The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
892318 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



406 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
par Shadowlight
Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



554 lectures
1 suite

Chapitre 1 : Je t'aime

de l'histoire Je t'aime
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



506 lectures
0 suites

Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



992 lectures
0 suites

Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



1498 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1573 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Vous leur demandez où ils vont. Ils se retournent, légèrement surpris. Puis celui de tête, que vous supposez être le chef, vient se poster devant vous : "On va pisser contre un arbre, les toilettes du Rat Chantant sont bouchées!" Vous acquissez pensivement en hochant la tête. Evidemment, vous n'avez pas eu le temps de passer aux toilettes de l'aberge, et vous les comprenez très bien, détestant devoir vous soulager dans des toilettes bouchées. Vous leur demandez alors pourquoi ils vont uriner contre un arbre en portant quelqu'un qui vient de se faire bastonner. Le chef répond : "Il s'est pas fait bastonner, on f'sait la bringue entre collègues, on est comme ça par ici, on aime bien s'donner des coup d'piffs pour déconner. Là, lui aussi il a envie d'pisser, mais c'est juste qu'il est rond comme une barrique, donc faut qu'on l'porte. D'ailleurs, on commence tous à avoir très envie, donc si ça n'vous dérange pas, on vous laisse surveiller not' collègue pendant qu'on va pisser. Ok d'ac?" Vous donner votre accord, heureux de pouvoir apporter votre aide précieuse à d'honnête gens dans le besoin. Ils déposent leur collègue à vos pieds, et s'enfoncent profondément dans les bois. Vous les perdez de vue. Au bout de quinze minutes, vous trouvez qu'ils en mettent bien du temps, pour aller uriner. C'est alors que vous voyez le corbeau s'avancer en sautillant venir picorer un bout de chair dans une plaie sanguinolante du corps à vos pieds. Qui s'avère en fait être un cadavre, et non un "collègue" aviné.

Chapitre 4 :
Vous leur demandez où ils vont

de l'histoire
Belette Affable
par Wargen
Fantasy Héros Humour

Le craquement de la craie que l'on écrase avec sa chaussure. C'est sur ce son désagréable que je me retournais, paniquée, prête à sauter pour esquiver un être maléfique qui me bondirait dessus. Un cri d'angoisse et de terreur bloqué dans la gorge. Les ongles prêts à griffer ce qui pourrait l'être. Les jambes flageolantes.   Où était-il ? Qui était-il ?   Et alors je le vis. Se redressant de derrière un bureau. Un bout de craie écrasé à la main. Sa face livide et pouponne regardant autour de lui. Et tombant sur mes yeux inquisiteurs.   -Leto ! Tu m'as fait peur !   Leto. Le petit dernier arrivé à l'institut, il y a deux mois à peine, en pleine année scolaire. Tout petit, je ne savais même pas dire son âge. Sept ans ? Huit ? Sa petite carrure frêle ne jouait pas en sa faveur. Il ouvrit la bouche, et resta ainsi quelques secondes, avant de la refermer. Sans qu'un son n'en sorte. Il regarda le bout de craie dans sa main, et fit la moue.   Leto était bizarre. Il était nouveau et arrivée en pleine année, ce qui n'aidait pas. Il était bien plus jeune que nous tous, était tout petit, et présentait un visage fantomatique. Mais malgré son âge, il avait un je ne sais quoi de mature, d'adulte. Quand il nous parlait, nous avions l'impression qu'une personne bien plus âgée était coincée dans son tout petit corps. Ce qui était rare, car il parlait peu, de nature très timide et réservé. Et par phase, comme un bouchon qui sautait, il se mettait à déblatérer, piailler, raconter des histoires proches et lointaines, communes et grandiloquentes, géniales et horribles.   Il lâcha le bout de craie, regarda ailleurs, et arrêta ses yeux sur un rossignol qui chantait sur une branche du grand arbre de la cour de récréation que l'on apercevait à travers les fenêtres de la classe. Il ne semblait déjà plus là, perdu dans ses pensées insondables.   Mon cœur se calmait doucement. Mon visage fit le tour de la classe. En dehors de Leto, tout semblait calme et paisible. Sauf qu'un cadavre trônait dans mon dos, avachi contre le mur. A cette sombre pensée, une décharge gelée parcourue toute mon épine dorsale. La porte dans mon dos était fermée. La latérale, menant de la buanderie où je nettoyais les pinceaux, ne laissait apparaître qu'une petite pièce sombre et vide de toute présence humaine. Le seul accès à la classe restait la porte principale qui se trouvait derrière Leto.   Je m'approchais doucement du petit garçon :   -Leto, est-ce que tu as vu quelqu'un en entrant ?   Il reconnecta à la réalité et tourna un visage perplexe et inquiet dans ma direction. Je m'avançais doucement vers lui :   -Leto, tout va bien ?   Il ouvrit la bouche, émit un plaintif « oui », et la referma. Il tremblait légèrement. Je vis ses yeux pointés dans mon dos. Je devinais qu'il venait d'apercevoir le cadavre. Et je remarquai qu'il avait une main dans le dos, depuis tout le début de la scène. Je ressentais une pointe de doute s’insinuer dans ma chair, dans mon cerveau, dans mon cœur :   -Leto... tu peux me montrer ce que tu caches dans ta main ?   Il pointa un regard suppliant dans ma direction. Son bras bougea, comme au ralentis. Et il fit apparaître une manche, suivis d'une main. Tenant un couteau. Le tout maculé de sang. Des larmes coulaient sur ses joues. Ma bouche s'ouvrit...

Chapitre 3 :
La sensation du doute

de l'histoire
L'Odeur des cendres
par Wargen

          Cette nuit-là, la lune était ronde et brillante dans le ciel nocturne dénué de nuages, mais son éclat était éclipsé par le rayonnement de l'arbre. Plus grand que les immeubles que son large tronc turquoise avait bousculé en se développant et que ses longues branches couvraient de leur ombre, les feuilles azurées au bout de celles-ci scintillaient constamment, illuminant la ville comme en plein jour. Ce n'est pas sans raison si la ville bourdonnait d'activité autant de jour que de nuit ces derniers temps. Il n'y a encore pas si longtemps, Séléna pouvait dormir paisiblement la nuit sans cet éclairage, certes magnifique, mais qui filtrait même à travers ses volets et rideaux, donnant à sa chambre un air mystérieux et irréaliste.           Appuyée au rebord de sa fenêtre, l'adolescente observait le titan feuillu qui fut soudain halé d'une jolie teinte mauve, le signe que quelqu'un avait jeté sa pièce et fait son vœu. La Fontaine, appelait-on dans cette région le bassin au pied de l'arbre. Ailleurs, il était parfois surnommé Puit ou Etang. Peu importe le nom, tous avaient cette étrange capacités à réaliser les vœux. Pas n'importe lesquels, bien sûr, mais assez pour que plus personne ne puisse en douter. Elle ne se détourna de cette vision qu'en entendant de faibles coups à sa porte. - Entre.           Son jumeau glissa la tête par la porte, ses lèvres s'étirant en un sourire presque bête tant il brillait de joie en la voyant, puis entra en refermant derrière lui. De son pas si léger qu'il ne faisait pas le moindre bruit malgré le parquet grinçant, il la rejoignit et s'arrêta près d'elle, ses yeux gris levés vers le feuillage de l'arbre. C'était bien le seul aspect physique qu'ils avaient en commun, leurs yeux. C'était toutefois suffisant pour comprendre qu'ils partageaient le même sang, bien que les gens se montrent toujours surpris en apprenant qu'ils étaient jumeaux. Ils pointaient toujours du doigt leur chevelure, celle de la sœur étant d'un noir d'encre tandis que le visage du frère était encadré de boucles dorées comme le soleil. D'où son prénom, Hélios, que leurs parents avaient trouvé aussi original qu'adapté.           Oui, ils aimaient la mythologie. - Tu vas me tuer, dit-il sans pour autant paraître coupable.           Il jeta un regard à sa sœur dont les yeux s'étaient dangereusement plissés. Était-il judicieux de continuer ? Se demanda-t-il. Il était trop tard de toute façon, elle ne le lâcherait pas tant qu'il ne se sera pas expliqué ou l'apprendrait de la bouche de quelqu'un d'autre. Décidant que tourner autour du pot le desservirait, il lâcha franchement : - Je suis allé faire un vœu.           Aucune réaction. Des sueurs froides lui coulèrent le long du dos. Il risqua un nouveau coup d'œil à sa jumelle et la trouva raide comme une statue, son visage s'empourprant à une telle vitesse qu'il commença à craindre pour sa santé. Il n'eut toutefois pas le temps de lui conseiller de se calmer et grimaça lorsqu'elle se mit à siffler de colère : - On s'était mis d'accord pour ne pas en faire ! Qu'est-ce qu'il t'a pris ? - Les garçons ont de bons arguments, se défendit-il avec un rire nerveux. Je me suis laissé tenter, désolé. Mais ce n'est pas comme si ça faisait du mal... - Dans quel monde tu peux faire un vœu et le voir exaucé gratuitement ?           Elle avait raison, et il le savait parfaitement. Depuis l'apparition des Fontaines, la population était divisée entre ceux qui n'hésitaient pas à profiter de ce miracle, et ceux qui s'en méfiaient, le pensant trop beau pour être vrai. Mais des mois avaient passé et personne n'était tombé raide mort ou n'avait perdu son âme. Aucune calamité n'avait frappé le monde et ceux dont le vœu a été exaucé n'ont pas perdu ce qu'ils avaient gagné. Tout cela prouvait, selon lui, qu'il n'y avait aucun danger. Il allait lui dire tout cela lorsque la Fontaine brilla d'un éclat nouveau, si intense qu'il attira leur regard à tous les deux.           Devenu éblouissant, le feuillage dansait et bruissait sous la caresse d'une brise inexistante. De bas en haut, le tronc se para de veines argentées pulsant de plus en plus rapidement, tel les battements de son cœur. Les fenêtres encore noires s'allumèrent les unes après les autres, les visages sortaient les uns après les autres afin de mieux observer l'étrange phénomène. Puis, un tremblement les fit tous vaciller.           Une drôle d'impatience s'empara d'Hélios qui se pencha également par la fenêtre alors que la joie faisait gonfler son cœur. Il ne savait pas pourquoi, ignorait ce qui allait se produire, mais au fond de lui, il était certain que cela ne pouvait qu'être incroyable. Glorieux. Au contraire, Selena prit deux pas de recul, les yeux écarquillés. Le sang battait contre ses tempes, brûlant et bruyant. Une telle réaction ne pouvait être bon signe mais demeurait moins inquiétante que celle de son frère. En voyant celui-ci presque plié sur le rebord de la fenêtre, elle commença à tendre la main pour l'attraper et le tirer en arrière. Avant de pouvoir l'atteindre, toutefois, la terre trembla si fort qu'elle tomba à genoux.           Hélios siffla de douleur en sentant le bois rentrer dans son abdomen mais refusa de détourner le regard, comme hypnotisé tandis qu'un murmure qu'il savait instinctivement réel venait caresser ses oreilles, susurrant des mots incompréhensibles mais d'une douceur semblable à du velours sur un ton aussi sucré que le miel. Un frisson parcourut son corps tout entier. - Hélios, écarte-toi de cette fenêtre !           A nouveau sur ses pieds, Selena s'agrippa au bras de son frère pour tenter de le tirer vers elle mais il était aussi inébranlable qu'une statue. Elle avait beau s'échiner et s'agiter, il ne bougeait pas d'un centimètre. - Tu ne l'entends pas ? Murmura-t-il d'une voix tremblante. - Entendre quoi ?           La lumière bleutée se rassemblait en un seul point, là où le tronc se fendait en deux avant de développer toutes ses branches. Concentrée en une seule sphère, elle en devenait aveuglante au point de forcer les jumeaux à fermer les yeux, comme si le soleil lui-même était descendu sur Terre. Puis, elle s'amenuisa peu à peu, dévoilant en son centre une silhouette encore indistincte. Collée à son frère subjugué, l'adolescente déglutit, figée d'angoisse.           Un corps apparu. Aussi grand qu'une maison et humanoïde. Sa peau était de la même nuance que les feuilles de l'arbre. Le couvrant telle une couverture, sa longue chevelure mauve brillait de mille étoiles. Et, lorsque la lumière eut totalement disparu, l'être inhumain ouvrit enfin ses trois yeux aux longs cils. Malgré la distance, il était facile de voir la sombre et profonde couleur violette des iris. Ils partirent tous les trois dans une direction différente. Balayant frénétiquement la ville, fouillant, cherchant, repérant. Et un large sourire dévoilant des dents parfaitement blanches étira lentement les lèvres de la créature.           Hélios laissa échapper un soupir d'admiration. La beauté de cette créature ne saurait être égalée et son sourire éclatant et chaleureux ne faisait que rehausser l'aspect divin qui découlait d'elle.           Selena se recroquevilla. Ses membres tremblaient de façon incontrôlable. Car ce rictus annonciateur de sombres promesses ne pouvait être que celui d'un démon. - Hélios...           La créature commença à se redresser, plus grande encore qu'elle ne semblait l'être au premier abord. Ses bras s'écartèrent de ses flancs, ses mains au longs doigts ouvertes comme pour accueillir quelqu'un. Sa bouche s'ouvrit  et sa poitrine se souleva. Un sifflement perça l'air et la créature fut jetée à terre. Le choc fit trembler la ville dans un horrible grondement et leva un nuage de poussière qui se répandit rapidement dans les rues, montant jusqu'aux derniers étages des immeubles, masquant toute la scène aux yeux des spectateurs. Cette fois, les jumeaux furent tous deux jetés au sol dans un cri de douleur. - Non...           Le blond fut le premier debout pour se jeter à la fenêtre. Il eut beau plisser les yeux, il était impossible de voir autre chose que des éclats de lumière et le feuillage. Selena le rejoignit en sifflant de douleur et en se tenant le bras droit sur lequel elle était mal tombée. Alors que la poussière retombait, elle entendait les cris, les klaxons et les alarmes retentir partout en ville. Au centre de tout ce chaos, sur les racines de l'arbre, la créature bleue gisait inerte, le regard vide sous le pied victorieux de son assassin. - Non !           Semblant à peine plus vieux qu'un garçon mais arborant le sourire d'un fou, il transperça la poitrine du corps d'une main, la tourna d'un quart de tour et la retira, tenant entre ses doigts une boule de lumière palpitante. Ouvrant largement la bouche, montrant des crocs dignes de la plus sanguinaire des bêtes, il y glissa son prix qu'il entoura de sa longue langue serpentine avant de l'avaler tout rond. Dans un sursaut accompagné d'un éclat de rire étranglé, il grandit subitement, brièvement halé d'une lueur bleutée tandis que l'arbre au-dessus de lui perdait son éclat, dépérissant à vue d'œil. Ses feuilles ternes tombaient, ses branches se brisaient et son tronc se fendait. Et pendant ce temps, le garçon riait une mélopée grinçante.  Trois fois, il frappa dans ses mains. Leur claquement sec retentit loin, bien au-delà de la ville sur laquelle le silence s'était abattu. - Selena !           Aux pieds d'Hélios avaient surgi des chaînes d'argent qui s'enroulèrent autour de ses jambes et de ses bras comme le feraient des serpents déterminés à le dévorer. Chacun de ses mouvements les faisaient tinter et se resserrer jusqu'à l'empêcher de se mouvoir d'un seul millimètre. Selena aurait aimé l'aider si ses pieds n'étaient pas englués dans une espèce de flaque sombre dans laquelle elle s'enfonçait seconde après seconde. Elle tendit un bras vers son frère, cherchant désespérément à l'atteindre, en vain. - Hélios !           Ses épaules, puis sa tête et enfin son bras disparurent sous son regard.

Chapitre 1 :
La Fontaine du chaos

de l'histoire
La Fontaine du chaos
par Athelard
Début Écriture Collaboratif

Et pourtant, je ne peux pas nier que je suis moi-même attiré par l’appât du gain. — Je n’y arriverai pas par mes propres moyens… — Qu’est-ce à dire ? Que si les plus aptes à se battre, bien qu’il s’agisse de paysans, n’ont pas obtenu de résultats concluants, quand ils n’ont pas perdu la vie, ce n’était certainement pas moi et Pierrot qui ferions mouche. Alphonse tord ses doigts boudinés avec nervosité, craignant sans doute que je lui demande de mobiliser une nouvelle formation à envoyer au casse-pipe. Il sursaute alors qu’une plainte sonore s’échappe de la gorge de Pierrot qui pointait l’aquarium du doigt avec un mélange d’hébètement et de consternation alors que ses locataires se dispersent après l’ingestion de leur repas de fortune. — Que j’aurais besoin de volontaires pour garder ce grand dadais dans un premier temps. — Vous n’allez pas l’emmener avec vous ? — Non. — Mais… ? Veuillez m’excuser, mais je ne vous suis pas. — Vous avez bien vu que partir tête baissée dans le tas ne sert à rien. En revanche si, comme vous le prétendez, leurs effectifs diminuent, nous pouvons espérer qu’ils n’auraient rien contre… des bras supplémentaires. Le cerveau définitivement en surchauffe, le bourgmestre me toise bien cinq secondes entières avant qu’un éclat d’intelligence ravive son regard vide. — Un agent double ? — Si l’on veut… — Mais ne serait-ce pas plus efficace, alors, de se servir de… de… Avec un tremblement qui pourrait autant résulter de sa nervosité que de son hésitation, il désigne brièvement Pierrot d’un doigt luisant de sueur. — … Votre compagnon ? Dans une démarche dandinante, le petit homme ventru clopine vers un placard dans lequel il s’affaire une bonne minute avant d’en sortir une caisse, laquelle est pleine de vieux câbles et de petits microphones. Je dois bien admettre que c’est un exploit d’avoir si bien conservé du matériel qui aurait déjà pu passer pour un tas d’antiquités avant même la grande catastrophe. — Après tout, ils sont aussi en recherches d’ogres pour leur exploitation non ? insiste-t-il. Si… s’ils emmène le vôtre et que… — C’est non. Même en partant du principe que ces babioles fonctionnent encore, et que Pierrot en soit discrètement équipé, je n’ai aucune envie de le laisser entre des mains inconnues sans savoir de quoi il en retourne en amont. — Et si vous vous présentez à eux avec lui… ? — Ce sera définitivement louche. Peu d’individus peuvent se vanter d’avoir apprivoisé un ogre sans le contraindre. — Mais… ? — Si vous vous présentez à quelqu’un en lui exposant très exactement tout ce dont il a besoin, cette personne aura toutes les raisons de penser que vous attendez quelque chose en retour. Je pense que vous savez qu’en ce bas monde où la charité est morte est enterrée, il y a deux types de personnes prêtes à aborder un inconnu avec la prétention de pouvoir lui offrir quelque chose : les opportunistes et les désespérés. Je vous laisse deviner lequel de ces deux profils favoriserait mon intégration.

Chapitre 2 :
Désespéré ou opportuniste ?

de l'histoire
Proposition à Triste Vallon
par Lyn
Ogre Mercenaire Fantasy

Réveil à 6:30, un lundi matin ordinaire. Un peu dans le coaltar, comme chaque début de semaine.  Je me lève plus tôt pour avoir la salle de bains, avant qu'elle soit prise d'assaut par les enfants. Je prends ma douche au radar, très chaude. Le miroir embué ne m'aide pas à y voir plus clair. Je sors dans un nuage de vapeur, je me rends à la cuisine. Nico est déjà devant son café-tartines, la radio allumée. Ça me fait du bruit dans les oreilles. Je cherche ma tasse pour le premier café du matin, celui qui va enfin m'extraire du brouillard. Pas sur le plan de travail, pas sur la table. Je râle doucement. Pas sur l'étagère, pas sur mon bureau. La tension monte, je veux ma tasse. On en a plein les étagères, c'est vrai, mais c'est cette tasse-là que je veux. La bleue avec les grosses rayures. Je trouve mes lunettes de myope et je refais un tour en y voyant plus clair. Toujours pas. Ni dans le lave-vaisselle, ni dans l'évier. - Nico, t'as pas vu ma tasse ? - Je crois qu'elle est là, à côté de la cafetière. - Non, ça c'est ma tasse pour le thé. Je cherche ma tasse pour le café, celle avec les rayures. - Ben là, à côté de la cafetière. - Où, bon sang ? (Ca ne se lit peut-être pas, mais je commence à m'énerver sérieusement. Je veux mon café, je veux ma tasse !) Nico se lève et prend une tasse rouge à côté de la cafetière. Rouge avec de fines rayures à peine visibles. - Voilà ! - C’est pas ma tasse. Je veux la bleue. (Oui oui, vous entendez bien ma voix de petite fille geignarde). - Mais enfin, Marion. C’est celle-là. - Mais la mienne est bleue. Celle-ci, je ne la connais pas. Je ne l’ai jamais vue. - N’importe quoi ! Tu l’utilises tout le temps. Regarde, il y a encore un fond de café d’hier. C’est vrai qu’il y a du café au fond. C’est vrai que ça correspond bien à mes manières de laisser traîner une tasse de café pas finie. - Ma tasse est bleue. Nico prend une bonne inspiration. Ça y est, je l’ai énervé. C’est pas facile de l’énerver. Je crois qu’il n’aime pas trop les lundis matin, lui non plus. -  Marion, bois ton café dans cette tasse rouge, ce sera pareil. Une tasse, c’est une tasse, le café aura le même goût. Alors j’ai bu mon café dans la tasse rouge. Et puis j’ai refait le tour de toutes les étagères, tables, bureaux, plans de travail, bouts de canapés et buffets de la maison. Mais je n’ai pas retrouvé ma tasse bleue. Nico m’observait du coin de l’œil pendant qu’il faisait ses lacets. - Marion, tu vas être en retard. - Oui oui, je me dépêche. - Marion, tu n’as jamais eu de tasse bleue. Ta tasse est rouge depuis toujours. Je l’ai regardé, et puis j’ai eu un doute. Je me serais trompée ?

Chapitre 1 :
Anomalies

de l'histoire
Anomalies
par marion.bidou

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
Découvrez les secrets dans les règles du jeu situées en bas de cette page.
Ton total de points TRB est visible sur ton profil, où tu peux également les utiliser pour débloquer des avantages exclusifs tels que des liens vers ton site web, tes livres ou tes réseaux sociaux.

Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 170 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 78 suites.


Les chapitres de

Wargen

ont engendré 63 suites.


Les chapitres de

R.Th

ont engendré 49 suites.

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