The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
857582 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



320 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
par Shadowlight
Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



450 lectures
1 suite

Chapitre 1 : Je t'aime

de l'histoire Je t'aime
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



422 lectures
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Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



933 lectures
0 suites

Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



1400 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1498 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Lorsque l’inspecteur Clomenski arriva dans l’immeuble, la fillette avait disparu ainsi que l’homme, ne restait qu’un corps, celui d’une femme, étalé sur le seuil avec le ventre explosé. La voisine, Mme Irmaz, répondait aux questions de deux policiers déjà sur place. Clomenski les salua d’un geste et entra dans l’appartement. Une équipe collectait déjà des indices.— Chef, dit seulement Domerti.Clomenski évaluait silencieusement les lieux, la disposition des objets, la nature du mobilier, les portes ouvertes et celles fermées, la vue depuis la fenêtre, les traces de poussière qui renseignaient sur l’absence de certains équipements, et puis la morte, le corps surpris tandis qu’il souhaitait rentrer à l’intérieur.— Elle n’avait aucun papier sur elle. Le médecin légiste est en chemin, mais je dirais un seul coup, à courte portée. Un impulsif…— Un ?— Ouais, l’appartement était occupé par un dénommé Matthieu Redin, la vieille du palier le connaît plutôt bien, il habite ici depuis quelques mois seulement, suite au divorce d’avec sa compagne. Ils ont une gosse qui n’est jamais venue, en tout cas pas d’après sa voisine. Le type est parti précipitamment dans la matinée, peu après le coup de feu. Sa voisine l’a vu, elle est tout de suite sortie de chez elle après avoir appelé la police. Elle a de bons réflexes la mamie, mais à sa place je serai pas sorti de chez moi. D’ailleurs je pense qu’elle le regrette sérieusement.Clomenski l’interrogea du regard.— Un peu plus et le type la flinguait aussi. Honnêtement, je sais pas comment elle s’en est tirée.— Faîtes-là venir au poste.— Bien sûr, chef. Mais bon, les collègues sont en train de ménager son petit cœur. Elle est en état de choc.— C’est quoi cette pièce ?— Ha ça ! Ben justement chef, c’est la chambre d’enfant. Je pense qu’il accueillait de temps à autre sa gosse. Il y a un système de verrou assez… euh… particulier. C’est pas n’importe quel parent qui enfermerait ainsi son enfant.Ils entrèrent.— Puis, poursuivit Domerti, de toute évidence, la petite a passé la nuit ici.Clomenski observa le lit défait, les draps gonflés en boule et l’oreiller au sol. La pièce était chaude. Quelques affaires de l’enfant étaient posées dans un coin : un cartable d’écolier et une écharpe blanche.— Faut que je vous montre autre chose, ajouta Domerti.Ils sortirent et se rendirent à la salle de bain. Domerti tendit à Clomenski une seringue consignée dans un sachet transparent.— Ça non plus, c’est pas courant. Il est peut-être diabétique le daron, mais bon, on a rien trouvé dans l’armoire qui concordait. On a pas trouvé ce qui a pu être injecté. On verra ce que le labo nous dira.— Bien, se contenta de dire Clomenski.Il sortit de la pièce et entra dans la chambre de l’homme. Il ouvrit la fenêtre et s’installa sur la terrasse. L’appartement donnait sur la place des Sabres, peu fréquentée à cette heure. Le regard de Clomenski se posa sur un homme mal fagoté, écroulé sur un banc public. Clomenski se sentit soudain très fatigué et d’humeur sombre. Domerti patientait dans la chambre.— Préviens la PJJ, dit brusquement Clomenski, je veux connaître toutes les disparitions de mineurs du secteur signalées sur les dernières 48h.— Chef, répondit Domerti, puis il sortit de la pièce.Clomenski regarda à nouveau l’homme sur le banc et pensa, si cet homme est fou, je ne retrouverais jamais l’enfant.

Chapitre 4 :
Clomenski

de l'histoire
Amanda
par Νάουσα
Début Écriture Fiction

Vous leur demandez où ils vont. Ils se retournent, légèrement surpris. Puis celui de tête, que vous supposez être le chef, vient se poster devant vous : "On va pisser contre un arbre, les toilettes du Rat Chantant sont bouchées!" Vous acquissez pensivement en hochant la tête. Evidemment, vous n'avez pas eu le temps de passer aux toilettes de l'aberge, et vous les comprenez très bien, détestant devoir vous soulager dans des toilettes bouchées. Vous leur demandez alors pourquoi ils vont uriner contre un arbre en portant quelqu'un qui vient de se faire bastonner. Le chef répond : "Il s'est pas fait bastonner, on f'sait la bringue entre collègues, on est comme ça par ici, on aime bien s'donner des coup d'piffs pour déconner. Là, lui aussi il a envie d'pisser, mais c'est juste qu'il est rond comme une barrique, donc faut qu'on l'porte. D'ailleurs, on commence tous à avoir très envie, donc si ça n'vous dérange pas, on vous laisse surveiller not' collègue pendant qu'on va pisser. Ok d'ac?" Vous donner votre accord, heureux de pouvoir apporter votre aide précieuse à d'honnête gens dans le besoin. Ils déposent leur collègue à vos pieds, et s'enfoncent profondément dans les bois. Vous les perdez de vue. Au bout de quinze minutes, vous trouvez qu'ils en mettent bien du temps, pour aller uriner. C'est alors que vous voyez le corbeau s'avancer en sautillant venir picorer un bout de chair dans une plaie sanguinolante du corps à vos pieds. Qui s'avère en fait être un cadavre, et non un "collègue" aviné.

Chapitre 4 :
Vous leur demandez où ils vont

de l'histoire
Belette Affable
par Wargen
Fantasy Héros Humour

Lucien pointa machinalement la faux dans la direction du gros matou. Qui lui répondit en faisant le dos rond et en sortant les griffes. Tout en gardant son sourire carnassier démesuré.   -T'es qui toi, sale bête ?   Lucien était obnubilé par ce sourire aberrant. Il lui semblait bien...   -Est-ce ainsi que l'on s'adresse à un inconnu, mon brave Lucien ?   Le chat reprit une position moins agressive, s'assit et donna deux coups de langue rapides sur une patte avant.   -Comment tu m'connais, l'chat ? Et t'es qui ?   -Quelqu'un d'assez futé pour vouloir garder sa tête sur son corps. C'est assez pratique pour continuer de pouvoir s'en servir, de sa tête !   L'énorme chat tigré se leva et vint se frotter contre le jean mouillé du Lucien.   -Eh, m'touche pas, sale bête, on...   -... n'a pas élevé les cochons ensemble ? Tu te répètes, mon brave Lucien. D'ailleurs, appeler la reine de Coeur « Jean-Pierre », tu en as du culot. Pas très futé de la futaie ?   -Eh, toi, je... tu...   Lucien s'arrêta tout seul, et se perdit dans son monde intérieur. Sous le sourire moqueur du chat bariolé qui le regardait en penchant la tête.   Pourquoi « Oui Jean-Pierre », d'ailleurs ? D'où est-ce que ça peut v'nir ? Ok, ça pète, mais pourquoi, bordel, Jean-Pierre ? J'connais même pas d'Jean-Pierre, en plus. Ça ne viendrait pas de l'autre, là ? T'es là ? Ou chais pas comment ? Comme une idée qu'elle m'aurait glissée dans la tête ? 'Fin, peu importe, balancer ça à une dingue pouponnée armée d'une faux et qui veut m'couper la tête... Pas très futé, comme il dit, le matou ! Mais c'est qui, d'ailleurs, c'matou qui parle ? On nage en plein délire, là !   -Delirium tremens ou pas, m'est avis que ça n'est pas bon de traîner par là.   Le chat fit sursauter Lucien. L'animal, dont l'apparence semblait devenir floue, regarda dans son dos, comme aux aguets.   -Bon, l'animal, arrêt ton char, t'es qui ? Ou t'es quoi ? Tu s'rais pas l'incarnation par mon subconscient des groupies des Chats Sauvages, par hasard ?   Le chat violet se retourna vers Lucien, l'air perplexe :   -Tout dépend des conséquences. A quoi est-ce que je m'expose si je réponds par l'affirmative ?   Lucien passa délicatement la lame de la faux sur la nuque du matou.   -Mââââoooo ! Je crois que je vais répondre par la négati...   Ses oreilles pivotèrent soudainement, sa tête suivant tout en s'abaissant doucement pour esquiver le fil de la lame :   -Je crois qu'ils sont à ta recherche. Ou plutôt à celle de ta belle, miaou est avis.   La faux fut brandie dans la direction vers laquelle s'était tournée le gros félin.   -Alice ? Attends, j'vais aller leur expliquer la vie, à ces...   -Alice ? Miaouuuuu ! » Le chat s'étira nerveusement, semblant perdre encore plus de substance « Cette minaude d'Alice ? Arrête de penser avec ta queue, et commence à le faire avec ta tête. » Le chat se tourna, montrant son derrière à Lucien, la queue dressée et frétillante. « C'est la Marcheuse qui importe. Alice, tout comme moi, n'est qu'un fantôme provisoire, une image passagère, dans sa quête. Dans VOTRE quête. Vu que tu es son écuyer.   Avant que Lucien n'ait eu le temps de répondre, le gros chat sauta et s'agrippa à un tronc. Il grimpa prestement sur une branche, de manière étonnante vu sa taille. Et disparut au yeux du jeune homme, ne laissant trainer derrière lui qu'une fugace image de sourire qui s'évanouit au bout de quelques secondes. C'était donc ça ! Stupide matou joufflu !   Et comme dernière trace de sa présence, il miaula une dernière sentence :   -Et d'ailleurs, écuyer, si tu veux la retrouver sans trop fouiner dans les fourrés comme un furet floué, tu devrais tendre l'oreille. Et la bonne. Miaou !   Un cri strident retentit. Et s'arrêta aussi soudainement qu'il était apparut. Comme coupé dans son élan et n'ayant pu aller au bout de sa partition.       Alice entraînait Leyla depuis un temps qui semblait indéterminé à cette dernière. Interminable ? Indéterminable ? Les branches basses leurs griffaient le visage tandis que la forêt s'épaississait. Alice tirait Leyla par le bras avec une force bien trop forte compte tenu de sa carrure. Elle lui arrachait le bras presqu'autant que Lucien lors de leur dégringolade de la butte.   Et au bout d'une douleur qui lui parut maintenant insupportable, elle arracha sa main de celle d'Alice et stoppa brusquement sa course, reprenant comme elle le pouvait son souffle les mains sur les cuisses.   Alice, qui ne semblait pas le moins du monde atteinte par la course folle qu'elles venaient d'engager, revint vers elle et se fit pressante :   -Marcheuse, il ne faut pas s'arrêter, ils pourraient nous rattraper !   -Alice... je suis essoufflée... j'ai un point de côté... et tu me fais mal au bras... en me tirant...   -Faite un effort, Marcheuse, nous ne sommes plus très loin. J'en suis sure ! Il faut continuer...   Leyla, les joues rougies par l'effort, se redressa suffisamment pour regarder Alice dans les yeux :   -Je ne bougerais pas d'ici... tant que je n'ai pas soufflé... Je ne suis pas aussi forte... que l'autre, là !   Leyla vit une expression difficilement compréhensible passer dans les yeux d'Alice.   -Lucien est courageux et a pris sur lui de nous protéger ! Il ne faut pas que son geste n'ait servit à rien. Vous ne pouvez pas lui faire cela !   Leyla souffla un grand coup, et se redressa totalement. Son visage était froncé et son attitude inamicale.   -De ce que je comprends, JE suis la Marcheuse. Lucien n'était que mon écuyer. C'est moi qui importe. C'est donc MOI qui décide, non ?   Les yeux d'Alice s'arrondirent de surprise :   -Oui... Non... Je... » Le voile revint dans ses yeux, la surprise se changeant en colère « Lucien est un preux écuyer, dévoué à sa tâche et à son rôle. Et il a d'ailleurs des qualités autres, j'en suis sure. Peut-être aurait-il pu faire un Marcheur de livre, lui aussi. Un VRAI Marcheur de livre !   -Pfff, c'est bas. Et nul, comme attaque. Si je me m'abuse, vos paroles n'étaient-elles pas » Leyla ferma les yeux, pour faire appel à sa mémoire : « La Marcheuse de livres est celle qui pourra tous nous sauver, voyageuse de contes et d’histoires ; il lui faut, bien sûr, un loyal écuyer pour assurer ses arrières, car se déplacer de récit en récit s’avère bien dangereux pour une âme aussi délicate. » Il me semble que les rôles sont clairement établis !   -Je n'avais énoncé ces demi-vérités que pour calmer ce fougueux étalon !   Leyla, les yeux toujours fermés : - « Leyla, voyons, vous êtes ici pour combattre ce qui nous ronge depuis trop longtemps déjà ! Vous avez la capacité de parcourir tous les livres possibles et imaginables pour nous sauver ! Vous avez dû en être informée pourtant ! »   Elle rouvrit les yeux :   -Non seulement je n'ai été informée de rien, mais je dois faire avec une tâche qui m'incomberait alors que je ne l'ai pas demandée, et dans une situation rocambolesque. Catapultée dans un univers que j'espère être un songe, entourée de personnage de roman, et d'un rustre qui semble bien trop facilement faire tourner les têtes des jeunes demoiselles. D'ailleurs, cet « écuyer » me semble bien trop manipulable pour faire un bon Marcheur de livre, même si je n'ai aucune idée de ce que ce titre débile implique. Mettez-lui une petite blonde bien roulée devant les yeux, et hop, il oublie complètement sa tâche, le preux écuyer !   -Comment ? Vous... tu n'as pas le droit de dire tout cela !   Alice plongea sur Leyla pour la bousculer. Leyla la réceptionna pour atténuer le choc, reculant de deux mètres, et son dos vint percuter un tronc d'arbre. Elle envoya une gifle que la chevelure bouffante d'Alice amoindrit. Les deux femmes furent légèrement sonnées par cet élan de violence. Leyla regarda sa main, honteuse. Alice, passant de l’hébétement à la fureur, agrippa son adversaire des deux mains et, d'un mouvement brusque, l'envoya valdinguer sur le côté. Leyla lâcha un cri strident. Dans un mouvement ralenti, elle se sentit voler dans les airs et vit le sol spongieux et lézardé de racines se rapprocher dangereusement. Ses mains crispées, dressées devant sa tête, voulaient la protéger du choc frontal qui s’annonçait petit à petit.   Et, aussi soudainement qu'il était apparut lors de sa chute précédente alors qu'elle chevauchait Lucien, la fente verticale d'un noir absolu, aux frontières hésitantes et fluctuantes, s'ouvrit devant elle, promettant, elle le savait maintenant, de l'absorber pour l'envoyer vers un nouveau monde. Et juste avant que sa tête ne franchisse la frontière ténébreuse, froide et visqueuse, elle espéra que ce monde serait moins terrifiant que le précédent.

Chapitre 6 :
…les futés, dans les fourés...

de l'histoire
Le livre dont vous êtes le...
par Wargen

La nuit semble interminable. Sûrement à cause de cette foutue lumière rouge qui donne à chaque arbre, à chaque motte de terre, à chaque rocher, une allure de film d’horreur. Et sous mon capuchon de pourpre, je dois certainement ressembler à une terrifiante criminelle sur le point de brûler le prochain village qu’elle croisera. En dépit de l’odeur sucrée dont nos doigts sont badigeonnés, la forêt a des relents de mousse, si ce n’est de pourriture. C’en est écœurant. - Ben mazette… C’en fait des choses pour seule ‘tite nuit ! lâche Herta au bout d’une bonne demi-heure de marche. Même si son intervention tombe sans réponse, entendre autre chose que le vent dans les branches a quelque chose de rassurant. Michon ne dit plus rien depuis que nous sommes partis, lui qui n’est pourtant pas avare de paroles d’ordinaire. Personnellement, je préfère compter mes doigts de pied dans ma tête, -ils ont toujours le même nombre, ce qui est bien agréable- plutôt que de réfléchir à quoique ce soit d’autre. Une petite brume nocturne s’infiltre entre nos jambes et poursuit sa course dans tout le bois ; elle s’épaissit au fur et à mesure de notre avancée, jusqu’à engloutir totalement la faible lueur de nos gâteaux. - Ça m’dit rien qui vaille, c’te purée d’pois soudaine. - Comme dans tout conte qui se respecte, il faut un élément perturbateur qui sépare les protagonistes, répond Michon. Un grand classique ! Son éloquence soudaine me file aussitôt la migraine tandis que Herta hausse les épaules, désinvolte. Toutefois, elle avait raison : ce brouillard n’annonce rien de bon, et plus nous nous enfonçons dans la forêt, plus il nous recouvre de ses vapeurs grisâtres. S'entrevoir devient une tâche toujours plus ardue, et je constate que les deux autres sont dans le même état que moi. D’une petite voix, j’appelle mes amis, les ayant perdus de vue la minute suivante. J’obtiens pour seule réponse un écho qui se répercute sur les derniers troncs distinguables. D’instinct, je décide de m’arrêter au milieu du sentier pour porter mes mains auprès de ma bouche. - MICHON ! HERTA ! Le parfum du gâteau me fait hausser le cœur, et le silence me brise les oreilles. - HERTA ! MICHON ! A ma gauche, on me répond enfin ; ce n’est ni la voix du grand dadet, ni celle de la bourrue qui me servent de compagnons d’infortune. Il s’agit plutôt d’une étrange petite mélodie, un air connu au village, de ceux qu’on chante lors des repas de fête. La chansonnette s’approche doucement de moi, et au vu de ce qui m’arrive depuis le début de cette aventure, je reste sur mes gardes, en position de défense, bien ancrée dans le sol. Mes poings se serrent, à l’image de ma mâchoire, et ma capeline dessine dans mon dos une superbe arabesque dans le vent. La voix est maintenant à moins de trois mètres… Deux mètres… Un. Au hasard, j’envoie ma main rencontrer la fine silhouette encore cachée par la brume. L’individu, pas bien grand, pousse un cri à la fois de surprise et de douleur. - Nan mais ça va pas de péter le nez des gens comme ça ! Ce ton un peu rocailleux ne m’est pas inconnu. Je baisse ma garde, les yeux pleins de repentir : - Poucet ? C’est bien toi ? Mais… Tu es porté disparu depuis au moins trois ans ! - Eden ! Je me suis juste égaré un moment… J’avais laissé des petits cailloux sur mon passage, pour m’y retrouver, mais ça n’a pas été très efficace… - Tu m’en diras tant… Espérer retrouver son chemin dans une si dense forêt s’avère mission impossible ; même Poucet, un gamin intelligent et malin, s’est fait prendre au piège. Je l’examine d’un peu plus près et constate avec inquiétude sa maigre silhouette, la crasse sur ses joues et la boue dans ses cheveux. Trois ans, c’est long, en particulier pour un petit garçon comme lui. - J’ai perdu mes amis en chemin… Tu ne les aurais pas croisés, par hasard ? Si on les retrouve, on pourrait peut-être te ramener au village. - Un soir de lune rouge ? Rentrer au village ? Crois-moi Eden, nous sommes presque plus en sécurité dans ce bois que chez nous ! La Bête rôde sûrement déjà parmi les maisons. Sans m’en rendre compte, je hoche la tête, frappée par le souvenir de cette monstruosité qui nous avait poursuivis jusque chez les Grettels. L’air se fait un tantinet plus froid, le vent me mord les jambes et les bras ; je rajuste mon capuchon sur mes épaules. - Poucet, comment as-tu fait pour survivre ici, tout seul, pendant tant de temps ? Son sourire, troué par une incisive manquante, se ternit et quelque chose dans ses yeux malicieux semble s’éteindre. Il me répond, avec une monotonie dérangeante, qu’il s’est débrouillé comme il le pouvait et qu’il s’est dégottée une grotte un peu plus loin pour dormir. - Je peux t’y emmener si tu veux ! Tu dois avoir envie de te reposer après toutes ces péripéties ! La dernière personne m’ayant dit cela quelques heures plus tôt a par la suite tenté de me transformer en festin pour son prochain goûter. Mon hésitation se fait sentir, et le jeune garçon se renfrogne. Sa moue boudeuse me rappelle celle de mes sept petits frères et sœurs ; ils doivent avoir le même âge. Je m’accroupis devant lui, essuie mes mains peintes de sucre sur ma jupe, et lui remet une mèche blonde en place derrière l’oreille. - Excuse-moi… Je suis juste inquiète de savoir ce que sont devenus Herta et Michon. Et puis, j’en ai un peu ma claque de me retrouver toute seule pour finir dans des situations catastrophiques sans le vouloir. Le bonhomme comprend et hoche à son tour la tête. Poucet amusait tout le village, avant de se perdre en forêt ; il jouait des tours à tout le monde -rien de méchant- et était d’une politesse remarquable. Tous les villageois s’accordaient pour lui prédire un avenir radieux tant il brillait de virtuosité et d’espièglerie. Un cri dans le lointain coupe notre entretien. - C’est Herta ! Il doit lui arriver une nouvelle mésaventure ! Allons à sa rencontre ! Quand je me relève, aux aguets pour retrouver ma coéquipière, je constate que Poucet ne partage pas mon état d’alerte. Au contraire, le petit se triture les mains, les yeux baissés sur la pointe de ses chaussures, bredouillant quelques mots incompréhensibles. Je l’interroge du regard, sans savoir quoi gérer en priorité : la demoiselle en détresse ou le gamin perdu depuis trop longtemps. Je me penche de nouveau vers lui, souhaitant être la plus rassurante possible. - Ne t’en fais pas, je suis avec toi maintenant. Tu rentreras avec nous, en sécurité. Ses pupilles croisent les miennes en un éclair, et ce que j’y vois me fait froid dans le dos. Le blanc de ses globes oculaires a laissé sa place à un noire intense. - Oh je ne suis pas inquiet, en trois ans, on apprend à survivre… Comme figée sur place, je ne peux m’empêcher de scruter tous les détails qui m’avaient échappé jusqu’à maintenant. Les cernes violacés, les veines sombres sur ses temps, ce regard si vide, ces dents si aiguisées, et par-dessus tout… Le sang séché qui persiste à ses commissures. - En revanche, poursuit l’étrange petit garçon, toi, tu devrais t’inquiéter davantage pour ton amie. Je fais un bond en arrière et finis parmi les feuilles mortes, les fesses une nouvelle fois par terre et le front une nouvelle fois en sueur. Poucet ne m’abandonne pas à mon triste sort ; en une respiration, doté d’une vitesse hallucinante, il vient me surplomber. Ses yeux morts plongent dans les miens, je tressaute. - Elle a dû tomber dans un de mes pièges… Mon nez commence à me piquer alors que mes ongles s’enfoncent dans la première racine qui me tombe sous la main. - C’est dommage… Elle était jolie. D’un souffle, quand le mien est coupé, il fond sur moi et je ne peux retenir un hurlement à travers la nuit.

Chapitre 6 :
Pas d'un pouce

de l'histoire
Lune sanglante
par MadBlackHands
Fantasy Chaperon Rouge Conte

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
Découvrez les secrets dans les règles du jeu situées en bas de cette page.
Ton total de points TRB est visible sur ton profil, où tu peux également les utiliser pour débloquer des avantages exclusifs tels que des liens vers ton site web, tes livres ou tes réseaux sociaux.

Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

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