de Saint-Julien, à trois jours de marche de notre bunker Cela fait trois jours que j'ai quitté le bunker pour trouver de la nourriture. Les réserves s'amenuisaient dangereusement, et il fallait absolument refaire le plein. Le réveil est à moins d'un kilomètre de Saint-Julien, mais chaque mètre parcouru semble une éternité dans cet enfer. Je me suis réveillée ce matin aux lueurs du soleil et aux piaillements des oiseaux. C'est dur de dormir à la belle étoile quand on a passé deux ans enfermée. J'ai mal dormi, j'ai mal partout. Les réveils sont difficiles. Petit-déjeuner : rations déshydratées et eau filtrée. Plan pour la journée : fouiller le quartier est de Saint-Julien pour trouver des ressources. La liste est toujours la même : nourriture, eau, médicaments, matériaux pour réparer le bunker. Il faut être rapide et discrète. Mobilité maximale. Je rassemble mes affaires : équipement léger, vérification du masque à air filtrant, sac à dos réduit à l'essentiel. À chaque fois que je sors, je ressens cette peur, cette appréhension. Mais aussi un mince espoir de trouver quelque chose qui pourrait nous aider à tenir un jour de plus. Impossible de croire que Saint-Julien était une ville humaine. En premier lieu, on ne voit que les végétaux. Mais quand on fouille bien, on voit : Les petites rues sont désertes, les bâtiments éventrés. Certains tiennent à peine debout. Il faut les éviter - trop de risques d'effondrement. Les ruines sont silencieuses, presque apocalyptiques. Les murs sont tagués de messages d'anciens survivants, des prières, des appels à l'aide. Tout semble figé dans un cauchemar sans fin. Mais c'est toujours mieux que les grandes villes. Ils ont surtout visé les grandes villes. Avant, Saint-Julien était un village paisible. Les enfants jouaient dans les rues, les marchés étaient animés. Maintenant, c'est un cimetière à ciel ouvert. Je l'ai lu dans un livre ! Fouillé un vieil immeuble. Les étages supérieurs sont trop dangereux. J'ai trouvé quelques fournitures dans les décombres : des conserves, un peu d'eau. Rien de très utile. Je suis entrée dans un vieux magasin. La façade était partiellement effondrée, mais l'intérieur était étrangement intact. J'ai fouillé les rayons et, par miracle, j'ai trouvé plein de nourriture. Au moins, ils ne touchent pas à la nourriture. Je me suis fait un campement de fortune au milieu de l’ancien stade municipal. Maintenant que j'écris, je sens le poids de la journée. La fatigue permanente, mais aussi une étincelle d'espoir. Le sol commence à vibrer. Est-ce mon esprit ? Le sol tremble. Bordel de merde ! Un Titan doit être entré dans le département. Je ne vais jamais pouvoir rentrer au bunker à temps !!! Stop écrire. Courir.

Chapitre 1 :
Mon petit journal

de l'histoire
Mon petit journal
par Bat.Jacl
Post-Apo Survie Terre Dévastée

— Douze personnes, murmurez-vous mal à l’aise. La bouche de Finley s’ouvre en un rond édenté, telle une caverne sombre, symbole de sa considération à votre égard. Quand vous imaginiez le capitaine sanguinaire, vous aviez envisagé toutes les éventualités, mais certainement pas celle-ci. Il parait si pitoyable… Qu’est-ce qui a bien pu arriver à ces dents ? — En hout has, hous h’avez héchappé helle ! — Comment ça ? (Vous n’êtes pas sûr de comprendre.) « Échappé belle » ? Vous auriez aimé que Raymond vous donne plus d’explication pour tout décrypter, mais il semble en pleine réflexion intense sur son calcul mental, des volutes de fumée continuent de s’échapper de ses oreilles. — Eh hien, harce hue hous h’avez héliminé h’ue houze hersonnes… Un he hlus, et h’était ha hin hes haricots ! Serait-il superstitieux ? — Tuer treize personnes, c’est de mauvais augure ? — Hooooooon, tente de vous interrompre Finley le sanguinaire. Vous percevez la terreur dans son regard ! Comme si vous veniez de proférer l’innommable ! Sur son épaule, le ouistiti se dresse, pousse un hurlement strident et vous fixe avec une fureur indomptée, de la bave s’échappant de sa gueule acérée. — H’il est huperstitieux ! s’écrie Finley en postillonnant. H’il he haut has hire « Hreize » hevant hui ! L’animal se faufile le long du corps de Finley, s’empare de son arme, et extrait la lame du fourreau. Puis, d’un bond prodigieux, il vous saute dessus et se cramponne à votre col. Vous tentez de reculer, mais c’est déjà trop tard, il vous tient fermement ! L’animal enragé fait pivoter l’arme et commence à vous asséner de violents coups de pommeau dans la bouche. Vous sentez vos dents céder une à une. Impossible de l’arrêter ! La lame tournoie dans tous les sens. Vous risqueriez de perdre vos doigts si vous tentiez de la saisir. Le singe, imperturbable, poursuit son carnage méthodique. Alors que vous crachez vos dents et que le sang gicle, Raymond revient à la réalité. La fumée cesse de s’échapper de ses oreilles, comme s’il avait enfin résolu la conjecture de Syracuse. — Oh non ! s’exclame-t-il de désarroi. Poulpito, ne me dis pas que tu as prononcé le chiffre « treize ». Soudain, le ouistiti arrête de vous frapper. Puis, il se tourne lentement vers Raymond. — Oups ! s’exclame ce dernier. Puis le singe se rue sur lui avec une détermination redoublée. Vous assistez, impuissant, à la dévastation de la bouche de Raymond, perpétrée avec une férocité inouïe. Une fois son deuxième forfait accompli, le singe s’enfuit de la cabine en poussant des cris perçants, laissant les trois édentés en compagnie de l’arme du crime, abandonnée sur le sol, quelques gouttes de sang maculant son manche. — Hous he hourrez has hire h’ue he he hous h’avais has hrévenus, s’exclame le capitaine. — Hom he Hieu, s’écrie Raymond, en crachant des fragments d’émail. He héteste he hutain h’animal ! — Hais hu’est-ce hu’il hient he he hasser ? demandez-vous anxieux. H’ai herdu houtes hes hents, h’est ha ? — He hous hrécipitons has, he ouistiti est un animal hensible et adorable une hois hu’on he honnait hien. Hais hepuis hu’il a herdu une hortune à ha houlette, il est un heu hur hes herfs ! — H’est hoi hui huis hur hes herfs ! Ha hrochaine hois hue he he hroiserai, he hais he hettre en hièce ! He hous he hromets ! — He he he haisserai has haire, Haymond ! s’oppose le capitaine. He hinge est hon ami ! — He h’ai hlus he hents, pleurez-vous en contemplant le sol de la cabine.

Chapitre 5 :
Vous faites la conversation

de l'histoire
Poulpito
par Bat.Jacl
Pirate Poulpito Héros

Un flot incessant de souvenirs submergeait Mizumi, avec chacun ses odeurs, ses sons, ses saveurs, ses visuels, ses émotions. Mizumi n'arrivait pas à accrocher au moindre de ces souvenirs, il ne pouvait aller contre le flot, comme emporté par un tsunami de sens et de sensations. Son cerveau, totalement noyé, semblait au bord de céder, d'imploser, mais Mizumi ne pouvait définitivement rien faire. Alors que jusqu'à maintenant ce flot était opaque, impossible à analyser, l'énorme pression qu'éxerçait ce dernier sembla, très légèrement, de façon presque imperceptible, se clarifier. Il était toujours extrêmement difficile de s'y repérer, mais ce n'était plus impossible. Et ce qui émergea de ce maelström infernal fut une chronologie. Les souvenirs allaient en vieillissant, toujours un peu plus loin dans le passé de Mizumi. Mizumi continuait tant bien de mal de tenter de prendre le contrôle sur le flot, et ce dernier gagnait effectivement en clarté. Mais alors que Mizumi commençait à pouvoir isoler quelques images, le flot atteignit l'époque de la guerre. Les traumatismes envahirent l'esprit de Mizumi, comme s'il venait de voyager dans le temps. Ce gain de clarté qu'avait cherché Mizumi venait de se retourner contre lui. La violence des images était telle qu'il était impossible pour Mizumi de savoir, à ce moment précis, que ce n'était que des souvenirs. En quelques instants, Mizumi venait de vivre l'intégralité des traumas, des douleurs, des désespoirs de 5 ans de guerre. La douleur était trop importante, et le peu de clarté qui était ressortit du flot venait d'être perdu. L'enfer continua pour Mizumi, qui n'essaya plus de comprendre le flot. Soudainement, tout s'arrêta. L'esprit de Mizumi devint noir. Plus de flot. Plus d'images. Plus de douleur. Seul restait le traumatisme de ce qu'il venait de vivre. Ce calme si soudain, si brutal, était totalement dépourvu de quelconque sensation, à l'exacte opposé du flot. Et ce calme s'éternisa. Encore. Et encore. Lentement, très lentement, les souvenirs du flot disparurent, retournant d'où ils venaient. Et le calme continua de s'éterniser, toujours plus longtemps. Mizumi n'était pas mieux dans ce calme sans aucune sensation que dans le flot qui n'avait que ça. Il n'était que passé d'une prison à une autre. Une éternité sembla passer dans le noir.   .  .  . .  .  . .  .  . .  .  . .  .  . Bonjour.

Chapitre 5 :
...

de l'histoire
L'homme de l'ombre
par Laurent
Policier Polar Crime

Altération 0 —Sidonie     Hiiiiiiiiiiiiiii !   6 h 40   Sidonie abattit une main paresseuse sur son réveil matin dont la sonnerie stridente était particulièrement dissuasive quand il s’agissait de choisir s’il fallait, ou non, végéter dans la chaleur de son lit. La motivation était aux abonnés absents alors qu’elle se traînait hors de ses draps, surtout à l’approche de Noël qui avait perdu toute saveur depuis qu’elle était entrée dans la vie active. Fini la magie et l’insouciance, bonjour cynisme et dépenses inutiles. En s’efforçant de voir le verre à moitié plein, elle concédait qu’à partir de Noël les jours devenaient de plus en plus longs. Aaaah, c’est peut-être bien pour ça que c’est la naissance du petit Jésus. Forte de cette illumination, elle déambula dans le couloir jusqu’à la chambre de sa fille dont la présence était décelable par une petite touffe de cheveux crépus qui émergeait au milieu d’une literie Reine des neiges. — Coucou El’... faut se lever.       7 h 05   —  Non, mais tu te fous de moi ?! Dix minutes. Il leur restait dix minutes pour s’habiller, se coiffer, avaler un petit-déjeuner, descendre au rez-de-chaussée, attraper le bus de 7 h 15, et elle était toujours au lit !       7 h 22   — Accroche-toi. El’, je le répèterai pas deux fois, accroche-toi à la barre, je te dis ! Voilà pourquoi Sidonie détestait prendre le métro avec la petite. Ça, et la promiscuité avec la misère citadine. Le véhicule freina dans un crissement assourdissant. Eh bah voilà, songea Sidonie en voyant El’ s’écraser sur ses genoux. Comme elle pouvait passer du rire aux larmes en deux secondes et qu’elle était de nature impressionnable, Sidonie se dépêcha de la relever ne voulant pas que ses pleurs attirent des regards prompts à la critique. — Maintenant tu te tiens tranquille, gronda-t-elle en attirant sa fille à la barre. On va bientôt repartir. Deux minutes plus tard et c’était l’inertie la plus totale. — Pourquoi on redémarre pas ? gémit El’. Cinq minutes. Sidonie ressent l’agitation autour d’elle. Probablement quelques personnes qui avaient millimétré leur horaire matinal pour rester un maximum de temps au lit sans se mettre en retard au travail. Dix minutes. — Bon, bah, on va arriver en retard à l’école. Et ça ne serait pas arrivé si tu t’étais levée assez tôt pour qu’on puisse prendre le bus. Quinze minutes. « Chers passagers nous devons temporairement faire arrêt en raison de la présence d’un individu sur les rails. Nous tâchons de régler la situation au plus vite, merci de votre patience et de votre compréhension ». À tous les coups, quelqu’un qui a tenté de se suicider.       9 h 07   Le canapé clic clac du salon grinça lorsque Sidonie s’y affala avec humeur. La colère n’était toujours pas retombée. Pour qui elle se prend celle-là ? Tout instit’ qu’elle soit, ça semblait évident qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce que ça pouvait être de gérer l’éducation d’un enfant vingt-quatre heure sur vingt-quatre. Pas de fin de journée, pas de week-end dans le boulot de maman. Non ce n’est pas la première fois qu’on arrive en retard, et non ça ne sera pas la dernière.       10 h 00   Encore… L’horloge du salon était encore détraquée, cette fois bloquée à 6 h 40. Sidonie devrait songer à s’en débarrasser, ayant déjà échoué à la faire réparer, mais son bois vernis incrusté de moulures rappelant le balancier doré lui donnait l’impression de posséder une antiquité. Une jolie antiquité, de celles qui ont traversé les âges pour devenir des raretés. Et ça plaisait à Sidonie de posséder de jolies choses.       12 h 33   Un bébé déguisé en grenouille. Un bébé assis sur un robot aspirateur. Une pub pour une application de rencontre. Sauf qu’on va sur ces trucs pour se caser, pas pour se coltiner un enfant. Elle scrolla. Un chat déguisé en grenouille. « POV : que feriez-vous si vous pouviez recommencer la même journée ? ». Débile. Elle scrolla. Un bébé déguisé en grenouille sur un robot aspirateur. Une fillette pleurant lorsque sa mère la surprend à mettre du bain moussant dans le lavabo pour ses poupées. Imaginant parfaitement El’ faire ce genre de bêtise, Sidonie se réfugia dans les commentaires « Rien de mieux à faire que de la filmer ? On voit l’utilisation des enfants pour les likes ». Sidonie soupira. On voit les rabat-joie. Mais elle ne pouvait pas lui donner tort.       14 h 13   Sidonie n’était plus sûre ni de quand, ni d’où elle était lorsque son téléphone la réveilla en sursaut. Déjà l’après-midi et elle n’avait rien fait de la journée. Elle n’avait même pas mangé. Au pire, moins on mange, moins le vite le frigo se vide, moins vite on fait les courses. Le téléphone se tut. Sidonie réalisa que, dans tous les cas, ce serait tout de même mieux de faire les courses aujourd’hui. Le samedi les magasins étaient bondés, toujours plus en décembre et plus encore à l’approche du réveillon. Ceci dit, elle était invitée ce soir et serait toute seule pendant le week-end… Le téléphone se manifesta à nouveau, ramenant définitivement Sidonie à la réalité du 22 décembre à 14 h 22. Le même numéro avait déjà appelé trois fois ; assurément, ce n’était pas de la publicité. — Oui ? grogna-t-elle d’une voix pâteuse.       14 h 46   — Oui, c’était pour te dire que je ne serais peut-être pas là à 15 heures, l’école vient d’appeler, El’ est malade ; Je sais pas moi, on m’a juste dit qu’elle en avait mis partout, qu’il y a pas l’infirmière et qu’elle a les vêtements plein de vomi ; Attends, t’as dit quoi, là ? ; Répète un peu ! ; ça valait bien la peine de faire des histoires pour l’avoir à Noël si c’est pour me la refourguer à la dernière minute ; Mais je m’en fous que tu ailles skier à Val-je-pète-dans-la-soie, c’est ta fille à toi aussi ! Argument qu’il utilise que quand ça l’arrange, tiens.       15 h 10   — Mais moi je veux pas faire les courses… gémit El’ quand bien même elle venait d’entrer dans le supermarché avec sa mère. Sidonie pouvait aisément comprendre. En étant malade, personne n’aurait envie de faire les courses. El’ n’était pas d’un naturel patient, aussi le supermarché était le théâtre de longues promenades frustrantes. — On pourra te prendre un cadeau cette fois, consentit Sidonie. — Mais moi je veux rentrer à la maison… Et je lui explique comment qu’à la base je m’étais fait inviter parce qu’elle devait passer les fêtes avec son père qui a décidé de pas s’encombrer d’elle à la dernière minute ? — Tu vas pas rester à la maison toute seule. — Mais siiiiii…. La petite avançait maintenant en faisant claquer ses pieds sur le sol. Détestant qu’elle fasse ça, Sidonie affermit sa prise sur sa main. — Allez viens — T’es pas gentille, marmonna El’. Plus que les mots, caprice d’une fillette fatiguée, c’était l’injustice qui frappa Sidonie en plein cœur au point qu’elle sentit un coup de chaud la saisir. — Bon, bah tant pis pour le cadeau. Et si tu continues Papa Noël non plus t’offrira rien. Maintenant tu viens, après on rentre et au dodo ! — T’es pas gentille, martela la fillette en tapant du pied. T’es méchante et t’est moche ! — El’… ! Plus que les mots, plus que l’injustice, c’était le ton qui montait qui faisait bouillir la mère célibataire, les mots qui tombaient dans les oreilles des gens, les gens qui les regardaient. Arrêtez. Pensaient-ils que la petite fille était malheureuse ? Arrêtez. Leur paraissait-elle mal élevée ? Arrêtez. La mère avait-elle l’air débordée ? Arrêtez. Mauvaise mère. Arrêtez. Et où est le père ? Arrêtez ! Pendant une seconde, une folle seconde, Sidonie se vit gifler sa fille. Arrête. Canalisant la chaleur qui lui montait à la tête, Sidonie saisit sa fille par les épaules, lui sommant d’attendre sur place, sous l’œil des caissières.       15 h 52   Sidonie se réjouissait d’avoir rempli son cadi avant que les rayons soient bondés de monde. Elle avait fait au plus vite pour que El’ n’attende pas trop longtemps. El’ n’était plus là où elle l’avait laissée.       16 h 15   El’ était impatiente mais sa mémoire épatait sa mère bien plus de fois qu’elle se l’admettait. Aussi, Sidonie venait de traverser le rayon des livres et papeterie, des céréales, des goûter et se dirigeait maintenant d’un pas pressé vers celui des bonbons.       16 h 23   Mais qu’est-ce que je fous ? Là, dehors, avec ses deux sacs de courses ? La caissière lui avait dit avoir vu El’, une petite fille en doudoune rose, sortir avec un autre enfant. En bafouillant, Sidonie avait payé et emporté ses articles dans un empressement confus, affirmant qu’elle se débrouillerait toute seule. Toutefois, dehors sur le parking, seule avec le froid mordant, la nuit tombante et sans la petite menotte d’El’ agrippant ses vêtements, elle réalisait qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle devrait faire en premier. Demander de l’aide aux passants ? Retourner dans le magasin ? Aller au commissariat ? Mais c’est où le commissariat ! Et alors qu’elle avait son téléphone en main pour chercher le poste de police le plus proche, une révélation frappa Sidonie. Tandis qu’elle composait le numéro des forces de l’ordre, une lumière sur sa gauche avala celle de l’écran tactile du smartphone. Une paire de phares étaient rivée sur elle. Se rapprochant. Un crissement.       Hiiiiiiiiiiiiiii !   6 h 40

Chapitre 1 :
0: Sidonie & El' - 22 / 12

de l'histoire
0: Sidonie & El' - 22 / 12
par Lyn
Déjà-Vu Boucle Temporelle Effet Papillon

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
Découvrez les secrets dans les règles du jeu situées en bas de cette page.
Ton total de points TRB est visible sur ton profil, où tu peux également les utiliser pour débloquer des avantages exclusifs tels que des liens vers ton site web, tes livres ou tes réseaux sociaux.

Si tu veux découvrir les anciens classements.





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Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

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R.Th

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Wargen

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